126/11 - Le piège infernal

Publié le par JaneDo

Thomas dans mon piège infernal
Vendredi.06.mai.2011 (126/11)

Thomas a eu envi de parler à quelqu’un, et qui mieux que Maeva? Il est passé chez elle, et comme elle n’était pas là, il l’a appelée. Elle a décidé de passer chez lui et elle m’a laissé un message pour que je me tienne prête. Quelques minutes plus tard, elle m’a appelée pour me dire qu’ils se retrouvaient en boîte. Ha! Les hommes sont des proies si facile, ils sont tellement prévisibles!

Désoeuvrée, j’ai été attendre chez Thomas. Comme j’avais la clé, j’ai décidé d’aller déjà chez lui. Je n'ai pas osé me glisser à l'intérieur, alors j'ai attendu dehors. Heureusement, Maeva a eu l'idée de laisser son natel ouvert pour que je puisse les entendre.

Thomas était vraiment perturbé par mon attitude, perturbé aussi par le retour de Pascal même si il lui semblait qu’il ne se passait rien entre nous. Notre attitude à tous les 2 le laissait quelque peu perplexe; on agissait en amis, mais il savait pertinemment que j’avais toujours des sentiments pour Pascal et il était persuadé que je n’avais pas l’intention d’abandonner aussi facilement. Puis, il lui semblait qu’il se passait quand même quelque chose, il nous trouvait trop sage! Il savait que j’avais été en Allemagne à plusieurs reprises, donc il savait que quelque part, Pascal tenait un minimum encore à moi.

De plus, il savait qu’il avait rompu avec sa copine allemande; Nina, et ce n’était pas pour sa femme. Après ça, il avait commencé à voir la chanteuse du groupe dans lequel il jouait, mais là aussi, les choses ont tourné court. Pour lui, tout ça était trop louche pour qu’il ne se passe rien. Quoique, il savait que Pascal continuait de voir Caroline, elle était peut-être à l’origine des ruptures avec les autres filles.

Maeva lui a demandé pourquoi il continuait à s’accrocher, puisqu’il savait que j’en aimais un autre?

Thomas n’a pas su quoi répondre. Maeva se demandait, tout comme moi d’ailleurs, si ce n’était pas par rivalité masculine? S’il ne s’intéressait à moi que parce que Pascal s’intéressait à moi? Pour finir, elle lui a demandé s’il ne se rendait pas compte à quel point ça pouvait lui faire du mal, qu’il ne la voit que pour parler d’une autre? Ou s’il se fichait du mal que ça pouvait lui faire? Si elle n’était en fait qu’un bouche-trou, tout comme lui l’était pour moi?

Aoutch! Maeva n’y allait pas avec le dos de la cuillière!

Mais son petit éclat a marché. Ils se sont rapprochés, puis je les ai entendus s’embrasser. Thomas a tenu a lui rappeler qu’il n’était pas amoureux d’elle, Maeva pensait qu’il n’était pas amoureux de moi non plus, alors qu’est-ce que ça pouvait faire, ils se faisaient du bien, se consolaient, personne n’en saurait rien.

C’était le moment de faire mon apparition... peut-être attendre encore un peu... attendre qu’ils soient dans la chambre, sinon ce serait raté. J’avoue que je tremblais de la tête aux pieds, j’étais tendue... Je n’étais pas vraiment prête, les choses avaient été plus rapide que je ne l’aurai cru. Ca tombait peut-être mal, un peu trop tôt, je n’étais plus si sûre de moi. Est-ce que je voulais vraiment rompre avec Thomas?

Pascal et Jess s’étaient déjà couchés, tant mieux, je ne voulais pas qu’ils soient témoins de tout ça. Je crois que dès qu’ils ont commencés à progresser en direction de la chambre, Maeva a coupé la communication sur nos natels. Discrètement, je suis allée au bout du jardin pour regarder chez Thomas, et je crois qu’ils étaient dans la chambre.

Thomas n’a pas eu le temps de s’habiller, la culpabilité se lisait sur son visage. Le pauvre, c’était quand même atroce le coup que je lui faisais là.

J’avais sonné et ouvert aussitôt. Je voulais laisser le temps à Maeva de se couvrir. Je me suis précipitée vers sa chambre. Je n’ai pas allumé, il y avait la lumière diffuse de la lampe qui éclairait juste ce qui fallait pour ne pas être dans le noir. Je ne voyais pas Maeva. Elle s’était peut-être cachée dans la salle de bain, ou sous le duvet, je n’en savais rien, mais je savais qu’elle était là. Thomas tremblait de nervosité.

Je me suis jetée dans ses bras en lui disant que j’avais finalement décidé de venir le retrouver, qu’il me manquait. Très nerveux, il a essayé de nous faire sortir de la chambre en me proposant quelque chose à boire. Ne voulant pas que notre plan rate, j’ai voulu aller me changer dans la salle de bain, du coin de l’oeil j’avais remarqué des vêtements de femme qu’ils avaient tenté d’enfouir sous le lit. C’était le geste du pied de Thomas qui avait attiré mon regard.

Thomas avait enfilé son jean à toute vitesse, sans caleçon, torse nu et il m’a prise par la main pour m’emmener au salon. Je l’ai suivi. Sa voix tremblait, il avait le regard haggard et n’osait pas me regarder en face, il a proposé qu’on aille plutôt chez moi. Dès qu’il a lâché ma main pour me préparer un café, j’ai fais demi-tour pour retourner à la chambre, sous prétexte de me changer.

Thomas a écarquillé les yeux, j’ai fait semblant de ne pas le remarquer, j’ai vu la fatalité le gagner, il n’a pas pu faire un pas pour tenter encore de m’empêcher d’entrer dans sa chambre. Toujours souriante, je suis entrée et je suis tombée sur Maeva.

Elle avait récupéré quelques uns de ses vêtements et s’habillait. Je suis restée quelques secondes prostrée à la porte de la chambre. J’avais juste entendu un juron de Thomas. Puis, sans un mot, je me suis retournée pour me diriger vers la porte d’entrée après avoir ramassé mon sac au passage, renfilé mes pompes, sans un regard en direction de Thomas. Il a essayé de m’attraper par le bras, mais je le lui ai arraché et j’ai fichu le camp.

S’il avait été malin, il aurait deviné pourquoi je n’avais pas parqué devant la maison...

Thomas a essayé de me suivre, mais je me suis cachée. Je ne voulais pas le laisser essayer de m’embobiner. Je suis sûre qu’il y aurait réussi, alors je voulais éviter de me retrouver face à face. Thomas avait l’air mal, je crois qu’il avait les larmes aux yeux, en tous cas, sa voix tremblait en m’appelant dans la nuit. Ca m’a fait mal au coeur. Il était sorti torse nu et pieds nus pour essayer de me rattraper. Il est retourné chez lui et j’ai cru que je pouvais sortir de ma cachette, mais même pas. Il avait été simplement chercher des clés et avait filé à toute vitesse au volant de sa lamborghini pour essayer de me rattraper.

Le bruit des pots d’échapements était infernal en pleine nuit. Je suis sûre que Pascal et sa femme avaient dû l’entendre partir. C’était délicat de retourner sur mes pas, mais je devais au moins dire 2 mots à Maeva. Je pouvais toujours prétendre que j’avais oublié quelque chose ou que je devais déposer la clé.

J’avais les larmes aux yeux, mais Maeva aussi. Je l'ai remerciée pour son aide, on était d’accord, Thomas ne devait jamais savoir ce qu’on avait fait, jamais. On a, une fois de plus, cellé notre pacte. Il ne nous le pardonnerait pas. Maeva pensait partir, mais je pensais que c’était mieux qu’elle reste. A son retour, il aura peut-être besoin de parler à quelqu’un et il n’y avait qu’elle qui pouvait remplir ce rôle.

C’était inutile que je rentre chez moi, Thomas allait sûrement m’y attendre. Il essayait de me joindre sur mon natel, mais je ne répondais pas. Le pauvre, c’était vraiment affreux ce qu’on lui avait fait. Je n’avais aucune idée des implications futures, mais je voulais me libérer de lui, je voulais être libre pour Pascal. Est-ce que je ne venais pas de faire une très grosse connerie?

Perdue, ne sachant pas où aller, j’ai pensé aller sonner chez Caro, puis j’ai changé d’avis. Finalement, j’ai décidé de rouler en attendant que Maeva me fasse signe que Thomas était rentré.

Thomas a continué à essayer de me contacter toute la journée depuis le boulot. J’étais sûre que le soir, il passerait chez moi en quittant son travail, alors je me suis arrangée pour ne pas être là. Je passais la soirée chez Vania. Pascal m’a envoyé un message pour me dire que Thomas lui avait raconté ce qui s’était passé hier soir, et voulait savoir si je voulais en parler. Non, je ne voulais pas. Je me sentais anxieuse, effrayée d’avoir foutu en l’air ma relation avec Thomas.

Thomas avait prévu comme souvent, le début de soirée chez lui, évidemment, je ne pouvais pas y aller.

Rhhh, je n’avais pas pensé à la suite des opérations... Comment j’allais refaire mon entrée dans l’équipe, ou comment me comporter en revoyant Thomas? Je ne pouvais pas me repointer dans les endroits qu’on fréquentait sans me retrouver face à lui, et là, je fais quoi? Je le salue? Je l’ignore? je lui fais la tête? Pfff!

En tous cas, ce soir, c’était trop tôt pour sortir et prendre le risque de tomber sur Thomas. Mais j’avais envie de voir Pascal! J’aurai l’air sans coeur si je me jetais à sa tête non? Pascal n’a pas osé non plus chercher à me voir, il avait l’impression que Thomas se méfiait, alors il s’était donné la peine de sortir avec lui et ses potes après le concert avec le groupe de son ami Varios, et de rester sous ses yeux toute la soirée. Je comprenais.

Pascal et sa femme sont rentré assez tôt, et il est resté à la maison. Je pense qu’il n’avait pas osé ressortir pour ne pas éveiller les soupçons de Thomas. Enfin, c’est ce que j’imagine.

L’empêche sans Thomas, c’était difficile de naviguer dans le sillage de Pascal...


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
K
En effet c'est un peu tard.... Pauvre Thomas quand même
Répondre
J
Non, je ne suis plus très sûre, mais c'est trop tard pour revenir en arrière!J'avoue que Thomas me manque beaucoup. Je ne me rendais pas compte à quel point je tenais à lui... C'est trop tard!
Répondre
F
C'est vache.... mais efficace!
Répondre
K
Ahlala! T'es sûre que c'est le résultat que tu voulais???
Répondre