136 - Pascal voulait parler!
Bien sûr, j’avais mal dormi. Je me suis réveillée aussi fatiguée que si j’avais couru un marathon. J’étais furieuse, triste, déçue, et encore des tas d’autres qualificatifs. En résumé; super down!
J’avais essayé de travailler un peu, mais je n’avais pas la tête à ça. Donc se rajoute à mon manque de sommeil, le stress de savoir que je devais absolument avancer pour ma prochaine présentation, ça me bloquait!!!
Le soir, on avait rendez-vous avec toute la bande. Je n’avais pas chercher d’excuses parce que l’envie d’apercevoir Pascal était trop forte.
Je devais rejoindre Layne, un peu plus tard, après avoir pris un verre avec des copines. L’air de rien, je repoussais le moment de rejoindre Layne chez Thomas. J’imaginais que Pascal serait là, et cela me donnait un trac terrible. Je tremblais à l’idée de le revoir.
Pascal était déjà là-bas quant je suis arrivée un peu après minuit. En fait, il était sur le point de partir. J’étais tellement tendue, stressée et tellement occupée à avoir l’air détendue et calme, que je n’avais pas remarqué que Caroline le suivait de près. En fait, ils partaient ensemble. Si je l’avais remarqué, je suis sûre que le rythme des battements de mon organe cardiaque m’auraient fait perdre le nord. Layne n’était visible nul part!!!
J’ai fait mine de ne pas avoir vu Pascal. Quant j’y repense... quelle cloche! Je me suis dirigée directement vers mes potes en saluant Thomas et les autres au passage.
Pascal est revenu sur ses pas. J’ai compris qu’il était sur le point de partir à cause des réflexions de Paul.
- Tiens! Tu pars plus? Tu n’avais pas décidé de rentrer toi?
Comme il n’était pas avec la bande quant j’avais salué tout le monde. J’ai fait semblant de n’avoir pas remarqué sa présence et que je n’avais pas reconnu sa voix. Je l’ai ignoré en lui tournant délibérément le dos.
Je savais que ma volonté risquait de flancher, et que je n’étais pas vraiment prête. C’était vraiment la poisse que nos groupes ne forment plus qu’un, parce qu’il n’y avait pas moyen d’éviter Pascal.
- Jane? On peut se voir 2mn? Est-ce qu’on peut parler?
Mon sang n’a fait qu’un tour. Pascal voulait parler! Il exagérait. Il avait eu tout le temps du monde pour me contacter pour parler, mais non, il avait attendu de me croiser au hasard et décidait soudainement, au milieu de toute cette foule, qu’il avait envi qu’on parle? Ben non , trop tard, je ne voulais pas.
- Peut-être tout à l’heure...
- J’aimerai mieux maintenant. Il faut que je te parle.
- Dans un petit moment, d’accord!
Pascal m’avait pris le bras et essayait de me tirer à l’écart ou m’entraîner dehors. J’ai retiré mon bras. J’ai senti que si je ne filais pas, il allait continuer à insister et j’étais à court d’excuses. Alors je leur ai demandé de m’excuser et j’ai pris la tangente direction les toilettes. Je voulais m’y enfermer le temps de laisser les battements de mon coeur ralentir.
Une autre main m’a happé au passage. Thomas m’avait vu partir comme une flèche et il m’avait rattrapée. Il m’a appris que Layne venait d’arriver et à compris en regardant mes yeux que je n’étais pas en état de voir ou parler à qui que ce soit. Thomas m’a prise dans ses bras dans un geste de consolation, puis on s’est assis dans un coin à l’abri des regards. Il a meublé la conversation en me racontant des trucs qui étaient sensé me ramener le sourire et me distraire. Je le regardais me parler sans rien entendre, plutôt surprise qu’il soit si gentil. Petit à petit, je me suis calmée et j’ai souri.
Pascal a fait une sorte de grimace, il a reculé d’un pas en secouant la tête quant il m’a vue revenir me coller à Layne. Layne m’avait entouré de son bras, Pascal ne pourrait plus m’approcher sans entrer en confrontation avec Layne. J’étais tranquille pour un petit moment. Mais, Pascal a tourné les talons, il est parti.
J’aurai dû être contente, c’était ce que je voulais... Mais ça m’a rendu triste!
On est rentré peu après. Layne a compris que je n’avais pas envie d’aller en boîte. Je regrettais d’avoir été aussi dure avec Pascal, de l’avoir fui et de ne pas lui avoir laisser l’occasion de parler. Trop tard.
Je n’avais pas envie que Layne me touche, mais j’étais trop épuisée pour m’opposer à lui, alors j’ai serré les dents en fermant les yeux et j’ai laissé passer...
Je n’avais qu’une idée en tête; voir Pascal, lui parler. Qu’est-ce que j’avais été bête. Pourquoi n’avoir pas profité de se parler? Stupide, stupide idiote. Je cherchais désespérément le moyen de me débarrasser de Layne pour aller retrouver Pascal. Mais ce n’était pas pour ce soir. Je n’ai pas réussi à lui faire gentiment comprendre que j’aurai préféré qu’il rentre chez lui. Il se serait douté de quelque chose. Épuisé, on a fini par s’endormir.
Je ne sais pas si Layne a senti combien j’étais triste ou mal, mais il m’a serrée dans ses bras toute la nuit. Sa présence m’a rassurée et m’a fait finalement, beaucoup de bien.
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Pascal voulait parler! (136-sam-16 mai.09)