127/11 - Secrètement... Amoureusement

Publié le par JaneDo

Secrètement... Amoureusement - (samedi.07.mai.2011 - 127/11)

C’était atroce, mais Thomas me manquait horriblement. J’aimais bien sa tendre et rassurante présence, je me suis toujours sentie parfaitement à l’aise en sa compagnie, et maintenant, il n’était plus là. J’aimais faire l’amour avec lui, l’entendre me raconter sa journée, je me sentais bien chez lui, toujours à ma place, sans lui, je me sentais seule. Il m’appelait et m’envoyait des messages rempli de tendresses tous les jours, et maintenant, c’était le silence radio.

Il avait juste envoyé un message ce matin me suppliant d’accepter de lui parler, de se rencontrer pour parler, mais je n’avais pas osé répondre, j’étais à 2 doigts de lui pardonner. Mais je n’avais pas fait tout ça pour capituler, je devais tenir.

Pascal avait décidé de ne pas sortir ce soir, mais Jess voulait faire la fête. Ce soir aussi, Thomas recevait des amis chez lui, comme je ne répondais pas à ses appels, il m’a laissé un message pour me dire que j’étais toujours la bienvenue, il me suppliait de lui laisser une chance de s’expliquer. Cette fois, j’ai répondu; Il n’y a rien à ajouter... Je regrette. Bonne soirée.

Pendant la soirée chez Thomas, Pascal m’a appelée pour me dire qu’ils allaient au Blue et me demandait de les rejoindre là-bas. J’avais beau lui expliquer que je ne voulais pas me retrouver face à Thomas, Pascal continuait à insister; on ne s’était pas vu depuis 1 semaine, ça commençait à faire long. On ne savait pas comment faire pour se voir en fait.

J’ai raccroché la mort dans l’âme... Je me sentais seule et je ne savais pas quoi faire...

Je me suis retrouvée à sillonner les rues en pleine nuit, à naviguer autour des endroits que le groupe fréquentait. Je savais qu’ils n’étaient pas encore en ville et qu’ils étaient certainement encore chez Thomas, alors pour finir, j’ai fini par aller les regarder s’amuser de loin. Et ils avaient l’air de tous bien s’amuser!

J’avais fait très attention en m’approchant de la maison. Il y en aurait peut-être qui se baladaient au bord du lac, alors j’étais venue depuis chez Caro. Il n’y avait personne chez elle, et j’ai surveillé les alentours en m’approchant de chez eux. Je déteste toujours autant les buissons, on ne sait jamais quelle grosse bestiole dégoûtante se balade là-dedans, mais je n’avais pas le choix, c’était ça ou être visible.

Pascal avait passé le bras autour des épaules de sa femme et lui avait fait un bisou sur la joue avant qu’elle s’éloigne. Il discutait avec 2 copains, Caro était assise à côté de lui et riait à gorge déployé avec eux. 2 autres nanas allaient et venaient entre eux et un groupe de filles tout proche. A croire qu’ils discutaient à proximité exprès pour se faire remarquer, ils se lançaient des petits regards, se souriaient. Agaçant. Thomas est sorti les rejoindre, ils ont discutés un moment, une des nana a discuté avec eux, puis Pascal et Thomas sont rentrés à l’intérieur. Je ne pouvais plus les voir. Les garçons qui sont restés à l’extérieur, et Paul était parmi eux, ont continué à discuté, puis le groupe de filles s’est mêlé à eux. A ce moment là, Caroline est entrée à son tour. Probablement pour aller coller aux basques de Pascal.

Mince... Je n’avais pas l’air de manquer à qui que ce soit...!

Puis pendant quelques instants, j’ai vu la silhouette de Pascal de dos, il parlait à une femme et il a fait un geste qu’il faisait souvent avec moi; il a replacé une mèche de cheveux, puis l’autre silhouette s’est déplacée et j’ai vu qu’il s’agissait de sa femme. Ouf, mon cœur avait commencé à déconner ne sachant pas de qui il s’agissait. Ils sont resté un moment à parler avec des personnes que je ne pouvais pas voir. Puis, ils ont disparus.

Quelques minutes plus tard, alors que je me demandais si je ne devais pas plutôt rentrer au lieu de rester là à me faire du mal pour rien, j’ai vu Pascal descendre les marches en compagnie de sa chère Caroline. De plus, il y avait du monde dans le jardin, de petits groupe par-ci, par-là.

Pascal avait les mains dans les poches et Caro sautillait joyeusement à ses côtés. Elle babillait comme toujours, tenait Pascal par le bras. Je me suis tassée dans mon trou. J’avais juste eu le temps de voir qu’une nana était sortie sur la terrasse et les observait s’éloigner. Ils sont passés à quelques cm de moi. Je suis restée immobile comme une pierre. J’ai même fermé les yeux en espérant qu’ils ne me verraient pas. Ils ne m’ont pas vu, ouf. Apparemment, Pascal raccompagnait Caro chez elle.

Il lui avait dit qu’il ne sortait pas, il n’en avait pas envi, Caro lui proposait de passer chez elle après si Jess sortait, qu’ils regarderaient un film en bouffant des chips et...

Ce qu’elle sous-entendait était évident et ça a fait rire Pascal.  Jeeez, j'adore trop son rire. Puis ils étaient trop loin pour que je puisse les entendre. Je n’osais pas bouger de ma cachette. Déjà parce que je serais obligée d’aller dans la même direction qu’eux, et aussi qu’on risquait de me voir, puis il y avait encore du monde dans le jardin. J’aurai dû faire encore plus attention à chacun de mes mouvements et de pratiquement me déplacer à genoux.

Donc, je ne pouvais pas les suivre.

1mn plus tard, je commençais à avoir une crampe parce que j’étais tendue à me demander ce que Pascal pouvait bien fabriquer chez Caro? Est-ce qu’il faisait plus que la raccompagner? J’avais une grosse pression sur la poitrine, j’espère qu’ils ne se faisaient pas de câlins-câlins, ça me ferait trop péter les plombs. Dire qu’elle pouvait tranquillement continuer à le voir et moi non! 5 à 10mn plus tard, je me suis sentie hyper soulagée de voir Pascal frôler mon buisson. Il avait fait vite! Ouf ouf ouf!

Il s’est arrêté quelques minutes vers un couple d’amis qui se trouvait dans la pergolas. Afff, j’avais trop envie d’aller vers lui, hélas, je devais me contenter des buissons qui me chatouillaient les oreilles. Thomas est descendu réunir sa petite troupe, ils étaient sur le point de partir. Effectivement, Pascal lui a confirmé qu’il ne les accompagnait pas, il n’en avait pas envie. Jess était venu s’accrocher au bras de son mari et s’était jointe à Thomas pour l’encourager à sortir avec eux. Rien à faire, il n’y tenait pas.

Puis, j’ai vu la silhouette de Caro venir s’accroupir presque qu’à côté de moi. Je me suis faite toute petite et aussi immobile que possible. Ciel, que faire si elle me voyait? Mais, ouf non. Comme tout le monde s’était agglutiné en bas des escaliers pour partir, et que Pascal lui aussi, elle s’est glissée plus près pour mieux voir. J’étais contente d’avoir trouvé la meilleure cachette.

Dès qu’ils sont tous parti et avant que Pascal ne retourne s’enfermer chez lui, elle l’a appelé et s’est précipité vers lui. Ils ont discuté un petit moment, puis ils sont repassé devant moi. Caroline l’invitait une fois de plus chez elle et Pascal prétendait être fatigué. Il aspirait à un peu de calme. Alors elle a voulu s’incruster chez lui, du coup, il est parti chez elle.

J’étais un peu verte! Cette fois, rien ne m’empêchait de les suivre et j’allais pas me gêner!

Mais Pascal n’a pas fait long. Sur le pas de sa porte, il lui a à nouveau souhaité bonne nuit et essayait de s’arracher, mais Caroline s’accrochait à lui, le tirait par le bras, lui proposait un petit verre, juste 5mn... Son natel a sonné et il lui a fait signe de se taire; c’était Jess. Après le coup de fils de sa femme, il est finalement rentré en bidouillant son natel.

En fait, il a essayé de m’appeler, mais mon natel était sur silencieux. Je n’avais pas pu vérifier sur le moment parce que la luminosité m’aurait trahie.

J’avais quelques mètres d’avance sur lui, j’ai hésité à courir me glisser chez lui, ni vu ni connu et lui faire la surprise, mais je n’ai pas osé. Je ne voulais pas non plus l’arrêter sur le chemin... On aurait fait quoi? Juste quelques bisous volés qui m’auraient laissé frustrée? Et parterre, hors de question de risquer d’avoir des bestioles sur moi! Bref, anéantie, j’ai dû le regarder passer pour rentrer sans intervenir.

Je suis partie pour récupérer ma voiture et rentrer.

Sur le chemin, j’ai vu ses messages et ses appels en absences, de même que ceux de Thomas. Je n’ai lu que les 2 derniers de Pascal. Mort de rire, son dernier message était plutôt direct; “J’ai besoin de ton corps...”. Ça avait le mérite d’être clair. Le sourire dans la voix, je l’ai appelé après avoir grimpé dans ma voiture et j’ai roulé. Je ne voulais pas qu’il devine que j’étais à 2 pas, donc il me fallait tourner en rond au moins 10mn avant de me pointer chez lui. Pendant ce temps, on a cherché une solution pour se voir, Pascal pensait prendre sa voiture et me retrouver quelque part, mais l’idée de se faire surprendre, verbaliser et noter comme exhibitionnistes ne me tentait pas des masses.

Entre temps, inattendue mauvaise surprise, Jess était rentrée... Surement encouragée par Thomas!

Tous nos plans tombaient à l’eau, et mes espoirs avec. Mais, Pascal n’avait pas envi de laisser tomber. Il a juste eu le temps de me dire qu’il laisserait la porte du local de musique ouvert et je n’avais qu’à me glisser dedans, il se débrouillerait pour venir me retrouver. C’est ce que j’ai fait.

J’ai des frissons de trouille, j’étais aussi hyper impatiente de pouvoir me serrer contre lui, sentir sa présence. J’avais les palpitations. Plus les minutes s’écoulaient, plus l’angoisse qu’il ne puisse pas venir me faisait trembler de déception. Puis enfin, il est venu me rejoindre. Mon cœur s’affole toujours dès que je pose les yeux sur lui, peut-être le souvenir de ses caresses.

En entrant, il avait refermé derrière lui et allumé une des petites lampes dans un des coins. Avec un grand sourire, il m’a fait signe de ne pas faire de bruits, m’a soulevée par la taille pour me poser sur un des bureau en poussant de côté ce qui s’y trouvait et sans plus de cérémonie ses lèvres ont emprisonnés les miennes alors que ses mains se baladaient un peu partout. Heureusement que j’avais eu l’idée de mettre une jupe. Mince, impossible d'oublier qu’il embrasse si bien? J’ai voulu m’accrocher à lui, mais il a attrapé mes mains en me murmurant de faire attention avec mes ongles. Ses bisous et son souffle dans mon cou, le creux de ma gorge me faisaient frissonner, mais il n’y avait pas que les bisous qui me faisaient trembler... (heu... le reste c’est classé x).

15mn plus tard, il se rhabillait en vitesse pour filer chez lui. Jess avait été sous la douche et se préparait à aller se coucher, donc elle ne devait pas avoir remarqué sa petite absence. On s’est embrassé avant qu’il ne quitte la pièce. J’ai pris le temps de mettre de l’ordre dans mes vêtements et discrètement, à mon tour, je me suis glissée dehors pour regagner ma voiture et disparaître dans la nuit, rassasiée.

Je crois que j’avais les joues en feu, je devais aussi être toute rouge, mais heureuse comme une jeune mariée. Le souvenir de ses mains sur ma peau me faisait flotter sur un petit nuage tout mauve. Enfin, j’allais dormir comme un bébé cette nuit.

Chance terrible, je suis rentrée 20mn avant que Thomas ne passe sonner chez moi. Sur la pointe des pieds, j’avais été jusqu’à la fenêtre et avait vu sa voiture devant la maison. Je n’ai pas répondu à la porte, je m’apprêtais à me coucher. J’ai attendu de le voir partir avant d’aller sauter au lit. Petit pincement au cœur quand même...


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