139/2012 - Une si belle journée...
Vendredi, 18 mai, 2012 - (139/2012) - Une si belle journée
J'ai bien fait de ne pas rouspéter et laisser Pascal se charger de tout. J’avais passé une belle journée hier, de même qu’une belle soirée, j’avais adoré être avec lui, adoré le regarder jouer, et la nuit a été le couronnement de la journée et de l’amour. Je l’aime d’être si doux, si prévenant, si inquiet de me faire plaisir.
Pascal s’était inquiété que je n’apprécie pas d’être là, de devoir le suivre alors qu’on avait tout un week-end qu’on aurait pu passer ensemble rien que tous les 2, mais comme je ne voulais pas partir en voyage ces 4 jours, il avait dû trouver une astuce pour s’absenter, alors il a accepté de remplacer Gabriel.
Pourtant Gabriel était là aussi, mais il avait toujours des difficultés pour jouer certains morceaux, son poignet lui posait des problèmes. Pascal s’inquiétait pour rien, j’ai adoré chaque moment, et j’aimais bien finalement être loin de la maison.
On a déjeuné dans la chambre, ensuite on est descendu rejoindre les autres pour le café. Je l’ai rassuré, j’étais bien, je n’aurai pas voulu être ailleurs, il avait eu une super idée et je me sentais libre.
Ils avaient une répète l’après-midi avec les autres groupes, Pascal savait que j’aimais faire les magasins toute seule, que je n’aimais pas être accompagnée, alors il avait pensé que je préfèrerais aller me balader plutôt que me faire chier à les regarder répéter. Mais je voulais aller avec lui à la répète, je pouvais très bien lire dans un coin, et j’aimais le regarder. Et aussi, j’avais remarqué que la fille du groupe Extreme Prime avait flashé sur lui, et il ne semblait pas indifférent, ils s’étaient tout de suite bien entendu. Ils jouaient tous les 2 du même instrument, elle jouait aussi de la basse, donc ils avaient parlé musique, technique, etc. Je l’aurai à l’œil celle-là, question d’être prudente.
Donc, avant d’aller à la répète, on a été se balader en ville et faire les magasins. Pascal m’a couverte de cadeaux, hihihi, trop mignon, pourtant je ne voulais rien. Je déteste faire poiroter quelqu’un pendant que j’essaie des trucs, alors que je suis indécise et qu’il me faut 10 plombes pour choisir. On a acheté pleins de conneries, comme des tongues que j’ai trouvé joli et qu’une fois sur mes petits petons, Pascal a voulu que je les prenne, il aimait. J’ai trouvé aussi un collier, genre baba cool que je trouvais trop mignon, alors il me l’a offert aussi.
Pour finir, je me sentais mal à l’aise, alors je n’osais plus rien essayer ou dire ce que j’aimais, mais c’est difficile de ne pas regarder. On est rentré avec tout un tas de sacs, et je suis malgré tout une fille, alors de retour dans la chambre, j’ai tout de suite tout déballé. Pas longtemps, parce qu’il me trouvait trop chouky, toute émerveillée par les petites combines qu’il m’avait acheté, ça lui a donné l’envie de me chouchouter et de faire l’amour encore.
J’avais pris un bouquin avec moi à la répète, mais j’ai pas réussi à lire, c’était intéressant de les voir répéter tous ensemble. Certains morceaux ont été réadaptés pour l’occasion. Je me demande comment ils faisaient pour tout enregistrer aussi rapidement pour les jouer le soir même, j’étais épatée. Moi j’aurai eu besoin de plusieurs répétitions! Bon faut dire que je ne suis pas capable de lire les notes de musiques, je fonctionne à l’oreille, donc je pense que les petites annotations qu’ils faisaient sur leurs partitions leurs servaient à ça.
Dès qu’ils faisaient des pauses, Pascal venait vite voir si tout allait bien, si je ne m’ennuyais pas… Non, je ne m’ennuyais pas!
Après avoir répété toute le reste de l’après-midi jusqu’en début de soirée, on a tous ensemble, les autres groupes avec. Le gérant de la boîte avait tout prévu, et on a été traité comme des stars. Hum, moi je ne faisais partie d’aucun groupe, je ne jouais d’aucun instrument, alors je n’avais pas grand-chose à dire. Pascal s’inquiétait vraiment et avait peur que je m’ennuis, comment lui faire comprendre que j’étais juste heureuse parce que j’étais avec lui? Que sa main sur mes genoux, ou me serrant les doigts me suffisait?
Je n’ai pas vu le temps passer… J’ai adoré les regarder jouer, j’adorais le regarder par-dessus tout, il était tellement sexy avec sa guitare entre les mains, son petit air sérieux, et sa manière de se mordiller la lèvre inférieure…
Après le concert, toute l’équipe est restée prendre un verre avec leurs fans, ceux qui les suivaient un peu partout. Ah oui, Caroline s’était aussi déplacée jusque-là pour venir les voir jouer. Elle était dans la foule, et dès qu’ils ont eu terminé, elle est venue attendre vers les coulisses. Je l’avais vue, mais je ne suis pas sortie pour aller vers elle, j’ai fait celle qui ne l’avait pas vue. J’ai joué la surprise quant on a quitté les coulisses et qu’elle s’est précipité vers Pascal.
Pour une fois, je n’ai eu aucune peine à traverser la foule qui entourait le groupe pour aller glisser ma main dans celle de Pascal en revenant des toilettes. D’habitude, je serais restée à l’écart et attendu qu’il vienne me récupérer. Je n’ai pas eu d’attaques de timidité ou de mal être pour une fois. Je me sentais à l’aise et en confiance grâce à Pascal et à sa manière d’être avec moi.