129..1 - Mimpliquer... Tirer un trait!
Pascal discutait sur la terrasse, seul à seul avec Caroline à mon arrivée. Une autre partie de l’équipe était à la piscine, Layne, Thomas et quelques autres, dont Alexia (collée aux basques de Layne) bavardaient gaiement en faisant les pitres. Ils étaient tous de joyeuses humeurs. Petits pincements dans la poitrine de voir Pascal avec la Caroline.
Après avoir salué tout le monde, Thomas m’a accompagnée à ma chambre pour que je puisse poser mes affaires.
On est resté plus d’une heure couché sur le lit à bavarder. Pourtant, c’est une grande chambre avec canapé et tout. C’était agréable et ça m’a beaucoup détendue. Thomas est vraiment chou d’être aussi gentil avec moi, après tout ce temps, il reste égal à lui même et un ami que j’apprécie de plus en plus. Avec une certaine réserve, petit à petit, je commence à me confier à lui et j’apprécie sa patience. C’est une bonne oreille et il est aussi de bons conseils. Ouais, j’aime beaucoup Thomas.
Pascal n’était jamais seul et c’était difficile de l’approcher. Ciel, comment est-ce possible que cela semble si difficile de l’approcher et de lui parler? Faut dire que ce n’était pas facile non plus pour moi, Layne était toujours tout prêt. Le petit moment où Pascal m’a rejoint à la cuisine où je me préparais un café, Layne est arrivé presqu’aussitôt pour me lécher la figure (ouais, façon de parler, c’était un de ses baisers qu’on évite quant quelqu’un est occupé à parler avec quelqu’un d’autre, c’est embarrassant). Pascal nous a laissé.
Layne le faisait exprès pour marquer son territoire ou pour énerver Pascal...
Même quant on s’est retrouvé seul sur la terrasse, Jess est venu chercher Pascal pour un truc débile. Et plaf... on a passé la soirée à se lancer quelques petits sourires de loin sans plus, on a pas réussi à passer plus de 2mn ensemble... c’était rasant.
Le lendemain, je devais repartir à Lausanne pour le barbecue pour l’anniversaire de ma sœur, quant je l’ai dis à Layne, il a presque pété un câble. Il voulait m’accompagner. Pas question. Je n’étais pas prête pour faire entrer un mec dans ma famille. Pour l’instant, j’aimerai garder ma vie privée, PRIVÉE, point final.
Jess a voulu lancer un de ses jeux barge, je ne voulais absolument pas jouer, j’étais vraiment pas d’humeur. Ouf, je n’étais pas la seule, et comme la majorité était contre, j’étais ravie qu’on laisse tombé. Jess n’était pas du genre à laisser tomber aussi facilement, je savais qu’on aurait droit avant la fin du week-end.
Toute la soirée m’avait fait couler lentement au fond du gouffre, et l’effort que je faisais pour garder le sourire et la tête haute m’avait crevé. Cherchant le réconfort, j’ai dormi enroulé dans les bras de Layne pour son plus grand plaisir. Impossible de lui montrer ou lui dire que j’étais triste. C’est dans des moments comme ça où je rêverais d’être seule dans ma chambre et... bas les masques!!!
Samedi matin, j’étais une des 1ère à descendre pour le déjeuner. En début d’après-midi, je devais partir pour Lausanne, alors je voulais profiter de mon temps, et j’espérais voir peut-être Pascal avant de partir. J’avais aussi envie d’un moment de tranquillité pour boire mes cafés! On s’était couché tard, donc je savais que Layne dormirait encore quelques heures.
Quant j’ai vu Caroline se rappliquer, j’ai perdu espoir de voir Pascal seul à seul. Comme je l’espérais Pascal s’est levé tôt comme je l’espérais. Il était clair qu’il allait faire son jogging. Il savait que je n’étais pas du matin, et à part me faire une petite bise pour me dire bonjour, Pascal a soigneusement évité de me parler. Par contre Caroline, elle, était du matin et s’est mise à bavarder avec Pascal. J’avoue qu’intérieurement, je faisais une petite crise de jalousie. Atroce sentiment. En plus, elle voulait accompagner Pascal dans son jogging, zut, encore un truc que je préférais faire seule. Du coup, je me demandais si je ne devais pas faire des efforts pour changer, parce que sinon, je risquais de rater le coche souvent.
Caroline s’est précipitée pour aller se changer et je suis restée enfin seule avec Pascal. Ne sachant pas pour combien de temps, alors on a voulu entamer la conversation, mais... en même temps, alors on a ri. Je me suis lancée;
- C’est dur de ne pas avoir de nouvelles de toi. Tu ne m’appelle plus. C’est vraiment dur, sans coeur je dirais même.
Pascal ne souriait plus. Il m’a observé en silence un moment avant de parler, je n’arrivais pas à déchiffrer ce qui se passait derrière son regard.
-
Ça ne nous ferait que plus de mal
...
De te faire penser que j’arriverai à passer par dessus le fait que tu sois avec Layne... Ce ne serait pas correct. Je dis pas que je n’ai envi de t’appeler des centaines de fois par jour, que ce n’est pas dur de ne pas te voir. Si j’avais été malin, je ne serais pas venu ce week-end, mais, j’avais envi de te voir. C’est bête hein? - Alors, ne soit pas correct .
- Alors rompt avec Layne.
Ploufff, voilà, encore un “Dead End” (cul de sac). Et tout à coup, les images de la vidéo, de lui et Jess ont inondé ma tête. Mes envies et humeurs ont changés d’un coup. Non, moi non plus, je n’arrivais pas à oublier ces images, ni à oublier qu’il avait les mêmes gestes... Aïe, malgré mes sentiments pour lui, je ne pourrais pas supporter qu’il me prenne dans ses bras, je ne crois pas que j’arriverais pour l’instant à supporter un contact sans que ces images défilent dans ma tête. Chacun de ces gestes me ramènerait directement au film que Jess a eu la gentillesse (méchanceté) de me donner. L’horreur. Il y avait pas à dire, elle savait ce qu’elle faisait.
Je devrais être plus forte que ça, et ne pas la laisser m’atteindre, mais il n’y avait rien à faire, son coup de poignard ne m’avait pas raté. Il me fallait du temps, plus de temps. J’étais en colère, et je ne voulais plus lui parler, ça ne servait à rien de s’envoyer nos griefs à la figure.
- C’est vrai que tu me manques à mort, mais je ne peux pas t’appeler même si j’en meurs d’envie et te faire penser qu’on va recommencer comme avant. Et je pense que tu m’en veux pour la vidéo, je le comprend. C’est une des raison principale qui me fait éviter de t’appeler.
Caroline était redescendue toute changée pour le jogging et ça m’arrangeait, je n’avais plus envie de parler. Pascal n’avait pas vraiment envi d’aller faire du jogging du coup, mais j’ai marmonné une excuse et je suis remontée à ma chambre, le temps qu’il parte.
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M’impliquer... Tirer un trait! (129..1-sam-09.mai.09)