105/2012 - Discussion en suspens... Je l'aime à mourir...

Publié le par JaneDo

Samedi, 14 avril 2012  -  (105/2012)  -  Discussion en suspens !

Hier soir, avant de monter en voiture, Caro a demandé si elle pouvait aller devant. J’aurai voulu lui dire qu’elle n’était pas prévu, donc elle allait derrière. Pascal nous regardait, il avait entendu, je ne voulais pas avoir l’air d’être une peste, alors je l’ai laissé aller devant. J’avais cherché son regard, j’attendais une réaction de la part de Pascal, mais il n’avait rien dit. Quoique, j’aurai très bien pu refuser et lui dire ce que je pensais, je crois que Pascal aime bien mon côté peste.

Un moment donné, Pascal a pris la main à Caro pour le poser sur sa cuisse, un geste qu’il faisait souvent avec moi. Ça m’avait désagréablement surprise et nos regards se sont croisés dans le rétro. Quelques kilomètres plus loin, il s’est brusquement arrêté sur une aire de repos; il voulait qu’on discute.

Pascal a dit que ça l’avait surpris de me voir au concert, il ne s’y attendait pas après ce que je lui avais dit au téléphone. Il ne s’attendait non plus pas à voir Caro, mais quelque part, elle, il s’y attendait. Par contre, il n’avait pas prévu qu’elle s’arrangerait pour s’incruster et qu’on serait obligé de la prendre avec nous. Après avoir sorti tout ça d’une traite, il a dit que toute la situation commençait à devenir un peu lourd pour lui, il nous a demandé ce qu’on allait faire une fois au chalet, ça ne pouvait pas continuer comme ça, c’était trop, et là il s’est adressé à Caro ;

  • Caro, on en a parlé… Tu sais bien ce que j’essaie de dire… de quoi je veux parler?

Cette fois, c’est moi qui était dans le noir, je ne savais pas du tout ce qu’il voulait dire. J’étais restée un peu en retrait, près de la voiture. Caro le regardait sans rien dire, mais je crois bien avoir noté un léger tremblement. En s'adressant à moi, Pascal s'est excusé pour son geste dans la voiture, il disant que c'était un geste automatique, il n'avait pas réfléchi.

  • Caro?
  • Ça ne change plus rien maintenant… C’est un peu glauque ici, il est tard, il fait noir… On ne pourrait pas en parler une fois au chalet ? Je ne me sens pas très bien, on est planté au milieu de nulle part en pleine nuit?
  • Ha ça, je suis d’accord avec Caro… Trop glauque!

On a rien changé, je me suis réinstallée à l’arrière. Enfoncé dans mon siège, j’ai même évité de croisé son regard ou de chercher à parler. Le trajet jusqu’au chalet a été fait dans le plus grand silence.

Au chalet, Michael est venu lui donner un coup de main pour porter nos sacs. Michael était resté au chalet avec 1 de ses potes, Jess et des nanas que je ne connaissais pas. Le reste de la bande était déjà sorti. Caro voulait partager ma chambre, Pascal n’a rien osé dire. Sa femme s’était précipité sur lui dès notre arrivée, mais au regard qu’il m’a lancé, j’ai cru comprendre que ça ne l’emballait pas. Clair que moi non plus. Je n’ai rien dit, je voulais attendre d’être à l’étage pour lui dire non, mais je n’ai pas su comment, alors je l’ai laissé s’installer en fulminant de rage à l’intérieur.

Ça fichait en l’air toute occasion que j’aurai pu avoir de voir Pascal en douce!

En descendant après m’être installée, j’ai vu que Pascal et sa femme s’apprêtait à sortir. Apparemment, ce n’était pas pour ce soir notre petite discussion. A les voir, il aurait été difficile de dire que Pascal n’était pas l’homme le plus heureux de la planète d’avoir retrouvé sa petite femme, il avait l’air tellement joyeux et elle si comblée!

Mince, je n’avais pas envie de traîner derrière eux, toute seule et de passer ma soirée à le regarder s’amuser, rire et blaguer avec toute la terre sauf moi. J’ai donc décidé de rester au chalet et de lire mes mangas. J’en avais pris toute une collection que ma nièce m’avait prêtée. Caro, elle, s’est dépêchée de courir derrière Pascal comme un petit chien.

J’ai lu pendant presque qu’1 heure, puis j’ai dû m’endormir. Je me suis réveillée sous les câlins et les caresses de mon petit homme qui était rentré avant les autres pour faire un tour dans ma chambre. On était en plein… quant Caro a eu la mauvaise idée de faire irruption dans la chambre. Pas possible, elle a fait exprès, j'en suis sûre. Pascal s’est immédiatement retirer pour se coucher sur le ventre. C’était gênant, mais ça nous a fait presque rire. C’est drôle mais aucun de nous 2 n’avons osé lui demander de quitter la chambre. Elle s’est déshabillée en nous jetant des petits regards en coin, puis elle s’est couchée. On a discuté un petit moment en chuchotant caché sous les couvertures, puis Pascal est parti. J’étais verte, elle avait tout gâché.

Je suis sûre qu’il est redescendu au salon … J’aurai peut-être dû le suivre?

Je me suis levée assez tôt le lendemain matin. J’ai été prendre mon café, Thomas était là aussi, et il avait l’air complètement crevé. Ils étaient rentrés très tard et avaient continué la soirée à la piscine. Il n’avait dormi que 3h, il était sur les rotules et ils avaient prévu d’aller faire du rallye dans l’après-midi. Je lui ai dit qu’il devrait peut-être évité vu son état, mais il ne voulait pas faire faux bond au reste de la bande.

Le temps était au gris aujourd’hui, un temps idéal pour rester au coin de la cheminée avec un bon bouquin, mais j’avais décidé de ne pas me mettre toujours à l’écart et de participer pour une fois. Surtout, j’avais envie de montrer à Pascal que je pouvais aussi le suivre dans ses activités. Et afff, il était trop mignon, trop sexy habillé en pilote. Waouh, je l’aurai croqué tout cru!

C’était génial de les regarder s’escrimer sur les pistes, les dérapages et le reste. Pascal a été adorable, il venait sans arrêt vers moi, ce qui fait que je ne me sentais pas seule. Quant il m’a demandé si je voulais monter et faire un tour de piste, j’ai accepté. J’aime conduire, j’aurai aimé tenir le volant. Je suis sortie de la voiture avec le cœur dans les chaussettes, mais je n’ai rien dit, au contraire, je faisais celle qui avait pris son pied, en disant « c’était génial, trop cool ». C’est assez flippant de rouler à une telle vitesse, jeeez, il y avait des moments où j’aurai voulu sauté de la voiture.

Pascal était assez tactile toute la journée, entre me passer ma main dans le dos, me masser les épaules, me frôler la joue de sa main ou avec un bisou. Je l’adore. Chaque fois qu’il s’approchait de moi, j’avais le cœur qui faisait ses habituelles claquettes, je l’aime juste trop fort.

Au lieu de rentrer au chalet, on a décidé d’aller manger une pizza dans un des restos le plus fréquenté de la station. On a eu de la chance de trouver une table pour 20 personnes!!! Thomas le petit futé avait eu la bonne idée de téléphoné pour réserver sans rien dire à personne. Apparemment, on ne lui refuse rien. L’ambiance était géniale.

Peut-être que j’ai trouvé que l’ambiance était super parce que Pascal m’avait installée à côté de lui. Je ne sais pas ce que Jess en pensait, elle n’a rien laissé paraître. Toute la soirée, on aurait dit qu’il n’avait d’yeux que pour moi. Ça m’a comblée d’avoir son attention, qu’il me murmure des petits mots doux à l’oreille et aussi sa main qui caressait mon genoux…

On est rentré après, une partie du groupe a voulu jouer au billard, l’autre se baigner, moi j’avais envie de faire une sieste pour pouvoir faire la fête le plus tard possible. Pascal a été se baigner avec les autres, et bien sûr Caro l’a suivi.

Ça ne lui servait pas à grand-chose, Jess aussi avait été se baigner et elle ne quittait pas son mari d’un pouce depuis la pizzeria. Accrochée à son cou, elle ne laissait pas les autres filles s’approcher de trop prêt.

J’avais vraiment envie de dormir et si Caro se pointait dans la chambre, elle se mettrait à bavarder  ou à faire du bruit et c’en serait fini de mon précieux sommeil, alors j’ai été me planquer dans l’attique, l’ancienne chambre à Pascal. Je me suis mise en haut, là où personne ne me trouverait. Au moins là-bas, j’étais sûre d’avoir la paix.

J’ai bien dormi et vers 22h, après une petite douche pour me réveiller le cerveau, je suis descendue au salon.

Iak, il y a pas à dire, quant on s’absente un moment, on se sent vraiment mal à l’aise face aux petits groupes, on ne sait pas où se mettre et on n’est pas au courant des évènements de la soirée. Bref, je me sentais hors-jeux. Je n’ai pourtant jamais de peine à aller m’installer vers Thomas même si je ne participe pas aux conversations, par contre, impossible d’en faire autant avec Pascal. Je ne pouvais que le regarder s’amuser de loin.

Thomas m’a fait la remarque; il pense que si j’ai tellement de peine à me sentir à l’aise avec Pascal après tout ce temps, c’est qu’on n’était pas fait pour être ensemble. Ça ne fait jamais plaisir d’entendre ça.

Puis je suis montée me préparer pour sortir. Pascal est venu me rejoindre pour me demander de rester au chalet. Il pensait faire semblant de sortir avec les autres, et dès qu’il pourrait, il rentre au chalet. Comme ça, on pouvait passer une soirée tranquille, rien que les 2. Oui, mais dans combien de temps? Est-ce que je ne risquais pas de passer ma soirée à attendre en vain? J’avoue que ça m’embêtait un peu, j’aurai voulu sortir, boire un verre ou deux, danser, être avec tout le monde et pas cloîtrée au chalet. M’amuser quoi! Mais j’ai accepté.

Je me suis posée en bas devant la cheminée et j’ai lu en attendant.

Pascal n’avait pas cherché à se débarrasser de moi et passer une soirée libre, 1/2h après, il était déjà de retour avec son petit sourire coquin et heureux. Il m’a embarquée par la main, on est monté chercher nos maillots de bains et on a filé à la piscine. Pascal a pris soin de fermer la porte à double tour et on s’est baigné. Arfff, trop cool. Puis quant on ne pouvait plus se retenir de s’embrasser, de se toucher, on a été s’enfermer dans la sauna. C’était hot.

La proximité de lui, de sa peau, sa bouche, de ses mains, son sourire, de son corps presque nu… Miam…

On a eu 2h d’une paix royale, avec l’impression d’être seuls au monde, puis avec l’appréhension de voir les autres se rappliquer, on s’est habillé pour s’installer au salon en tout bien, tout honneur. Quant les autres ont commencés à rentrer, j’avais d’abord pensé me retirer lire dans ma chambre, mais Pascal voulait que je reste avec lui, alors je suis restée.

Jess est venue se poser sur ses genoux et s’est mise à accaparer la conversation. Tout pour montrer qu’il lui appartenait. Ça ne m’a pas du tout dérangé, je savais qu’il viendrait dormir avec moi après. Caroline faisait une tête de 6 pieds de long.

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