122/14 - Big baffe aller-retour! (1)
Vendredi 2, mai 2014 - 122/14 - Big baffe aller-retour! (1)
En rentrant de l’aéroport, vers midi, Pascal a appelé pour proposer qu’on passe l’après-midi ensemble. Quant j’ai dit oui, il m’a dit qu’il avait aussi proposé à Caro, mais elle travaille. Cool, alors on était que les deux. Un peu froissée quand même qu’il ait proposé à Caro en premier.
Pascal m’a expliqué pourquoi; il n’avait jamais besoin d’insister avec Caroline, et aussi, il savait qu’elle travaillait, donc qu’elle ne pourrait pas. Cela lui faisait plaisir de ne pas se sentir mise de côté ou tout simplement oublié. Avec moi, il se préparait toujours à de longues heures à essayer de me convaincre et décrocher un oui.
Alors, il commençait par le plus facile, pour terminer par la plus compliquée. J’ai protesté, mais je savais qu’il avait raison. Pour une fois, j’ai accepté tout de suite. Dans mon emballement, j’ai même pris des affaires pour dormir chez lui. Ça me semblait couler de source. Et je me réjouissais carrément. Une journée à se la couler douce, avec lui. L’élu de mon coeur.
Steven m’avait proposé d’aller manger avec lui et ses potes, j’avais déjà refusé parce que j’allais chez Thomas ce soir. Steven m’a dit qu’il y serait aussi, mais plus tard. Maintenant, je regrettais de lui avoir rappelé la soirée chez Thomas, parce que je serais avec Pascal.
Pascal a préparé à manger, simple, mais délicieux. Thomas est descendu dîner avec nous. L’estomac plein, Thomas est remonté pour digérer et se reposer un peu avant sa petite sauterie de ce soir. On a traîné sur le canapé, et juste quant les choses commençaient à être un peu plus intéressantes, Caroline s’est pointée. Elle s’était arrangée pour partir plus tôt du boulot. Poisse.
Vers 19h, après avoir échangé mon training contre une jupe longue et un chemisier, je suis montée pour donner un coup de main à Thomas, pendant que Pascal prenait une douche et se changeait. Caroline est aussi rentrée se changer. Thomas était bien organisé et bien rôdé pour se genre de petite soirée.
Je n’avais pratiquement rien à faire. Alors on a bavardé autour d’un verre en attendant les premiers arrivés. J’aurai aimé rester collée à Pascal, mais dans ce genre de soirée, ce n’était juste pas possible. Et m’a timidité m’en empêchait hélas. Mais, j’aimais le savoir tout près, regarder Pascal rigoler avec ses copains, faire le zouave.
Pascal n’aimait pas beaucoup Maud comme personne, mais, il existait une certaine tension sexuelle qu’il était difficile de ne pas remarquer.
Ce genre de choses n’échappe pas à une autre femme. Cela se voyait à la manière dont Pascal avait de l’observer bouger, les parties de son corps où ses yeux s’attardaient. Oui, j’étais jalouse. Ciel, je n’arrivais pas à calmer les frissons qui descendaient le long de ma colonne vertébrale. Et je la détestais de toute les fibres de mon corps.
Maud le savait, le sentait, et elle en jouait. Ce qui avait le don de me taper sur le système. Pascal semblait ne pas l’apprécier, mais, peut-être faisait-il seulement semblant? Pour cacher son attirance pour elle? Pour camoufler ce qu’il ressentait vraiment? Mon ventre n’était plus qu’une essoreuse lancée à pleine vitesse.
J’ai remarqué un petit coup d’oeil entre Pascal et Maud. Puis Maud est sortie, suivie peu après par Pascal. Mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis aussitôt éclipsée pour descendre chez Pascal par les escaliers qui reliaient les 2 appartements. Je voulais savoir ce qui se passait. Pourquoi ce petit signe? Pourquoi la suivait-il?
Déjà que je n’avais pas été ravie de la voir se pointer chez Thomas, comme si elle faisait partie de notre cercle, je l’étais encore moins de voir la manière que Pascal la regardait. Ça m’a fait comme un souffle au coeur, par dessus l’essoreuse. J’avais les vapeurs!
Devant les fenêtres de la cuisine, heureusement entrebâillées, j’ai pu les voir et suivre sans peine leur conversation;
Apparemment, Pascal devait passer chez Maud, après la soirée chez Thomas. Première nouvelle! Et moi qui avait prévu de dormir chez lui!!! A l’abri des regards, elle s’appuyait contre lui, lui passant la main dans la nuque, dans les cheveux. Pascal avait une main posée sur sa taille, mais était loin de rester inerte.
Je n’aurai jamais pensé qu’ils étaient aussi proches! J’étais un peu choquée d’avoir été aussi… naïve. C’était clair qu’ils couchaient ensemble… et ça n’avait pas l’air de dater d’hier! Ils avaient été rudement discret. Estomaquée, je n’arrive pas à comprendre comment j’avais pu être aussi aveuglée!!
Pascal a semblé chercher à annuler. Il lui avait pourtant dit avoir déjà un autre rendez-vous. Elle voulait savoir avec qui. Non mais, pour qui elle se prend elle? Maud voulait qu’il lui dise si oui ou non, il passerait chez elle après. Pascal a encore dit qu’il devait voir, qu’il lui redirait.
Sans se démonter, sûre d’elle, Maud a dit que si c’était pour lui faire faux bond comme d’habitude, ils n’avaient plus besoin de se voir. C’était terminé. Alors il a promis qu’il passerait. Donc, il ne lui restait plus qu’à inventer un mensonge pour moi!!!
Maud a voulu savoir si elle allait encore passer toute la soirée à l’attendre. S’il ne pouvait pas, elle voulait qu’il le lui dise tout de suite, comme ça elle pouvait organiser sa soirée. Mais, elle lui a fait comprendre que s’il ne venait pas, alors ce n’était pas la peine de chercher des excuses bidons après.
Maud savait que sa femme n’était pas là, et Elo ne l’attendait pas, donc elle ne voyait pas ce qu’il pouvait avoir comme empêchement.
Mon coeur a été écrabouillé quant Pascal lui a parlé de moi. L’entendre mentionné mon nom à cette garce a été comme un coup de poing à l’estomac. Ils complotaient tous les deux, lui avec elle, contre moi? Ils organisaient leurs petites retrouvailles en douce sur mon dos! J’étais dégoûtée, écoeurée.
- Je crois que Jane a prévu de dormir ici ce soir, alors je vois pas comment… et je ne peux pas vraiment quitter la soirée, étant donné que j'habite en bas. Ce serait trop évident...
- Je m'en fou! T’as qu’à la renvoyer chez elle. Débrouille toi. T’as qu’à lui dire que c’est pas possible… un copain à voir ou un truc du genre. C’est pas compliqué!
Elle a tourné les talons pour remonter chez Thomas. J’étais sonnée!
Je me suis dépêchée de prendre quelques trucs au hasard; bouteilles, verres, café, au cas où l’on me voyait arriver d’en bas, et de remonter avant Pascal, qui était toujours en bas des escaliers extérieurs. Waouh, faire semblant de sourire comme une idiote, au courant de rien, était très dur. J’avais envie d’aller le frapper.
Après avoir donné le change un petit moment, je suis redescendue chez Pascal pour calmer mes nerfs, et reprendre mon souffle. Me cacher pour que personne ne remarque mon sourire jaune, mon regard éteint et mes nerfs à fleur de peau. Je me sentais trahie de la pire des manières. Moi qui le laisse aussi libre que l’air, et il trouve encore le moyen de me mentir?
J’avais fermé la porte entre les deux appartement pour ne pas être surprise en pleine crise de nerf. Je me sentais tellement mal, tellement trahie, impossible de calmer le tremblement qui me secouait de l’intérieur. Hélas je n’ai pas pu profiter longtemps de ce petit moment de calme.
Et ses copains étaient pratiquement tous au courant de ce qui se passait? Encore pire que tout. Grosse trahison!
Pascal, Michael, Paul et un autre que je connais mal, sont descendu s’installer dans les canapés chez Pascal. Je les avais entendu descendre, et quant j’ai compris qu’il venait chez Pascal, j’ai juste eu le temps de faire une retraite exprès dans la chambre à Jess. Pièce où personne ne va jamais. Pas eu le temps d’admirer la déco. J’ai plutôt cherché un endroit où me cacher, au cas où. Je me suis installée d’office sous le lit. Bravo à la femme de ménage, c’était nickel.
Pascal avait l’air perturbé. Ses copains semblaient être au courant qu’il devait aller chez Maud ce soir. Il leur a parlé de l’ultimatum de la belle. S’il ne venait pas, c’était terminé. Ses copains ne comprenait pas son hésitation, elle était “bonne”, et qu’il était bien con de ne pas y aller.
Tous sans exception la trouvait sexy et chaude comme la braise, même Michael, que je croyais être plutôt de mon côté!!!
Ils ont voulu savoir comment elle était au lit, et Pascal a dit; “aussi bonne qu’elle en a l’air”! Encore une fois, Pascal a dit qu’il pensait que j’avais l’air d’avoir prévu de dormir chez lui, alors il ne voyait pas comment il pourrait se rendre chez Maud. De plus, je risquais de le prendre mal, si jamais j’apprenais qu’il avait annulé avec moi pour Maud, que je déteste!
Et comment! Pour ça, il avait totalement raison. J’en étais déjà malade! Encore plus de l’entendre en parler avec ses potes!