128/11 - La fête des Mères toute seule

Publié le par JaneDo

La fête des mères toute seule -- (Dimanche.08.mai.2011 - 128/11)

J’avais pu toucher mon rêve du bout des doigts, même si ce n’était que 10mn, ça me suffisait, j’étais remplie de bonheur. Ma tête aussi était au repos. Je ne me sentais pas au bord de la crise en cherchant désespérément à voir Pascal, et je faisais tout pour ne pas penser à Thomas. Ça n’aurait fait qu’accentuer mon sentiment de culpabilité.

J’ai beaucoup dormi, je me suis aussi larvée dans un bain et devant la télé, mes passe-temps favori du dimanche.

Mon neveu me demandait de garder le chien quelques jours, et on a convenu qu’il me déposait Dobby vers 19h30. Ma sœur m’invitait à jouer aux cartes aussi, alors l’un dans l’autre, mon début de soirée était booker. Je devais passer la prendre pour aller chez Carmine. Brig a essayé de me joindre à plusieurs reprises, tout comme Thomas, mais je n’ai répondu, ni à l’un, ni à l’autre.
Ç’aurait été des prises de têtes garantis. On a joué jusque vers minuit, à minuit et demi, je suis rentrée et j’ai promené Dobby.

Pascal m’a envoyé un petit message; “Merci d’être toi... Girly I love you madly”. C’était chou et m’a gonflé de joie. Je lui ai répondu avec un;
Camion de bisous... Me 2. J’adorais ses petits messages. On a aussi bavardé un petit moment au téléphone aussi et ça m’a fait plaisir de sentir qu’il avait envi de me voir, qu’il était même prêt à jeter ses bonnes résolutions par la fenêtre. Il m’a  raconté qu’après avoir dîner avec ses parents, ils allaient faire de la moto, puis il devait aller en fin d’après-midi répéter avec le groupe et qu’il rentrerait aussitôt après. C’était juste pour que je sache ce qu’il faisait et ça m’a fait chaud au cœur.

C’était adorable, d’habitude, c’était les genres de messages que m’envoyaient Thomas. Oups, le rappel de Thomas me faisait toujours un peu mal. L’air de rien, même si j’étais raide dingue de Pascal, je ne pouvais pas m’empêcher d’être toujours très attachée à Thomas, il me manquait et je regrettais ce que je lui avais fait. Mais, je ne crois pas que j’avais vraiment le choix.

Je préférais le laisser croire qu’il avait tout gâcher bêtement que de penser que je l’avais quitté pour quelqu’un d’autre. Je voulais qu’il puisse se rassurer en pensant que je ne l’aurais jamais quitté parce que je l’aimais vraiment. Et je l’aimais vraiment.


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