138 - Intolérables Douleurs
Intolérables Douleurs - 138/2009 - Mardi, 19 mai 2009
J’étais flinguée... le moral dans les chaussettes, complètement anéantie, à plat, sans énergie. Peut-être que je devrais contacter Pascal et lui demander si c’était vrai, pour lui et Caroline. Je n’arrivais toujours pas à le croire malgré toutes les larmes que j’avais versé. En même temps, je n’avais pas le courage de poser la question à Pascal, j’avais trop peur de la réponse.
Les visions de Caroline avec Pascal me rendait carrément malade.
J’essayais de me convaincre qu’ils avaient pu passer le week-end en copains, que Pascal ne lui avait même pas tenu la main... plus me rendait malade. Je ne pouvais pas concevoir qu’il l’ait touchée.
Et je me languissais de lui...
Désespérément, je me forçais à ne pas l’appeler, si seulement je pouvais arriver à ne pas penser à lui, je serais bien. Il me manquait tellement que j’en avais mal à la peau, mal jusqu’à la pointe de mes cheveux. La douleur était mortelle. Il ne pouvait pas m’avoir menti pendant toutes ces semaines, ces mois?
Layne avait pété un câble et je ne pouvais pas dire que je ne comprenais pas pourquoi. Sa fureur était justifiée. Je n’avais même pas pu me retenir et attendre d’être chez moi, seule, avant de laisser libre court à mes larmes.
J’avais peur de ne jamais réussir à me remettre. Je ne savais plus quoi faire, ça ne m’était jamais arrivé avant, alors je n’avais aucune expérience. Les seules larmes que j'avais versé jusqu'alors étaient sous contrôle, faisaient partie du jeu de la séparation.. Je ne connaissais pas les affres de douleurs de l'amour! J'étais trop novice et je n'avais jamais pensé que ça pouvait faire aussi mal.
Une fois de plus, je me rendais compte que je n'aimais pas être amoureuse. Je ne me laisserais plus jamais avoir. Après Pascal, je ne tomberais plus jamais dans le panneau.
Est-ce que c’était bon de rester à l’écart? Si je gardais mes distances avec Pascal est-ce que c’était bien? Est-ce que ça ne laissait pas le champ libre à Caroline? Ils risquaient de devenir plus proche et je ne pourrais plus intervenir, ni le récupérer.
Arrrhhh, il fallait que ma tête puisse fonctionner à nouveau, que je puisse ordonner mes pensées, réfléchir, faire ma liste de pour et contre. Peut-être que c’était mieux de laisser les choses se faire, et le laisser se rendre compte qu’il tenait à moi? Aïe, mais, est-ce que j’en voudrais après? Après qu'il m'ait fait autant souffrir? Et est-ce que ce serait le résultat que j’espérais? Ça me ferait peut-être trop mal pour accepter de le reprendre même si je l’aimais... Non, en fait, tout dépendrait de ce qu’il fera... je crois!
Je ne pouvais pas abandonner sans me battre.
Pour être honnête, Akemi-sama avait raison, il fallait que je l’évite. Que j’évite toute la bande, que je me laisse noyer dans mes problèmes avec Layne, ce qui aurait pour résultat d’occuper ma tête et me faire penser à autre chose que Pascal.
Je ne pouvais pas me faire confiance pour ne pas courir vers Pascal, ni réussir à ne pas l’appeler. Je savais aussi que les moments les plus durs seront durant le week-end. J’avais les vapeurs rien que d’y penser. Et en y pensant, je me suis rappelée qu’ils travaillaient ensemble. Horreur et damnation. Il ne manquait plus que ça et les vannes ont de nouveau lâché... Caroline avait la chance de le voir tous les jours. Je détestais tout et tout le monde. Ce que ça faisait mal quand même. Je donnerais tout pour dormir une nuit dans ses bras.... Je débloque encore!!! Qu’est-ce que c’était une nuit? 24h? Après j’aurai encore plus mal... Aïe. Je veux une lobotomie!
J’ai décidé d’aller chez Layne pour éviter d’avoir envie d’aller plutôt du côté de chez Pascal hanter les environs de sa maison pour me sentir plus proche de lui.
Layne était fâché avec moi, alors j’ai préféré éviter de téléphoner. Une fois sur place, je subirais sans broncher ses reproches. Il finira bien par se calmer. Mais Layne n’était pas chez lui. Ou pouvait-il traîner à cet heure-ci? Quand même pas chez Alexia, si?
Ni une, ni deux, j’ai repris la route pour aller vérifier ma théorie. Ce serait quand même un peu fort, une petite dispute et... ouais... c’était pas vraiment une dispute... Je pleurais un autre homme... C’était un peu raide! Ne devrait-il pas plutôt essayer de me faire oublier l’autre en concentrant ses efforts au lieu de courir une autre chèvre?
Avant de passer chez Alexia, j’ai vérifié chez Miss Tennis. Il n’y était pas, mais il était bien chez Alexia. J’avais envie de le tondre!
Je ne pouvais pas rester seule ce soir sinon j’allais finir par faire une bêtise. J’ai appelé Thomas avant de me rappeler qu’il était à l’étranger. Arhhh, c’était pas de veine. Je me sentais un peu perdue. Que faire? Appeler Pascal? Est-ce qu’il viendrait? Non. Je ne pouvais pas supporter qu’il me sente ou me voit aussi faible... Thomas? Oui, il ne restait que Thomas.
Non... Je ne pouvais pas appeler Thomas...
Encore une nuit remplie de pleurs, de manque de sommeil, de maux de tête.
En roulant pour rentrer chez moi, je me rendais compte que je n'éprouvais pas grand chose de savoir Layne chez Alexia. En tous cas, pas comme si ça avait été Pascal... Ciel, je ne voulais plus penser à lui, mais je n'avais pas le controle de ma tête. Il voguait ou bon lui semblait, tout seul. Je n'avais pas mon mot à dire. J'aimerai pouvoir presser sur OFF, juste un soir!!!
Ma copine de Belgique, Nicole, allait arriver mercredi pour passer quelques jours en Suisse. Il fallait que d’ici là, que mon projet soit prêt, que je n’ai plus qu’à tout finaliser avant la présentation que j’avais en début de semaine prochaine.
Il fallait donc que je me repose parce qu’il fallait vraiment que je bosse et surtout que je fasse autre chose que de penser à Pascal non-stop. J’avais mal au coeur de manière constante et la douleur était absolument intolérable. J'étais en train de couler et je ne pouvais rien faire pour l'empêcher!
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Intolérable Douleur! (138-lun-18 mai.09)
