145/2012 - Tête à tête surprise
Jeudi – 24 mai 2012 - (145/2012) …
Je voulais absolument me reposer aujourd’hui, être tranquille, seule, parce que ce week-end, j’avais de la visite et je n’aurai pas 1mn pour moi. Rien qu’à cette idée, je stress déjà. Je déteste ne pas pouvoir compter sur quelques heures de solitudes, quelques heures à moi, sans personne dans mes pattes. Je déteste ne pas être seule chez moi en fait.
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Hey! On pourrait se voir ce soir? On pourrait manger ensemble? Enfin, après mon match? Je passe te chercher?
Non, je voulais prendre ma voiture. Puis, si on voulait rester encore un moment ensemble après avoir mangé, ce serait foutu s’il doit me ramener à la maison et rentrer! Pascal s’est rendu compte que j’avais raison. On s’est donc donné rendez-vous au bord du lac, à notre endroit habituel. Mince, j’étais en retard. Pascal m’avait pourtant appelé en quittant le terrain.
Mon cœur s’emballe dès que je le vois. Adossé à sa voiture, il fumait tranquillement en attendant mon arrivée. Dès qu’il m’a aperçue, il a écrasé sa cigarette pour venir à ma rencontre. Boum, boum, boum, mon cœur me cogne dans les oreilles. Il était en bermuda avec un t-shirt sans manche qui ne cachait rien de ses biceps musclés. Il avait une chemise, je crois, attaché à la taille. Je n’avais pas le temps de tout détailler, mon regard était attiré par le tableau qu’il formait dans l’ensemble. Trop trop chou.
J’avais peine à croire que ce bel homme attendait une nana comme moi! Qu’est-ce qu’il pouvait bien me trouver? Qu’est-ce qu’il pouvait bien aimer chez moi? Je n’avais rien de spéciale, et même, j’étais plutôt une nana hyper chiante!
Pascal m’a serré très fort contre lui un long moment avant de m’embrasser et de me faire fondre et devenir toute molle. Je sentais sa respiration, la solidité de ses muscles à travers les fines matières qui nous séparaient du peau à peau. Hum, j’aime son odeur, la chaleur de ses bras, je percevais le battement de son cœur. Ça m’a donné une furieuse envie de lui.
On a échangé quelques baisers, s’est encore serré l’un contre l’autre comme si on avait un terrible besoin de se rassurer, puis on a commencé à marcher en direction du Mövempick. J’avais laissé ma voiture au parking pour venir le rejoindre à pieds. On va manger au Mövempick? oui, tu as faim? oui, bref, je me suis transformée en madame «oui-oui».
Après quelques pas, Pascal s’est immobilisé… Il n’avait aucune envie qu’on aille se noyer dans la foule, il aimerait qu’on reste tous les 2, qu’on puisse se toucher, s’embrasser, se parler, sans avoir à faire attention à ceux qui nous entourent. Ben, j’allais pas dire non! J’ai pensé qu’on allait revenir sur nos pas pour aller s’asseoir sur notre muret, mais Pascal avait une toute autre idée.
Un peu perplexe et surprise, je l’ai regardé téléphoné… Il réservait une chambre? Oh! Boum. Boum, boum…
Pascal a voulu réservé la suite, mais elle n’était pas disponible, alors il a pris une Junior Suite. Il est fou. Pour quelques heures, je trouvais la dépense exagérée. Il m’a demandé ce que je voulais manger, j’ai pensé à un riz au curry. C’était ce que j’avais l’habitude de manger au Mövempick. Il s’est commandé un rumsteak et a voulu savoir si je voulais changer ma commande. Mais non, je mangeais toujours la même chose aux mêmes endroits moi. Il a demandé que tout soit prêt à notre arrivée dans la 1/2h et servi dans la chambre.
C’est quand même bien d’avoir de l’argent, tu as tout ce que tu veux, quant tu veux…
Pascal a fait tous les arrangements par téléphone. C’était chouette l’idée de manger en tête à tête sans yeux ou oreilles indiscrètes. On avait donc une demi-heure devant nous pour se faire des bisous et aller tranquillement jusqu’à l’hôtel. On est retourné à sa voiture pour aller s’enfiler dans le parking de l’hôtel ni vu, ni connu. A l’étage, un type nous attendait pour nous escorter à la chambre avec la clé et tout. Ah bon! C’est dingue, je pensais qu’il devait passer à la réception!
J’avais les joues en feu, légèrement mal à l’aise aussi. J’avais l’impression de porter un panneau… Boum, boum, boum…
Pendant qu’on mangeait, Pascal a tout à coup proposé qu’on dorme là, il n’avait pas envi de rentrer. Boum, boum, boum, boum, mon cœur s’affolait. Puis, on ne pourrait pas se voir de tout le long week-end, alors j’ai accepté. Je pensais quand même que ce n’était pas bien, j’avais un peu peur qu’on ait des ennuis. Enfin, c’est plutôt lui qui aurait des ennuis avec sa femme. Mais impossible de résister à l’envie de passer la nuit dans ses bras!
10mn après être arrivé dans la chambre, le dîner a été servi. Waouh, des fruits, du pain frais, du vin, des limonades, des trucs à grignoter, etc... Waouh!
On s’était déjà mis en peignoir. On avait l’intention de sauter dans le jaccuzi dès qu’on aurait fini de manger. La vue était magnifique. Pascal préférait le Savoy, mais rien que pour la vue, c’était top le Mövempick. Pascal me dorlote à mort, et j’avoue que j’adore ça.
Pascal n’avait pas besoin de dépenser autant juste pour me faire plaisir, ses bras et même rien qu’1h en sa compagnie m’aurait fait plaisir. Savoir qu’il avait envie de me voir me rendait déjà super heureuse. Mais à vrai dire, on a passé une soirée magnifique en tête à tête, rempli de rire, de bisous bisous, de sourires, d’amour…
Je crois que je n’oublierai jamais cette soirée. Et, je l'aime.