122/15 - Tout peut s arranger?

Publié le par JaneDo


Samedi 2 mai 2015 - 122/15 - Tout peut s’arranger?

Caroline n’avait pas réussi à lui soutirer l’endroit où se déroulait la réunion, donc n’avait pas pu se mettre aux aguets pour le pister. Elle a donc été rejoindre les copains au Baroque, quant elle a vu Thomas, elle a su que Pascal aurait dû être ou avec Thomas ou chez lui. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a attendu une petite heure avant de foncer voir chez lui.

De la lumière. Elle a sonné. Et je lui ai ouvert... C’est comme ça que j’ai su que Pascal aurait dû être rentré depuis plus d’une heure. J’avais l’estomac en compote; où était-il?

Ça me brouillait la tête de penser que Pascal était peut-être avec Nina. Pour Caroline, il avait été rejoindre cette nana qu’on ne connaît pas. Folle d’angoisse, tant pis pour ma fierté, j’ai appelé Thomas pour savoir à quel Hôtel était Nina. Il ne le savait pas. Après quelques coups de fils, il nous a donné un nom.

On était prête à commencer des recherches, même à aller fouiller les alentours pour voir s on trouvait la voiture à Pascal, quitte à se faufiler dans le garage souterrain de l’Hôtel. Rien n’aurait pu nous arrêter au point où on en était. J’étais contente de ne pas être seule et d’avoir une complice. Je n'étais pas seule dans ma galère.

Mais Thomas a rappelé pour dire que Nina était avec quelques collègues dans un bar près de son Hôtel. Le copain a qui il avait eu recours pour la trouver a pensé qu’il voulait lui parler, et elle l’a appelé. Pour moi, il a prétendu que oui, et leur a proposé de les rejoindre; «Tu as de la chance que je t’adore Jane! Je vais devoir faire bonne figure pour le reste de la soirée, moi qui ne l’apprécie pas!!! Et tout ça pour toi!».

Mon anniversaire était over, Pascal n’avait plus à faire d’efforts. Je pense qu’il a été patient, discret, en attendant mon anniversaire, parce qu’il ne voulait pas me faire de la peine. Mais maintenant, c’est passé, alors je pense que les choses vont rapidement sérieusement se compliquer pour moi. J’ai peur qu’il... me laisse choir!

Samedi, 2h du matin, toujours pas de Pascal en vue. Je commençais à me sentir un peu idiote d’être là toute seule à attendre comme une cruche. Pascal se doutait certainement que j’étais là. Caroline l’avait bombardé d’appels, il ne répondait pas. Alors, je n’ai pas voulu en faire autant.

Si j’appelle et qu’il ne répond pas, alors les vannes vont sauter et je vais fondre en larmes et mon imagination va me planter le moral. Tandis que là, j’avais toujours me dire que si je l’avais appelé, il aurait peut-être répondu. L’espoir fait vivre. Je n’avais pas envie de me décevoir.

Ridicule de rester ici plus longtemps... Je crois que je suis rentrée parce que je ne voulais pas savoir quant il rentrerait. Le pire c’est que, je le saurais quand même, que je le veuille ou non.

Pascal a essayé de m’appeler vers midi, mais je dormais. J’étais partagée entre l’idée de l’ignorer pour le reste du week-end, ou de faire comme si de rien, et profiter du samedi soir, et dimanche avec lui. Quoique, d’après son message, on aurait pu passer l’après-midi ensemble. Aucune envie de bouger, il pleuvait ou faisait moche et gris.

Le souvenir d’hier soir était encore trop frais, je ne cessais d’y penser. J’ai décidé de me donner du temps, et de rester bien au chaud dans mon lit avec le bouquin que j’avais commencé hier. Le soir venu, son escapade d’hier soir me torturait encore. J’ai ignoré tous ses appels. Pascal insistait, m’implorait de lui répondre.

Hum... pas envie... Après tout, à chacun sa croix. Il n’avait qu’à retourner où il était hier soir! Moi ,j’étais bien à la maison. Aucune envie de traîner dehors. Le voir n’allait que raviver ce que je ressentais hier soir à l’attendre comme une idiote finie, alors qu’il s’amusait... avec l’autre pétasse. Et il ne pensait pas à moi.

J’ai donc passé un samedi soir formidable, larvée sur le canapé, je n’arrivais pas à poser mon livre. Je crois que Pascal est venu sonner vers 23h, mais je n’ai pas répondu à la porte. Pour réussir ce tour de passe-passe, pour ne pas craquer, j’avais mis mon training le plus flou, un vieux t-shirt horrible qui n’allait pas avec le bas.


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