147/11 - Je me sentais trahie?
Est-ce que je me sentais trahie?
(vendredi.27.mai.2011 - 147/11)
En me réveillant ce matin, j’ai eu la bonne surprise de trouver plusieurs messages de Pascal. J'avais aussi reçu pas mal de petits mots de Thomas. J'ai lu les messages de Thomas en 1er, il avait toujours l'art de me faire du bien et de me mettre de bonne humeur, puis j'ai lu ceux de Pascal.
Pascal m’expliquait qu’il n’avait pas pu me courir après hier soir parce que Thomas aurait immédiatement su où il avait été. Il pensait que je faisais tout pour l’éviter, il ne comprenait pas et pensait qu’il fallait qu’on en parle. Pascal me demandait si j’étais d’accord qu’on passe le week-end ensemble, comme ça on aurait tout le temps de parler.
Aoutch! Sa proposition était vraiment très très alléchante, comment refuser? Pourtant, c’était bien trop rapide. Je savais qu’il n’en fallait pas beaucoup pour me faire craquer, et ça ce n’était pas la chose à faire, ce serait trop facile et il ne comprendrait pas la leçon. Mais... si je continuais à faire ma mauvaise tête, Pascal risquait aussi de se fatiguer et passer à autre chose. Je laissais trop de distance et n’importe quelle fille pouvait venir se mettre entre nous. En même temps, si c’était le cas, alors basta! Ah la la, je ne savais pas quoi lui répondre.
Puis, il y avait aussi son message qui me disait qu’il avait un truc ce soir, mais qu’on pouvait se retrouver après? Puis, il avait dû changer d’avis pour me dire qu’il devait jouer avec le groupe et me demandait de venir le chercher là-bas. Ça, c’était déjà mieux, parce que le “j’ai un truc ce soir...” suffisait à me faire péter un câble.
Que faire? Accepter ou refuser? L’empêche que l’idée de passer tout le week-end dans ses bras... Afff, j’avais envie de dire oui! Et tout le week-end pour discuter? Oh oui! Est-ce que j’aurai l’air trop faible si j‘acceptais? Mince, j’avais trop envie de dire oui! Stratégiquement, je pensais que je devais au contraire refuser tout en laissant une ouverture, comme proposer éventuellement le week-end prochain.
C’est ce que j’ai fini par lui répondre le cœur rempli de regrets!
J’étais sûre que si je le repoussait, il passerait son temps avec Caro ce qui me rongeait de jalousie!
Rongée de doutes, dans l’après-midi, j’ai appelé Caroline et j’ai fait un saut chez elle. Elle savait aussi où il jouait. Caro allait les regarder jouer et elle avait fait des projets pour le week-end; elle avait réservé une chambre d’hôtel ailleurs pour qu’ils aient la paix tout le week-end. J’ai noté qu’elle ne m’avait pas dit où, je pense qu’elle se méfiait de moi aussi. Je ne peux même pas expliquer le degré de douleur et d’anxiété qui m’a submergé lorsqu'elle me racontait tout ça. Caro m’a raconté que Pascal avait été distant ces derniers temps et elle s’était demandé si on avait recommencé à se voir. Je lui ai dit que non, que Pascal avait voulu me parler, mais j’avais préféré l’éviter.
C’était peut-être par méchanceté ou pour qu’elle soit honnête avec moi, ou peut-être parce que je lui ai demandé si je pouvais aller avec eux et qu’elle a dit non, mais je lui ai dit que Pascal m’avait proposé de passer le week-end avec lui, mais que j’avais refusé. Caro m’a demandé pourquoi? Elle était étonnée.
Peut-être aussi pour emmerder Caroline, je lui ai proposé de tester Pascal et je lui ai envoyé un message pour dire que; j’avais changé d’avis, c’était oui, que j’irai le chercher ce soir. Là dessus, il a envoyé un message à Caro pour dire que ça ne jouait pas ce soir. Pas d’explication, rien. Elle a voulu l’appeler, mais il n’était pas joignable. Caroline a fondu en larmes et j’ai regretté d’avoir été aussi méchante. Notre amitié était vraiment bizarre!!!
Quant elle s’est calmée, on a discuté et finalement Caroline m’a proposé de me joindre à eux. Je crois qu’elle pensait que Pascal tenait plus à moi qu’à elle, ou que si je le voulais, elle ne verrait pas Pascal du week-end. Je ne pense pas que c’était le cas, je crois seulement qu’il voyait une occasion pour nous de discuter, c’était seulement ça. Pascal revenait toujours vers elle, alors je ne pouvais pas imaginer que c’était plus que ça.
Si j’annulais, Caroline m’a promis de me tenir au courant si Pascal acceptait de passer le week-end avec elle, et elle m’a dit qu’elle avait réservé un hôtel à Villars, question d’être loin de la foule habituelle et de se sentir libre pour une fois. Alors j’ai annulé! Peut-être pour être une bonne fille ou par stupidité!
Qu’est-ce qui me garantissait que Caro m’avertirait de ce qu’ils allaient faire? Et si elle ne me disait rien, comment je saurais où les trouver? Je ne savais même pas s’ils allaient vraiment à Villars ou si elle m’avait dit ça comme ça! Pour éviter qu’elle ne m’évince, en rigolant, je lui ai dit que si elle avait dans l’idée de ne rien me dire, je pourrais toujours dire à Pascal que j’avais encore changé d’avis, mais en attendant, je ne savais pas si j’irai ou non les rejoindre. Caroline m’a demandé de ne pas parler de cet après-midi à Pascal, elle voulait avoir l’air de lui faire une surprise, c’est tout et qu’on avait seulement parlé au téléphone au cas où il posait la question. Elle voulait avoir le beau rôle quoi!
Caroline ne tenait pas à ce qu’il sache qu’elle était au courant qu’il avait voulu annuler avec elle, ni qu’on avait organisé que je les rejoigne. Ce serait une bonne surprise pour lui de constater que j’avais annulé pour passer le week-end tous les 3.
Je ne sais pas si elle avait raison, il me semble qu’elle avait une idée derrière la tête. Je suis sûre qu’elle avait une idée comment retourner la situation, ce qui m’a fait un peu flipper intérieurement parce que je savais qu’elle était maligne et avait plus d’un tour dans son sac. Peut-être qu’elle lui dirait et alors je me verrais obligée de me justifier?
Ah ben, je dirais qu’elle m’avait proposé alors j’ai fait semblant d’annuler parce que je savais que je le verrais de toute façon! Arf, je verrais bien! De toute façon, je ne savais pas si j’irai ou pas. Bon ,c’était presque sur que oui. Mince, je n’avais pas l’intention de lui faciliter les choses et j'avais prévu de ne pas le voir du week-end, et me voilà coincée, juste parce que je ne voulais pas le laisser à Caro! Lamentable.
J’ai insisté pour que Caro lui parle de ses projets pour voir ce qu’il allait dire. C’était surtout pour ne pas être tenue à l’écart. Je voulais éviter qu’elle me joue un tour de salope. J’ai bien fait, Pascal lui a demandé d’annuler sa réservation, il n’avait pas envi de sortir le soir, mais il ne savait pas si c’était une bonne idée. Bref, pour finir, il lui a proposé d’aller plutôt au chalet, qu’en attendait, de son côté, il allait faire une réservation d’hôtel au Beau Rivage avec sa carte de crédit. Comme ça, s’il était surveillé, on irait l’attendre là-bas et pas au chalet.
C’était malin... et maintenant, je savais où ils seraient!
Le soir, j’étais fin prête, et j’attendais un message de Caro. Entre temps, Pascal m’avait écrit et tenté de me joindre au téléphone pour savoir pourquoi j’avais annulé, que ça lui aurait fait plaisir qu’on se retrouve un peu, puis qu’il savait qu’on avait pas mal de choses à se dire. J’ai évité de lui répondre. J’étais impatiente d’aller le retrouver, impatiente de savoir ce qu’il allait faire en me voyant. D’un autre côté, me méfiant qu’il était bel et bien en couple avec Caro, j’étais contente de m'immiscer entre eux, comme elle me l’avait fait des milliers de fois.
C’était mon tour d’être une épine dans le pied de Caroline et de Pascal par la même occasion. Je crois que la meilleure chose à faire, était de faire bonne figure, souriante et tout, comme si tout était normal, comme si je ne me doutais de rien pour lui et Caro. C’était mieux que de les confronter avec ce que je pensais savoir, ils seraient obligés de prétendre ne pas être ensemble, et moi de faire comme si je pensais que Pascal était plus avec moi qu’avec elle. Caro et Pascal seraient coincés, hihihi.
Quand même j’enviais tout le temps qu’elle passerait en voiture avec lui, de cette complicité qu’ils partageaient et je remerciais le ciel d’avoir eu la chance de savoir ce qui se préparait. Sinon, j’aurai passé le week-end à jouer à mon petit jeu toute seule alors qu’ils passaient du bon temps ensemble. L’idée me donnait envie d’exploser de rage, j'étais en colère qu'il pense à passer le week-end loin de moi et avec Caro en plus! Relax ma fille, pfffouhhh, relax.
J’ai été les épier à la sortie du concert et je les ai perdu dans la circulation. Après ça, j’ai fichu le camp à Gstaad me préparer à les voir arriver. Surprenant, ils n’avaient pris ni la voiture à Caro, ni la Pascal la sienne! Caro m’avait envoyé un message pour me dire qu’ils étaient en route seulement à leur arrivée au chalet... Petite vache! Elle avait sans doute voulu pouvoir passer un peu de temps avec lui, seul à seul, avant de me voir débarquer!
Sans surprise, j’ai vu Caro se jeter au cou de Pascal dès leur arrivée au chalet, ce qui a eu pour effet de faire monter ma température.
Je suis retournée à ma voiture, je ne savais pas quoi faire, y aller ou non? Les laisser tranquille pour ce soir? Tout à coup, je me sentais hyper déprimée, étranglée d’angoisse, hors jeu et tout. Je crois que j’ai bien dû passer 1 bonne heure à me torturer la tête. J’avoue que j’avais une sorte de frousse géante qui me secouait de partout, je n’arrivais pas à me décider, mais l’idée de le laisser à Caro me faisait encore plus peur.
Ils sont sortis prendre un verre, Caro m’a envoyé un petit message pour m’avertir et me demander si je venais ou pas?
Peut-être que je signais mon arrêt de mort si j'y allais??? 1h du matin, déjà? Ah la la, je fais quoi?