129/11 - Si tu m'as aimé...
Si tu m’as un peu aimé... - (Lundi.09.mai.2011- (129/11)
“Si tu m’as un peu aimé ne me laisse pas comme ça. Tu pourrais au moins me parler, me laisser une chance de m’expliquer. Est-ce que tu veux laisser un malentendu tout gâcher? Si je me souviens bien, que ce soit Layne ou Pascal, ils ont fait pire, je ne me souviens pas d’un traitement aussi radical! Alors pourquoi tu me traites aussi mal? Tu ne peux pas me laisser comme ça, sans explication!”
Je me suis sentie mal en lisant le message de Thomas. Son message brisait ma résistance, en plus, il n’avait pas tout tord, je ne pouvais pas le laisser comme ça. Déjà que ça avait été dur de le laisser derrière la porte hier soir... Alors, je l’ai rappelé. Il ne voulait pas discuter au téléphone. On s’est donc donné rendez-vous. J’avais le cœur dans les talons en arrivant sur place. Thomas m’attendait déjà et de voir son visage, non, de le voir me bouleversait. Je n’étais pas aussi dur que je voulais bien le faire croire à tout le monde, j’ai un cœur d'artichaut.
Il avait réservé une table dans le fond du resto, c’était presque comme si on était dans un salon privé. Je crois bien qu’il avait réservé les tables autour. Il y avait des pancartes “réservé”, mais personne n’a été installé là de la soirée.
Quant on s’est installé, il a voulu me prendre les mains, alors je les ai caché sous la table. J’évitais de croiser son regard. J’avoue que je me sentais quelque peu coupable.
- Merci d’avoir accepté de venir. Tu m’a manqué...
Je n'ai rien répondu. Je ne m'attendais pas à ce qu'il essaie de détourner la conversation.
- Tu n’aurais pas dû partir comme ça, tu aurai pu au moins me laisser dire quelque chose? Tu ne crois pas?
- Il n’y avait pas grand chose à dire, je crois qu’il n’y avait pas de place au doute...
- Il ne s’est rien passé tu sais, tu pourras demander à Maeva. Si tu veux, je l’appelle tout de suite et tu lui pose la question?
-
Non merci. De toute façon, même si vous étiez pas en train de... Vous en aviez l’intention. Quoi? J’ai dit quelque chose de drôle?
Thomas souriait parce que j’avais toujours un peu de gêne d’utiliser des termes comme; faire l’amour, baiser. Sa remarque m’a fait rougir, et bien évidemment, il avait remarqué ça aussi.
-
De toute façon, personne ne t’a mis un couteau sous la gorge pour t’obliger à sauter au lit avec elle.
-
On ne faisait que dormir, rien d’autre. Mais dis Jane, et tu n’as pas besoin d’entendre la réponse, mais combien de fois tu es allée en Allemagne pour voir Pascal? Et combien de fois, sans qu’on te mette le couteau sous la gorge, tu as couché avec lui depuis qu’on est ensemble? Et combien de fois tu as dormi chez Brian, etc? Sans compter les week-end où tu me laisse en plan? Et pourtant, je sais que tu m’aimes, alors tu vois, comparé à toi, je pense que j’ai du retard, tu ne penses pas? Et ne me sors pas que c’est pas la même chose!
Touché!
-
Ben tu sais Thomas, naïvement, j’avais totalement confiance en toi, je ne pensais pas que tu me ferais une chose pareille!
-
Mais dis moi? Tu étais où toi? Pas avec moi en tous cas, tu m’avais encore une fois laissé en plan, encore!!!
-
J’avais un truc en famille, ce n’était pas de ma faute, et on peut passer une soirée sans se voir, sans pour autant que tu ailles sauter dans un plumard avec une autre?
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Un truc en famille? Jouer aux cartes, c’est un truc en famille ça? Non, tu m’avais planté encore une fois, et je ne t’aurais pas vue du week-end. C’est ça sortir ensemble pour toi? Qu’est-ce que j’ai fait pour mérité ça? Et dis moi encore un truc; quant tu sortais avec Pascal, il couchait avec sa femme et Caro aussi, et pourtant t’es toujours là à l’attendre? Et je crois savoir que tu ne lui as jamais fait de scènes?
J’avais pas à répondre à ça et de toute façon, je n’aurai pas su quoi dire, à part; c’était pas la même chose. Même si Thomas parlait calmement, je sentais la moutarde lui monter au nez, il me trouvait injuste. Il avait toujours été là pour moi, et par contre, il n’avait pas droit au même traitement et il se demandait pourquoi. J’étais à court d’arguments, surtout, je ne pouvais pas lui dire que je voulais ma liberté parce que, justement, j’espérais rester à la disposition de Pascal!
Le regard de Thomas est devenu triste et ça m’a rendu triste. Si la discussion continuait comme ça, je n’allais pas m’en sortir. J’ai eu envie de prendre la fuite illico presto.
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J’étais en confiance avec toi, j’étais bien et c’est sûr que je n’aurai jamais imaginé que tu me fasse ça! Je ne m’attendais pas à ça de ta part.
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Je t’ai dit, il ne s’est rien passé, il ne se serait rien passé. Je ne me sentais pas le cœur de la foutre dehors, mais on aurait fait que dormir, point barre. Et même s’il se serait passé quelque chose, d’abord, je te le dirais, mais je ne pense pas qu’on aurait été quitte, j’ai raison?
Je n’ai pas réussi à mettre les choses au clair, c’est-à-dire, dire clairement que c’était fini. J’espérais qu’il le comprenne sans que j’ai à aller si loin, mais Thomas faisait semblant de ne pas le comprendre. Ce qui fait qu’on s’est séparé sur; “Je ne sais pas, j’ai besoin de réfléchir... mais je crois pas que j’accepterais ce qui s’est passé”. Thomas m’a encore juré qu’il ne s'était rien passé.
Raplapla, je suis rentrée en ayant l’impression que je n’avais pas avancé d’un pouce, c’était toujours flou.
Quant j’ai raconté ça à Pascal, il a voulu prendre les choses en main et lui parler, mais ç’aurait été une très, très mauvaise idée. Si on voulait réussir à rester sous le radar cette fois, ce n’était pas en disant à celui-ci parce que, et celui-là aussi pendant qu’on y ait, sinon au final, toute la planète serait au courant et les emmerdes, c’était pour tout de suite après!
Pascal m’a dit de ne pas sous-estimer Thomas, il était plus malin que je pouvais le penser et savait sûrement où je voulais en venir. C’était un fin stratège, il ne fallait pas que je l’oubli. Pascal pensait que c’était à lui maintenant de parler à Thomas, trop ambiguë et une mauvaise de ne pas le mettre au courant. Mais je ne voulais pas qu’il le fasse, en tous cas, pas encore!
Ben voilà, au lien d’aller manger en famille, j’avais accepté de voir Thomas parce que j’avais pensé régler les choses un fois pour toute. Mais ça avait un peu foiré je crois!!!