129 - Coeur à la dérive
Dimanche..... 09 mai 2010
Triste journée, dans tous les sens du terme. Il ne faisait pas beau, mais c'était le temps idéal pour passer la journée au lit, dans les bras de celui qu'on aime. Mais voilà, c'était Jess qui était sans doute dans les bras de Pascal...
Je repensais encore et encore qu'il m'avait demandé de partir, de m'en aller. Pascal ne voulait pas me voir, ça me laissait un goût amer. Ça faisait tellement mal que j'avais eu de la peine à dormir, et j'avais encore de la peine à respirer. Malgré ça, il me manquait cruellement et j'aurai préféré que ce ne soit pas le cas.
Hier soir, malgré le temps pluvieux, je n'avais pas pu m'empêcher d'aller tourner autour de chez Pascal. Nul. J'ai poireauté des heures, juste pour pouvoir l'apercevoir. Ciel, je crois qu'on peut vraiment dire que je suis accroc, et pire, je dois aimer me faire du mal! De plus, je devais faire attention maintenant en traînant dans son jardin; je n'étais plus la seule à le reluquer cacher dans les arbres, j'ai juste changé de côté.
Je me trouvais bête d'être plantée là, dans le noir, sous la pluie. J'hésitais à partir. Après tout, je l'avais vu ce soir, même si ça c'était mal passé? Alors pourquoi rester? Ou est-ce que je ne voulais pas me l'avouer à moi-même et que je voulais en fait les voir? Voir comment ils étaient ensemble? Si c'était le cas, c'était stupide, alors trempée jusqu'aux os, j'ai finalement résolu de rentrer chez moi.
C'était la Fête des Mères et Pascal, Thomas et Jess allaient sûrement passer la journée avec les parents.
Une copine m'a appelée vers midi pour me proposer de passer chez elle prendre un café et blablater. Truc de filles quoi! C'était prévu. En me préparant, j'ai réalisé que les enfants sortaient aussi, du coup, si je l'avais pu, j'aurai annulé avec ma copine pour pouvoir profiter d'un peu de temps seule à la maison. Hélas! J'ai donc passé l'après-midi avec ma copine et je suis rentrée vers les 18h. Les enfants sont arrivés 1/2h après. Poisse! Je n'aurai pas eu même une petite heure toute seule! Le reste de la soirée, j'ai évité tous les appels téléphoniques. Je me suis plantée devant la télé.
Pascal avait essayé de me joindre, mais je n'avais pas envie de lui parler. D'entendre sa voix aurait été une vrai torture, il m'aurait manqué encore plus. Par contre, j'ai lu ses messages, mais je n'avais pas le courage de lui répondre non plus.
Au moins, je lui manquais, il aurait aimé entendre ma voix et savoir que j'allais bien... C'était toujours ça.
Mince, j'avais envie de le voir alors j'ai demandé, mais c'était pas possible, il avait des trucs, il ne pouvait pas se libérer. J'ai continuer à insister avant de me rendre compte que je ne faisais que l'embarrasser, alors j'ai arrêté. Pascal s'est radouci, il a dit que je lui manquais beaucoup beaucoup, mais il préférai ne pas me voir parce qu'il n'aurait pas envi de repartir. Même si c'était des paroles en l'air pour me faire plaisir, c'était quand même bon à entendre.
J'ai appris que Jess passait la semaine ici. Elle avait décidé de rester quelques jours de plus, jusqu'à la fin du week-end prochain. Ça m'a fait avaler de travers mais, il était pas vraiment avec une autre femme, c'était sa femme après tout. Je n'avais pas de quoi me plaindre, ce n'était pas comme si je ne le savais pas, j'avais choisi d'être dans cette relation, en toute connaissance de cause.
Pascal me manquait. Je n'aurai jamais pensé que l'amour pouvait être si douloureux, si lourd à porter. Quant Pascal n'était pas là, quant je ne pouvais pas le voir, ma tête partait à la dérive, mon cœur était inquiet et mon corps hurlait de faim.
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------ Cœur à la dérive - 09.mai.10.dim - (129) -----