102 - Je passe pour la dernière des connes!
Lundi..... 12 avril 2010
Pascal s'est levé tôt, il devait passer chez lui se changer. A travers mes paupières à demi closes, je le regardais s'habiller, faire attention de ne pas me réveiller, l'ai écouté naviguer à travers mon appart, me faire un bisou avant de quitter la chambre tout doucement. J'ai couru à la fenêtre pour le regarder partir, après l'avoir entendu dévaler les escaliers. Et là, je m'en suis voulu...
Chiotte, dire qu'elle avait été traîner dans ses pattes et que moi non. Ça lui aurait peut-être fait plaisir de me voir? Pfff, non, j'essayais de trouver de quoi justifier... Justifier quoi en fait? De toute façon, jamais je n'aurais oser me pointer dans un bar ou une boîte non accompagné.
Elle savait d'avance que s'ils se rencontraient, ou se retrouvaient nez à nez, Pascal ne lui fera pas l'affront de faire celui qui l'ignore. Elle avait donc toutes les chances de passer la soirée dans ses pieds. Je ne voulais pas, au cas où, qu'il sache que j'étais au courant. Il pourrait se demander pourquoi je n'avais pas fait l'effort de l'avertir, ou peut-être même d'aller le rejoindre. J'avais eu le courage de demander à Caro de ne pas y aller, de laisser tomber, mais elle y a été quand même.
Caro m'a dit qu'elle ne pouvait pas, elle voulait tenter sa chance, au moins elle aura tout essayé. Elle ne veut pas le perdre pour n'avoir pas osé, ou n'avoir rien fait. L'empêche que, d'avoir su qu'elle avait été là-bas m'avait rendue hyper anxieuse.
J'aurai dû lui faire une scène... Je venais de lui donner l'impression qu'il n'avait rien fait de mal, que tout était parfait, qu'il pouvait dormir avec n'importe quelle fille, je n'ai rien à en dire, j'acceptais tout... Nul de chez nul. Je m'en voulais, j'avais été lamentable.
C'était trop tard... Je l'avais laissé venir, laissé me raconter, avaler la couleuvre... Un peu trop tard. Et pourtant, je ne devais pas laisser passé ça, je devais me ressaisir et trouver une parade pour lui faire une scène. Ou, je devais avoir le courage de lui dire clairement, que je n'avais rien dit hier soir, mais je n'en pensais pas moins, que j'étais furax. Que ma foi, il savait comment j'étais, il me fallait un peu de temps, mais à après réflexion, je ne croyais pas un mot de ce qu'il m'avait dit, et qu'il n'avait pas à dormir avec elle, à son hôtel. C'était pas ok. Que maintenant, grâce à lui, je passais pour la dernière des connes vis-à-vis de ses copains.. Non, ça marchait pas du tout.
Quelle poisse! Il fallait que je lui fasse une scène parce qu'il le fallait, pas parce que je le voulais... Pfff! Je n'avais pas vraiment envie qu'on se prenne la tête, il m'avait dit qu'il ne s'était rien passé, et je le croyais. Il n'avait pas de marques sur lui, il n'avait pas l'air de mentir? Mais, si je ne faisais pas de scène, il recommencera parce qu'il ne verrait pas où était le problème. Et je ne pouvais pas lui faire la tête après la xème fois, là, il ne comprendrait rien! Merde.
Je n'ai pas répondu à ses appels pour prendre le temps de réfléchir, je ne l'ai pas appelé pour le remercier pour les fleurs. Ca, c'était une mauvaise idée de sa part, parce que du coup, je me suis demandée si les fleurs n'étaient pas une tentative d'acheter mon inertie? Pour que je ferme les yeux, et les oreilles?
L'empêche qu'il ne devait rien comprendre... On a passé une chouette soirée, j'étais toute love, et maintenant, je fais la tête??? Bizarre tout de même!
D'habitude, je ne parle par de nos problèmes au téléphone, je préfère le face à face, mais je me suis donc résolue à lui dire ce qui n'allait pas. L'idée que ses copains aient remarqué ou sachent qu'il avait passé la nuit avec elle me rendait malade. C'était humiliant. Ça me faisait passer pour une idiote aux yeux de toutes nos connaissances et lui, pour un mec facile. Évidemment, Pascal ne comprenait pas très bien et m'a demandé s'il s'était passé quelque chose, si j'avais parlé à quelqu'un? Non, du tout. Non mais, il pensait que je ne pouvais pas me faire ma propre opinion ou quoi?
Pascal aurait voulu qu'on se voit après le boulot, mais je pouvais pas, j'avais prévu autre chose.
Il voulait qu'on règle ça toute de suite, et pas comme à mon habitude, laisser traîner les choses jusqu'à ce que ça deviennent plus gros et insoluble. Mais, Pascal m'a rappelé que je lui avais dit que ce n'était qu'un Poisson d'Avril et que je n'étais pas sérieuse quant je lui ai demandé de rompre avec Caro... C'est vrai, c'était de ma faute. Je lui avais donné une fausse impression, de faux messages... J'étais un peu verte!
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------ La dernière des connes - 12.avril.10.lun - (102) ----