116/2013 - Bon comédien ou encore amoureux?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 avril 2013  - 116/2013 -  Bon comédien ou encore amoureux???

Grrrh, j’ai passé presque toute la journée à aider Marie avec ses photos. Je ne crois pas qu’elle cherche vraiment à apprendre! Elle attend que je le fasse pour elle. Avant midi, j’ai envoyé un message à Pascal pour lui dire que je l’attendrais chez lui vers 17h. Ensuite, j’ai évité tous ses appels. Je ne voulais pas lui donner l’occasion d’annuler.

Il m’a rappelé pour me dire qu’il ne rentrerait pas tout de suite, il avait un truc. J’ai osé pour une fois lui demander quoi. Il a évité la question en me proposant d’aller manger dehors. Ça m’a inquiétée. Ça voulait dire qu’il voulait me parler et qu’il préférait être en terrain neutre. Pascal a voulu me donner rendez-vous en ville, directement au restaurant, ce qui m’a encore plus mise sur mes gardes. En fait, ça m’a carrément effrayée.

Pour me rassurer, j’ai appelé Caro pour discuter, et j’ai été encore plus perturbée et terrorisée…

Hier soir, dès que j’ai quitté Pascal, Caroline a été passer la soirée chez lui. Caro n’est pas du genre à garder pour elle les choses qui la tracassent. Elle a donc demandé à Pascal qui était cette Elodie, ce qu’il pensait d’elle, et ce qui se passait. Sa réponse n’a pas laissé beaucoup de place à la déduction. Cette fille lui plaisait, et il ne le lui a pas caché. Caro a alors voulu savoir quant et comment. Etant donné qu’on le suit de près, elle ne voyait pas quant il avait pu passer du temps avec elle.

Caroline ne s’attendait pas à ce que Pascal lui dise qu’ils avaient fini la soirée ensemble un soir après un des concerts du groupe. Il l’avait raccompagnée, et ils avaient un peu fricoté. Aaaah! Trop mal.

Caroline avait fondu en larmes. Elle a voulu tout savoir; s’ils s’étaient embrassés, couchés ensemble, etc. C’était évident que, s’ils avaient fricotés, c’est qu’ils s’étaient embrassés. J’avais le souffle coupé en attendant la suite. Et ouf, ils n’avaient pas encore couchés ensemble. Enfin, c’est ce que Pascal lui a dit. Peut-être qu’il n’avait dit ça que parce qu’elle pleurait et n’avait pas osé lui avoué la vérité?

Je n’en savais rien, mais je ne voulais pas vraiment le savoir. Caroline, elle, semblait le croire. C’est clair que, c’était difficile de croire qu’il lui aurait menti après tout ce qu’il avait déjà dit. Mais bon. L’empêche, ça me faisait drôlement mal de savoir ce que je soupçonnais déjà… Comment faire maintenant? Caroline n’en avait aucune idée. Pascal avait bien entendu remarqué qu’on avait l’air de se relayer. Glups. Pourtant Caro lui a assuré que ce n’était pas le cas. Hum!

Waouh, j’étais contente que Pascal n’ait pas eu le culot de me dire un truc pareil dans la face. Je l’aurai mal pris.

Caroline a demandé à Pascal ce qu’il avait prévu samedi pour mon anniversaire.. Ça lui était sorti de la tête. Caroline est un amour de le lui l’avoir rappelé. Ça m’aurait crucifié qu’il m’oublie.

Vers 17h, j’étais chez lui. Mon petit sac déjà posé dans sa chambre. Je l’attendais moite, le coeur faisant des claquettes. J’avais la trouille. Trouille qu’il me fasse comprendre qu’il fallait que je rentre dormir chez moi. Trouille qu’il ne rentre pas de la nuit. Je n’arrivais même pas à regarder la télé. J’étais trop tendue. J’ai surveillé mon natel. Rassurée tout de même de voir qu’il n’essayait pas de m’appeler. C’est qu’il rentrerait. J’écoutais tous les bruits extérieurs. J’étais à cran. Il fallait que je me détende avant qu’il ne passe la porte.

Thomas a vu ma voiture et il est venu me faire un coucou. Il a tout de suite remarqué que j’avais les nerfs à fleurs de peau. Je suis sûre qu’il est au courant pour Elodie, mais il ne me disait rien. Il a même paru surpris de me voir chez Pascal. Il est monté ensuite chez lui se préparer à partir au chalet. Il a essayé de me convaincre d’y aller avec lui. Ça aussi ça m’a convaincue qu’il savait, et qu’il voulait laisser le champ libre pour Pascal en me tirant de là. Pas question, j’y suis, j’y reste.

Vers 19h30, Pascal est enfin rentré. Je n’avais toujours pas retrouvé mon calme. Il avait vu mon message disant que je n’avais pas tellement envie de sortir, que je préférais l’attendre à la maison. Il m’a demandé pourquoi, et j’ai dit que je n’avais pas trop le moral. S’il avait eu envi de me parler de quelque chose, ça l’a coupé. Il a essayé de me tirer les vers du nez.

Mais, je n’allais certainement pas lui dire que j’avais peur qu’il soit amoureux d’une autre fille.

Ma tête me faisait souffrir. Quant j’avais les nerfs en pelote, j’avais toujours des maux de tête atroce. Tout de même, on avait fait l’amour hier soir, alors il devait quand même avoir un restant de sentiment, non? En me voyant si tendue, Pascal s’est radouci. Il est redevenu le Pascal que j’aimais, tendre et tout gentil.

J’avais la folle envie de lui demander s’il m’aimait toujours… Mais, j’avais trop peur de la réponse.

Pascal jouait demain près de Berne et il m’a demandé si j’avais envie de l’accompagner. Il avait déjà fait les réservations et proposait qu’on aille déjà sur place. Demain, le groupe le rejoindrait, dans le même hôtel. J’étais contente. Je crois qu’il faisait ça à cause de mon anniversaire. J’étais contente de mettre de la distance entre Elodie et nous.

Le voyage en voiture, tous les deux, était merveilleux. On retrouvait notre complicité d’avant. Pascal me racontait les anecdotes concernant son boulot. Ce week-end, il n’aurait pas dû être là, mais en Scandinavie. Il devait aller regarder le boulot. J’ai compris qu’il cherchait toujours à quitter la Suisse, mais j’ai préféré ne pas le relever. Il s’est aussi aperçu de sa méprise, et a très vite changé de sujet.

Pascal avait réservé une des suites pour nous. C’était chou. Je me serais tout aussi bien contentée d’une chambre comme les autres membres du groupe.

On est sorti mangé. Hum, quant je pense que je lui avais dit que je n’avais pas envie de sortir, et qu’ici, j’ai dit oui tout de suite!!! Il pleuvait, mais ça ne m’a pas gêné de courir sous la pluie. De marcher main dans la main en se réfugiant sous les devantures des magasins. Je crois qu’il s’amusait aussi, parce qu’il riait beaucoup. Il m’avait quand même passé sa veste à capuchon et se faisait tremper. Il m’a même embrassée à un de nos arrêts alors que la pluie avait redoublé. C'était spontané, et je n'avais rien fait pour le provoquer. Alors, ça m'a fait chaud au coeur, persuadée qu'il m'aimait encore.

Pendant le repas, il a joué avec mes doigts, m’embrassant dans la paume. Puis, de retour à l’hôtel, tous les 2 à moitié trempés, on a vite viré nos vêtements pour se réfugier sous la couette après une petite douche à deux. Je me suis dit à ce moment là que je l’adorais avant de me rappeler de l’autre.

Après avoir fait l’amour comme des maniaques, on s’est larvé sur le lit à regardé la télé en s’empiffrant de glace. Iark, je n’avais plus faim, pourtant je les mangeais! Collé l’un contre l’autre, on se parlait et se faisait tous pleins de câlins, comme si on était seul au monde, comme si rien d’autre ne comptait à part l’amour qu’on ressentait l’un pour l’autre.

Ciel, si je n’avais rien su, j’y aurais cru… C’est effrayant... S'il faisait semblant, alors, il était doué!


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article