141 - 1ère nuit tous les 3 chez Caro (2/2)
Vendredi..... 21 mai 2010
(2/2)
Pour ne pas laisser mon imagination détruire le peu de confiance que je ressentais, j'ai préféré demander ce qui se passait. En venant prendre place à côté de moi, Caro a expliqué que Pascal lui disait qu'il ne se sentait pas d'humeur ce soir. C'était bien ce que je pensais, notre discussion dans la voiture l'avait mis d'humeur maussade!
Probablement pour essayer de faire en sorte que Pascal change d'avis, Caro a pris les choses en main. Pascal s'était installé sur un autre des canapés. N'était-il pas un peu distant? Ou était-ce seulement parce que parler de sa situation l'avait mis sur le carreau? Caro a entrepris d'essayer de stimuler l'appétit sensuel de Pascal. Elle s'est mis à califourchon sur moi et on a commencé à s'embrasser. J'avoue que, comme Pascal, je n'étais pas trop d'humeur non plus. En fait, j'aurai préféré être seule avec Pascal. Mais, je me suis laissé faire, je ne voulais pas être en reste.
Pascal nous regardait sans intervenir. Difficile de dire à quoi il pensait. Caro a enfilé ses mains sous mon chemisier, j'aurai voulu lui enlever les mains, appeler au secours, je n'avais pas envie de ça, ni d'être là. Je ne m'attendais pas à une attaque aussi rapide, je n'étais pas encore prête mentalement. D'être chez elle, dans l'ambiance qu'elle avait créé, je n'arrivais pas à chasser de ma tête les images d'eux tendrement enlacés, ni la voix de Pascal lui disant qu'il l'aimait. Il m'a fallu beaucoup d'efforts pour chasser tout ça, pour ne pas paraître coincée.
Pascal ne semblait vraiment pas enclin à participer. En se levant pour nous resservir à boire, Caro s'est penchée pour m'embrasser encore. Iaaah, une grosse vague d'insécurité et de timidité m'a submergée, j'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et m'enfuir. Pourtant, je voulais reprendre le contrôle, alors j'ai répondu à son baiser.
Pascal a dû sentir mon malaise, alors il a suggéré qu'on passe à table. On a beaucoup rigolé en mangeant, en se racontant nos petites histoires. Je me demande si j'aurai voulu qu'ils soient honnête avec moi et m'avouent qu'ils s'étaient vu cette semaine? Je me demande si Pascal y pensait aussi? Pascal était plutôt réservé ce soir, mais il avait son beau sourire, qui me faisait tomber les chaussettes, et son regard était plein de tendresses. Pour qui??? Laquelle de nous 2??? Par contre, c'est ma main qu'il tenait, qu'il cherchait. Du cinéma? Pour compenser? Se faire pardonner?
Je me posais vraiment trop de questions!!! Pour me détendre, j'ai accepté les vodkas on the rocks que me proposait Caro, et ça a marché.
Puis, on a parlé ouvertement de la présence de Jess. On s'interrogeait et cherchait comment s'adapter à la nouvelle donne. J'ai exposé ouvertement ma situation avec mes neveux à la maison, de toute façon, je suis sûre que Caro le savait déjà. Je ne sais pas si Pascal essayait de me faire comprendre quelque chose, mais il a avoué que depuis, il voyait Caro beaucoup plus souvent que moi et aimerait bien que tout redevienne comme avant. Pour moi, Jess ou pas Jess, on n'aurait pas pu se voir plus souvent!!! Caro a donc proposé qu'on se retrouve parfois chez elle. Elle pensait que c'était une bonne solution.
C'est un peu bizarre de penser que, je ne suis pas la seule à connaître le contenu de mon journal. De savoir qu'il est lu m'embarrasse parfois et me retient de noter certaines choses. Pourtant, si j'ai commencé ce journal sur internet, c'était pour éviter d'avoir une trace écrite de ma vie qui traîne chez moi, aussi pour éviter que ça puisse tomber entre les mains de ma famille ou de mes proches (genre le petit ami qui fouille!!!)... Arhhh les photos... Si Pascal tombe là-dessus, je me fais nonne illico et je m'enterre dans le premier couvent venu! Je me sentirais complètement mise à nue. Pascal saurait ce qui se cache derrière le masque, ou dans ma petite tête, ce qui se cache derrière mon regard timide et mes sourires... Arf! Cela dit, c'est mon journal après tout...
Assis dans le canapé, Pascal me tripotait la main et me faisait de petits bisous tout en parlant, il avait un de ses petits regards qui me faisait fondre. Pascal a un charme fou et j'avoue que j'ai énormément de peine à lui résister.
Caro est venue s'asseoir à côté de moi et j'ai pensé que c'était parce qu'il n'y avait pas de place à côté de Pascal. On s'amusait sur le canapé et j'ai eu l'impression que Caro m'offrait à Pascal. J'ai un peu perdu le fils après, peut-être le vin ou la vodka?
Caro s'est mise à m'embrasser. En fait, on s'embrassait tous les 3. Sans comprendre comment, je me suis retrouvée allongée sur le canapé, adossée à elle, en quelque sorte dans ses bras. Pascal avait dû oublier la conversation qu'on avait eu dans la voiture, et moi, je ne ressentais plus autant de malaise. Vu ma position, le visage de Caroline était au-dessus de la mienne et Pascal nous embrassait toutes les deux, tour à tour. Ses lèvres sensuelles et chaudes glissaient des lèvres de l'une à l'autre.
Pascal avait déboutonné mon chemisier, et je sentais la douce chaleur de ses mains se promener sur ma peau. Secouée de frissons incontrôlables, je me mordais la lèvre inférieure pour étouffer mes gémissements quand sa bouche effleurait mes seins. Les lèvres de Caro ont remplacés ceux de Pascal alors qu'il caressait mon corps de petits bisous. Caroline jouait avec mes lèvres, emprisonnait ma bouche entre la sienne, mordillait doucement mes lèvres. J'avais de la peine à reprendre mon souffle. Pendant une demi seconde, j'ai pensé que c'était de cette manière qu'elle embrassait Pascal et j'ai été envahie par une petite vague de jalousie. Mais j'ai vite perdu le fils de mes pensées, je perdais aussi le contrôle. C'était vraiment trop bon.
Pascal me couvait du regard, guettant chaque expression de mon visage. J'étais secouée de frissons. Comme toujours, l'intensité de la couleur de ses yeux avaient changés, et il se mordait la lèvre inférieure par moment. J'aimais chaque expression de son visage, le contact de son corps et de sa peau me rendait dingue. Caro me retenait par les mains et ses seins nus frôlaient mon visage quant elle se penchait en avant pour embrasser Pascal. Une ou deux fois, Pascal m'a murmuré qu'il m'aimait. Je ne l'ai pas entendu le dire à Caro, mais peut-être l'avait-il aussi murmuré à son oreille en lui faisant l'amour...
Dans sa chambre, Caro avait également mis des bougies partout. Je me rappelle qu'au début, ça me rebutait de la toucher, probablement parce que je ne savais pas comment m'y prendre. Pourtant, qui connaît mieux le corps d'une femme comme une autre femme? Mais pour moi, ce n'était pas la bonne tactique de penser en tant que femme, c'est en me mettant à la place d'un homme que j'ai enfin trouvé mes marques. A travers nos doigts enlacés, je ressentais ses frissons, chaque fois que Pascal la touchait.
Même si ça nous était déjà arrivés de faire l'amour à 3, je n'avais jamais trouvé aussi bon que ce soir. Compliqué. Je crois quand même que je préfère qu'il navigue de l'une à l'autre et pas en même temps. Une à la fois quoi! Je crois que ça me gêne toujours un peu qu'il me fasse l'amour devant elle. Aussi dangereux que ça puisse paraître, je peux avouer sans honte que, j'aimais ces moments qu'on partageait tous les 3. Contrairement à mercredi soir, je ne ressentais aucune peine, ni aucune jalousie de le voir tendre et affectueux avec Caro.
J'ai appris à embrasser et à caresser ses seins, comme elle le faisait avec moi. Ce n'était pas si désagréable, et pourtant, je ne suis pas lesbienne. C'était comme un jeu, ou la recherche du plaisir partagé. Non, pas désagréable, mais une chose est sûre pour toutes les deux, on avait besoin de la présence d'un homme, et surtout, celui de Pascal... J'aimais son petit sourire parfois amusé ou quant il se mordait la lèvre inférieure, j'aimais aussi son regard tendre et enflammé. Arfff. J'aimais aussi sa manière de promener son doigt sur mes lèvres avant de m'embrasser, comme s'il les étudiait ou les goûtait avec précaution.
Le début de soirée était un peu tendu, en tous cas de mon côté, mais je me suis adaptée. On a passé une nuit mouvementé, mais agréable. On a pas beaucoup dormi. Pascal ne pouvait être que comblé d'être les 2 filles qu'il aimait et qui lui étaient complètement dévouées! Pendant la soirée, je crois qu'à aucun moment je ne me suis sentie lésée. Au première lueur du jour, on s'est endormi toutes les deux collées à lui. Caro et moi lui avons tout fait. Pascal devait sûrement être plus fatigué que nous, et il devait certainement bouillir de chaud, mais il devait sûrement être heureux, j'en suis sûre.
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------ 1ère nuit tous les 3 chez Caro (2/2) - 21.mai.10.ven - (141) ------