110 - déstabilisée! Pas sûr de moi!
Lundi, Mardi..... 19-20 avril 2010
Lundi matin, J'étais crevée en rentrant de chez Pascal. Je me souviens de m'être dit que je ne devrais plus rester dormir parce que ça me fait me lever trop tôt pour moi le lundi. Mais aussitôt, NON, sinon quelqu'un d'autre risque de dormir dans ses bras à ma place. L'image d'une petite blondinette en string avec un soutien gorge à fleurs et d'un déshabillé pêche, qui ne cachait rien de ses formes généreuses, m'ont fait grimper les cheveux en brosse. Non, je dormirais là-bas le dimanche soir. Grrrr.
Alors, j'ai rien foutu de concret de la journée. Je n'avais pas bien dormi.
J'avais tourné comme une crêpe toute la nuit, ce qui avait fini par réveiller Pascal. Il a essayé de savoir ce qui n'allait pas, ça ne me ressemblait pas de bouger autant. Je l'avais laissé me bercer de paroles rassurantes et de mots doux, mais en rentrant, je me suis écroulée... raide. J'ai pas pour autant réussi à dormir. C'était l'ébullition dans ma tête! Ça me flinguait vraiment le moral de savoir Caro à 2 pas de chez Pascal. J'étais déstabilisée et je n'aimais pas ça.
Ce soir, j'avais le souper de famille, je n'avais pas prévu d'y aller, mais mes neveux m'ont appelés tour à tour pour me forcer la main, alors je ne pouvais pas y couper. Je n'avais pas eu la petite chienne, Channa, et mon neveu ne rentrait pas dormir à la maison. J'étais libre.
Je voulais faire un saut chez Pascal. Il faudrait aussi que je découvre l'adresse de Caro... C'était primordial. Je pouvais demander à Layne, mais je ne pouvais pas lui faire confiance pour garder sa langue. Non, j'allais devoir me débrouiller toute seule.
Je ne savais pas très bien ce que j'allais faire si... Je ne savais pas ce que j'allais faire tout court!
J'avais vraiment les boules, l'anxiété me bouffait de l'intérieur, j'avais les nerfs à fleur de peau. Quelle poisse, ça perturbait tout mon planning, mon début de semaine de travail, et ça m'emmerdait carrément d'avoir si peur, ce qui m'obligeait à rester sur mes gardes, à surveiller tout le temps.
Je n'arrivais même pas à conduire sans trembler. Je me suis arrêtée sur le bord de la route pour réfléchir un peu. Je pouvais rentrer et ne pas aller voir? Au moins, je ne verrais rien qui puisse me faire du mal? Mais, rhhhh, je serais bouffée par l'angoisse et mon imagination me fera mourir à petit feu. Et si je me persuadais de faire confiance à Pascal et qu'il ne se passera rien? Hum...
Heureusement, j'étais à l'arrêt quant Pascal m'a appelée, il me proposait de passer dormir chez lui.
Huh, horrible, je trouvais des doubles sens à tout. Pendant qu'on discutait, je me spéculais sur les raisons de son appel; il voulait savoir où j'étais pour avoir les coudées franches? Ou, c'était une proposition sincère? Ou, il n'avait rien à se reprocher, Caro n'était pas chez lui, c'est pour ça qu'il me proposait de passer? Si c'était le cas, alors je pouvais rentrer tranquillement? Il n'y avait aucune risque? Oh, c'était lamentable! Désolation Jane faisait son retour à petits pas!!!
Pascal a voulu savoir si je pensais encore en avoir pour longtemps chez ma sœur ou pas. J'ai fait mine de ne pas savoir si je pourrais ou non passer chez lui, que je risquais de finir tard chez ma sœur, alors c'était mieux si je rentrais chez moi, etc. Je ne voulais pas qu'il puisse savoir si oui ou non, je passais. Parquée au bord de la route, ça me laissait un peu de temps pour me calmer. Puisqu'il me le proposait, autant accepté? Ça m'éviterait de poireauter, cachée devant chez lui pendant des heures!!! En tous cas, ma semaine commençait mal...
Encore une fois, j'ai bataillé une partie de la nuit, j'avais chaud et dès que je m'éloignais de ses bras, froid. L'enfer nocturne. Peut-être parce que je ne m'y attendais pas, ou peut-être parce que j'étais encore à moitié endormie, je lui ai dit que le fait que Caro vienne habiter près de chez lui me perturbait.
- Elle est partout... Chaque fois que je me retourne, y a Caro... C'est pire qu'un cauchemar!
- On va essayé de ne pas la laisser nous envahir okay?! Maintenant, essaie de dormir un peu... Je ne veux pas que tu aies l'impression de mal dormir chaque fois que tu viens chez moi...!!!
Bah... Quant il m'embrasse, j'ai la fâcheuse tendance à tout oublier. Parcourue de frissons, je l'ai laissé prendre mon visage entre ses mains chaudes, ses lèvres gourmandes taquiner les miennes et je n'ai opposé aucune résistance quant ses doigts se sont glissés sous mon t-shirt. Mince, rien à faire, je suis accroc, impossible de me défaire de son emprise. Une fois de plus, il avait réussi à faire taire mes angoisses...
Mardi; Pas d'énergie, j'étais ra-pla-pla. J'ai traîné ma carcasse d'une pièce à l'autre tourmentée, la tête remplie de questions, de doutes, essayant de trouver une solution à mon mal-être. Apparemment, c'est la thyroïde qui me met dans cet état. Le soir, j'avais rendez-vous pour jouer au badmington, Pascal avait l'entraînement. Après mon badmington, j'irai faire un saut chez Pascal, enfin, dans son jardin!
Après la partie, j'ai filé tout de suite. J'avais l'idée de me mettre un peu plus loin que chez Pascal, mais sur son trajet; je voulais le suivre quant il dépose Caro, comme ça je saurais où elle habite. Mais, Pascal n'était pas avec Caro, mais avec Thomas. Ils sont rentrés directement, et Pascal est monté chez Thomas. Tout paraissait tranquille, alors je suis rentrée rassurée. Pfff, c'était pénible, je n'arrive plus à faire quoi que ce soit à part penser à Pascal non-stop!
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------ Déstabilisée! - 20.avril.10.mar - (110) -----