112/11 - Invisible... je m'ennuie
Invisible... je m'ennuie
Vendredi.22.avril.2011 (112/11)
Après minuit, Varios a proposé aux musiciens dans la salle qui le voulait de se joindre au groupe pour jouer des morceaux choisis par les invités. Thomas a donc remplacé Pascal à la guitare et on a pu discuter un peu, mais entre les dents, et seulement quant Jess s’éloignait.
On voulait disparaître tous les 2, s’éclipser pour passer ces 4 jours ensemble, et tant pis pour les conséquences.
Vendredi soir, Pascal devait aussi jouer avec le groupe, il a essayé d’annuler, mais il n’avait pas réussi. On a donc décidé qu’il irait jouer, de mon côté, je resterais invisible. Je suis presque sûre que Thomas le fera suivre, il faudrait trouver un truc pour rester hors d’atteinte. Je savais aussi que Thomas allait m’en vouloir, mais d’un autre côté, ça l’enverra droit dans les bras de Maeva.
Pascal a deviné que j’allais me ronger les sangs et que j’allais encore une fois m’inquiéter et me faire des films à cause de la chanteuse, alors il m’a demandé de lui faire confiance et de ne pas m’inquiéter. Je voulais aussi lui prouver que je pouvais jouer le jeu, qu’il n’y avait pas que Caro qui en était capable.
Mais, je me faisais des illusions, on ne pouvait pas s’éclipser comme ça, ce n’était qu’un rêve éveillé!
Difficile de pouvoir vraiment se parler avec tout le monde autour, et Thomas ne me laissait jamais seule. Ça m’énervait un peu de ne pas pouvoir bouger sans le traîner avec moi, ou sans qu’il me traîne avec lui. Pascal restait vers le groupe, ils avaient une table ensemble et sa femme était, bien évidemment, avec lui. Pourtant, dès qu’elle s’éloignait un peu, Caro s’abattait aussitôt sur le siège à côté de Pascal. Dès que Jess se pointait, hop, Caro s’éclipsait aussi sec. Les 2 filles se lançaient des regards pleins d’animosités. Il y avait un tas de filles autour de Pascal tout le temps; s’il allait vers un des bars pour se prendre un verre, immédiatement des nanas essayaient d’engager la conversation.
Je crois que Pascal n’avait pas conscience à quel point il était beau, parce qu’autant d’attention de la part de la gente féminine le faisait toujours rougir, ça l’intimidait. Ça le mettait mal à l’aise et on voyait qu’il cherchait à fuir.
Rhhh, j’aurai dû avoir une idée quant et comment pourrait-on se voir avant d’envoyer le message à Pascal. Malheureusement, je l’avais fait à chaud, impulsivement sans penser au reste, et hélas, on n’arrivait pas à trouver un moment pour se parler.
Ras le bol de rester en retrait. J’ai pris mon courage à 2 mains et les jambes en coton, j’ai été vers Pascal. Caro était déjà dans la place, mais tant pis. Pascal ne m’avait pas vu venir, alors j’ai simplement posé une main sur son épaule. Surpris d’abord, il a ensuite fait une place à côté de lui, mais je n’avais pas vraiment envie de m’asseoir entre lui et Caro, d’autant plus que je sentais le regard de la pouffe de chanteuse rivé sur moi. J’avais les oreilles en feu, dû à une attaque de timidité.
Pascal a alors pris son verre, et il m’a attrapé par la main et on s’est éloigné. On a même pas pu parler 5mn, que déjà Pascal m’a averti que Thomas venait sur droit nous tel un missile, alors il a été droit au but en me demandant où je voulais qu’on se voit, comme je n’y avais même pas réfléchi, je ne savais pas. Presque aussitôt, sa femme est venue s’accrocher à son bras et elle voulait rentrer. Alors, ils sont partis.
J’étais triste, je n’avais pas réussi à le voir, à le voir seul à seul... Pffff!
Thomas a encore insisté pour qu’on passe ces 4 jours de congé ensemble. Ça devenait lourd. Je l’imaginais mal sans sa cour habituelle, et j’avoue que j’avais la trouille de me retrouver toute seule avec lui. C’est idiot à dire, c’est mon petit ami et j’avais peur d’être seule avec????? Arhhh, il allait s’ennuyer comme un rat mort, parce que je suis un vrai légume en vacances!
Je savais que malgré mon envie, ce n’était pas possible de prendre la fuite avec Pascal; il y avait sa femme, il devait encore remplacer le guitariste du groupe et ils avaient des concerts presque tout le week-end, il n’y avait pas moyen de partir sans que Thomas se doute qu’on était ensemble, et je ne pouvais franchement pas faire ça à Thomas.
Comme Thomas insistait, je lui ai dit que je ne pouvais pas, parce que j’avais des trucs avec ma famille, ce qui lui a rappelé que lui aussi. Dimanche, ils étaient conviés à dîner chez les parents, j’ai prétendu que c’était pareil pour moi, donc je ne pouvais pas l’accompagner! Ce n’était pas vrai, mais je ne voulais pas y aller. Thomas a décrété que si je ne pouvais pas, il viendrait manger avec moi et ma famille. Hééééé? NON! Gros coup de fard, non non non, il ne pouvait pas. Puis, je n’aimais pas qu’on me fasse du chantage!
Depuis que Pascal était parti, la soirée avait perdu tout son piquant, je voulais rentrer. Je me suis donnée beaucoup de mal pour convaincre Thomas de me laisser rentrer dormir chez moi, sans succès, alors j’ai accepté d’aller dormir chez lui.
Le lendemain matin, Thomas s’est levé tôt, vers 9h30, pour se préparer à aller dîner chez les parents. Hors de question que j’y aille. Il devait déjà être content que je sois restée dormir. J’avais entendu des bruits de voix, mais je suis restée cachée dans la chambre, je ne voulais pas que Pascal me voit ici. A 11h, ils sont partis les 3 ensembles, et j’ai filé chez moi.
J’étais naze, alors j’ai passé le plus clair de mon temps à roupiller.
Le soir, Pascal avait un truc avec le group, et nous on était invité à une fête chez un des potes à Thomas. Ca se passait dans sa villa, et presque tous ceux qui n’étaient pas parti pendant les fêtes seraient là. Jess était là. Donc, Jess n’avait même pas accompagné son mari, par contre, pas de Caro, donc elle, elle avait suivi Pascal. Je l’enviais! God, j’avais envie voir Pascal au point d’en avoir mal à la tête.
Vers minuit, Jess est partie... Mais où? Peut-être pour aller rejoindre Pascal? J’aurai voulu en faire autant, j’essayais de trouver une excuse pour m’en aller, une idée pour pouvoir le rejoindre quelque part. Je me sentais lamentable et triste aussi, je n’arrivais même pas à m’amuser. Je m’ennuyais. Je n’arrêtais pas de me demander ce que Pascal était en train de faire, s’il s’amusait, s’il pensait un petit peu à moi???
Minuit, gros coup de pompe, j’avais envie de rentrer... ou d’aller courir après Pascal.! Je n’étais pas très agréable, mais Thomas ne semblait pas s’en offusquer. Tout le monde avait l’air en forme et de s’amuser, sauf moi. Par intermittence régulière, je poussais de gros soupirs, je m’ennuyais-yèèèèèèèè! Pourtant, Thomas était adorable, m’entourait de tendresses, essayait de me faire participer, mais c’était peine perdue. Je ne voulais pas danser, je n’avais rien à dire, rien ne m’intéressait, je ne me forçais même pas à sourire.
Vers les 2h du matin, Pascal est arrivé enfin... mais c’était quoi cette nana avec lui?