142/11 - Enfin une réaction...

Publié le par JaneDo

Enfin une réaction... - (dimanche.22.mai.2011 - 142/11)

Ca a sonné à ma porte à peine 5mn après le départ de Thomas. J’ai pensé qu’il était revenu sur ses pas, afff, j’avais commencé à me préparer pour aller me coucher, donc je sortais de la douche. Je ne voulais pas lui ouvrir comme ça, il pensera que je lui faisais des avances! J’ai enfilé en vitesse une robe de chambre, serré la ceinture... mais en regardant dans la lunette de la porte, ce n’était pas Thomas... mais Pascal?

Ah non alors, je ne m’étais pas préparée à le voir. Je me suis mise à trembler, panique à bord, je ne voulais pas lui ouvrir, mais je ne pouvais pas non plus le laisser derrière la porte.

  • Jane, je sais que tu es là, alors ouvre...

Si je n’ouvrais pas, il va croire que j’étais fâchée. Mince, ma tête était vide, Je ne savais plus si je devais être fâchée, je ne savais plus pourquoi je n’avais pas répondu à ses messages, ni pourquoi je n’avais pas voulu le voir. Plus rien, le vide total. Alors j’ai ouvert, ç’aurait été pire si j’avais trop traîné à le faire.

Pascal avait les yeux rouges, comme s’il avait pleuré. Glups.

  • Mais qu’est-ce q...
  • Tu as couché avec lui avoue le?
  • Quoi? Mais non! Qu’est-ce que tu raconte? Qu’est-ce que tu fou là?
  • Tu as disparu de la boîte, j’étais sorti exprès pour te voir et tu es partie sans même me dire bonjour, ni même que tu partais. Alors je suis venu ici et j’ai vu que Thomas était déjà là. Je... Je n’ai pas voulu vous déranger. Non, c’est pas vrai, j’ai attendu, je voulais voir si...
  • Je n’ai pas couché avec Thomas, je te le jure sur ma tête!

Purée, pourquoi je me mettais à me justifier moi? Pourquoi est-ce que j’étais soudain en position d’infériorité à me confondre en excuse moi? Et pourquoi je jurais encore?

Comme soulagé Pascal m’a presque soulevée pour me serrer contre lui. Il m’a dit qu’il s’était fait des films quant il attendait dans sa voiture. Il avait aussi fait les 100 pas dans le jardin, hésité plus d’1 fois à débarquer pour nous prendre sur le fait.

  • Tu aurais pu, on discutait seulement...
  • J’étais sûr que tu allais retomber dans ses bras... Ça m’aurait achevé!

On s’est fait quelques bisous. Je n’étais pas à l’aise, je ne fonctionnait pas correctement et s’il restait, je savais que je le regretterais à la lumière du jour. La main de Pascal se faufilait sous ma robe de chambre et je commençais à perdre pied, alors je l’ai repoussé. Je ne voulais pas me retrouver les 4 fers en l’air, même si.... afff, j’en avais drôlement envie... Sa réaction me faisait plaisir, mais j’avais encore tellement de choses qui me perturbaient, tellement de questions sans réponses, je ne pouvais pas le laisser me... Non. Il fallait qu’il s’en aille avant que je ne sois plus capable de lui résister, avant que je ne perde le peu de volonté qui me restait.

Pascal a essayé de me faire changer d’avis, il a même été jusqu’à promettre qu’il ne se passerait rien, alors je lui ai dit ce que je pensais et que c’était mieux de toute façon, sa femme devait surement se demander où il avait passé.

Parler de Jess a eu l’effet escompté, Pascal a accepté à contre-cœur de s’en aller contre la promesse de se voir dans l’après-midi. J’ai inventé une excuse bidon en disant que j’avais un truc en famille, que je ne savais pas si je pouvais. J’ai promis de le tenir au courant, mais je n’avais pas l’intention de le voir, c’était trop tôt.

La réaction de Pascal m’avait vraiment fait très plaisir, je ne m’y attendais pas. En tous cas, pas si tôt. Est-ce qu’il m’aimait alors? Je ne voulais pas perdre le petit avantage que j’avais réussi à avoir, alors je ne pouvais pas céder et le voir juste parce qu’il le voulait.

Dimanche, je n’avais rien prévu, à part me larver chez moi. Je n’avais pas envie de mettre le nez dehors, j’étais raide, j’avais eu une semaine stressante, j’avais envie de me reposer.

J’avais l’intention de mettre mon natel sur silence, de le laisser dans la chambre, de ne pas le regarder de la journée. Je voulais juste qu’on me fiche la paix. Un jour, c’est pas trop demander non! J’ai donc passé un dimanche tranquille sans me laisser déranger par qui que ce soit!


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