149/11 - Triangle amoureux en vacances (2)
Triangle amoureux en vacances (2)
(dimanche.29.mai.2011 - 149/11)
Toute l’équipe avait décidé ensuite d’aller terminer la soirée chez Thomas, c’est comme ça qu’elle a su où il habitait. Pascal avait fait faux bond à tout le monde en rentrant chez lui. Et elle qui était venue exprès pour le voir, pour avoir l’occasion de le connaître mieux. Caro était tellement déçue de ne pas le voir chez Thomas qu’elle a posé des questions à droite et à gauche pour en apprendre un peu plus sur lui, que finalement Thom lui a dit qu’il habitait l’appartement de dessous, que Pascal n’était pas du genre à traîner dans les soirées, que c’était déjà une exception qu’il soit venu ce soir, et quant il rentrait comme ça, il fallait qu’on lui foute la paix. Personne ne voulait aller l’inciter à monter. Caroline avait pris son courage à 2 mains et elle a été sonner chez lui.
Pascal avait prétendu qu’il était crevé. Il ne voulait pas monter.
Pascal a rajouté qu’il était surtout assez embarrassé par ce qu’elle lui avait dit, alors il préférait éviter de se retrouver en sa compagnie, il ne savait pas comment le prendre, ni quoi lui dire et il savait bien qu’elle attendait une réaction de sa part. On a rigolé. C’est vrai que sous ses airs de petite femme fragile, Caro cachait une volonté de fer. Comme elle le disait si bien, au moins après ça, Pascal ne pouvait plus l’ignorer, elle l’avait marqué.
Elle ne l’a revu qu’1 mois plus tard. En attendant, elle avait sillonné les endroits qu’il semblait fréquenter avec ses potes, s’était rapproché d’eux, et quant elle a revu Pascal, elle faisait presque partie de l’équipe. Mais elle ne voulait personne d’autre que lui, ses copains avaient beau essayer de la draguer, ça en restait là. Elle, elle voulait Pascal.
Pascal et Caro avaient tous les 2 racontés leurs petits secrets, moi heum, je n’avais rien à dire. Je ne voulais pas raconter comment j’ai espéré et attendu qu’il m’appelle, désespéré à attendre qu’il le fasse, ni raconter que je ne pensais plus qu’à lui, que ses yeux, son regard et son petit sourire en coin avaient creusé un grand fossé dans mon cœur, que je ne rêvais plus que du moment où je le reverrais!!!
Alors, j’ai choisi de raconter qu’au début, je le voyais tout le temps avec Barbie, la meilleure amie de Jess, mais je ne le savais pas à l'époque, et j’avais même cru qu’ils étaient ensemble. Par contre, j’ai dit que son regard vert m’avait marqué, que j’aimais ses yeux et son sourire, mais que je ne pensais pas le revoir un jour. Que son côté discret, pas grande gueule, m’avait plu.
Je n’avais pas envie d’en dire plus.
Après le resto, on a décidé d’aller faire un saut à Villars pour rejoindre Paul et ses amis. On avait envi de faire la fête. Pascal l’a appelé depuis le téléphone du resto et Paul nous a dit dans quel bar on pouvait les trouver. Une fois installé et que Caroline était occupée à discuter, j’ai entraîné Pascal jusqu’à sa voiture. Je voulais lui faire sa fête, l’avoir à moi toute seule un petit moment.
- Jane, t’es folle, on peut pas rester ici! Je me vois bien me faire arrêter pour exhibitionnisme!
-
Glups... Sacré retour à la réalité!
On a donc été se chercher un petit coin tranquille. Après, on est revenu avec l’air innocent. Bien sûr, Caro avait immédiatement remarqué notre absence, j’ai prétendu qu’on était sorti fumer, mais Caroline n’était pas dupe. Je me demande pourquoi je lui mentais, c’était ridicule, alors je lui ai fait un clin d’oeil et elle a compris. D’ailleurs, elle s’en doutait.
Caroline a voulu, elle aussi, entraîner Pascal, mais il lui a dit que ce n’était pas un concours. J’étais juste à côté, alors j’ai entendu. Pascal semblait plaire à une des copines à Paul, et il est venu le dire à Pascal, après les regards de fusils d’assauts que Caro et moi lui avons lancé, elle s’est tenue à l’écart. En tous cas, à l’écart de Caro ou de moi. De temps à autre, elle essayait d’engager la conversation avec Pascal, mais aussitôt, Caro ou moi venions les interrompre.
Non mais oh! On était déjà 2 sur le coup... Ca suffisait! Alors bas les pattes!
Paul nous a proposé de dormir à Villars, mais on préférait rentrer à Gstaad. Une fois rentré, Pascal et moi, nous nous somme éclipsé à la salle de jeux. Caroline était montée pour se préparer à se coucher. Elle nous avait cherché à la piscine, c’était bien pour ça qu’on avait été ailleurs. On avait pensé que c’était une bonne planque... Caroline nous a trouvé dans la salle de jeux, elle n’a pas voulu nous déranger et elle est remontée se coucher.
Je dois dire qu’une table de billard, ce n’est pas l’idéal! C’est dur, pas très confortable, et ça râpe la peau du dos. Heureusement, dans la salle de jeux, il y a aussi des canapés!!! J’avais voulu faire la totale, mais on ne m’y reprendra plus avec les tables de billards!
Caroline avait aussi envie d'autre chose que de dormir, alors, elle n'a pas laissé là Pascal ’option de se coucher pour dormir. Et à force, ben, moi aussi. Faut dire que je n’avais pas souvent eu l’occasion ces derniers temps de pouvoir passer autant de temps avec lui, dans ses bras et tout, alors peut-être que j’avais envie d’en profiter. Si ça l’épuisait, ben tant pis.
Parfois, je me demande d’où Pascal ou même Caroline tirent leurs énergies, après quelques heures, j’étais naze, raide, mais eux ne l’entendaient pas de cette oreille et je me suis retrouvée à puiser dans mes réserves. Puis, je ne voulais pas être la 1ère à tomber!
Dimanche matin, on a commencé à émerger vers 11h, mince, je dois dire que j’aurai bien dormi encore jusqu’en milieu d’après-midi. Dès que ça a commencé à bouger, je me suis précipitée dans la salle de bains pour me laver les dents, Pascal et Caro aussi tout de suite après.
Pascal avait demandé à Caro si elle ne voulait pas aller préparer du café ou le déjeuner et elle nous a laissé. J’avais mal partout, mais 5mn après, j’avais déjà oublié la douleur. Trop cool, il avait envi qu'on soit seul.
Je crois que Caro avait traîné exprès. Elle est montée avec un plateau, ça devait être lourd à voir la grimace sur sa figure. Pascal s’est relevé pour le lui prendre des mains. Afff, ce magnifique corps robuste, ces fesses durs comme du béton, miam. Hum, son dos était quelque peu (beaucoup) griffé. Arf, j’avais envie de l’entourer encore de mes bras et me serrer contre lui pour sentir la chaleur de sa peau, entendre son cœur battre.
Après le déjeuner, j’ai été prendre une douche et quant je suis revenue, ils se faisaient des bisous bisous caliente. Je me suis habillé et, j’ai descendu le plateau pour les laisser un peu seul. Peut-être que j’aurai du m’incruster? Je ne sais pas.
On ne fermait pas la porte de la chambre, j’aurai pu remonter pour les écouter. Pascal et moi avions souvent l’habitude de papoter entre 2 ou pendant qu’on se faisait des câlins, je pense que lui et Caroline aussi, mais je ne le l’ai pas fait. L’air de rien, même si on faisait l’amour les 3 ensembles, de les entendre quant je ne participais pas au jeu me faisait toujours mal. C’était même insupportable, la jalousie me bouffait.
Incapable de savoir rester à l’écart, je suis remontée me joindre à eux.
On est descendu 1h plus tard, Pascal et Caro ont préparé le barbecue pour dîner en chahutant comme des gosses. Pendant ce temps, j’ai préparé la table dans le patio vers la piscine et on a mangé en essayant de programmer la suite de la journée. Ballades? Visites des sites de Gstaad? Ou farniente au chalet? Sans surprise, on a décidé de rester à la maison. En plus, on avait tellement de choses à se raconter et on avait envi de rester ensemble.
Je ne sais pas si parfois Pascal en avait assez de nous avoir toutes les 2 sur le dos, hihihi, il n’en a rien dit.
On a passé une journée remplie de tendresses, pleine de rire et de douceurs. On était drôlement fatigué, mais je crois qu’aucun de nous n’avions envi de perdre notre temps à dormir. Pourtant, je crois que je ne tenais plus, et j’ai dû dormir une petite heure. Je les avais entendu, se tripoter dans mon demi sommeil, mais, je ne tenais plus, je n’ai pas eu la force de lutter contre le sommeil. Je ne pense pas avoir été la seule, parce que quant j’ai ouvert les yeux, ils dormaient tous les 2. Pascal m’avait prise dans ses bras, je crois que c’est ce qui m’a fait dormir si bien.
Avant de plonger dans un sommeil vide et silencieux, j’ai entendu Caroline et Pascal chuchoter; “Elle a le droit de savoir, il faut lui dire...”, et je crois que Pascal lui a répondu un truc du genre; “Ce n’est pas le bon moment”. Après, j’ai sombré dans le néant. Je ne sais pas de quoi ils parlaient, mais j’ai bien l’impression que Caroline voulait que Pascal m’avoue qu’ils étaient ensemble!
Même si je n’avais dormi qu’1 petite heure, j’étais à nouveau d’attaque. Caroline et moi avons recommencé à titiller Pascal jusqu’à ce qu’il cède. Je suis sûre qu’il était crevé, mais il avait de l’endurance. On avait pas envie de le laisser dormir. Pascal et moi sommes descendu à la piscine, on a laissé Caroline dormir un peu. Pascal était adorable avec moi, tendrement attentif, câlin au possible, impossible de résister à son charme. Et puis, je l’aime tant.
Afff, on n’avait pas envi de rentrer... mais on y a bien été obligé! Demain, boulot et le reste! Sans compter qu’il avait une femme, sûrement folle de rage, qui l’attendait à la maison!
En arrivant chez moi, je suis tombée comme une souche. J’avais pensé dormir juste quelques heures et me relever pour profiter d’un bout de mon dimanche soir, je n’ai pas entendu mon réveil, c’est l’appel de Pascal qui m’a réveillée.
En effet, une furie l’avait attendu de pieds fermes à la maison. Jess était furieuse qu’il ne se soit même pas donné la peine de répondre à ses appels, de ne pas savoir où il était tout le week-end. Elle voulait des réponses que Pascal ne pouvait pas lui donner. Pour couper court à la guerre chez lui, après avoir essayé en vain de calmer sa femme, il a foutu le camp. Pascal appelait pour savoir s’il osait venir dormir chez moi.
Ben... C’aurait été le comble que je refuse non?
Pascal aurait pu aussi bien appeler Caro et je n’en aurais rien su. J’étais super contente, flattée même qu’il pense à moi, plutôt qu’à Caro, alors j’ai dit oui. Juste le temps de ranger un peu, et je me suis recouchée en lui laissant la porte ouverte. Après son coup de fils, impossible de fermer l’oeil jusqu’à son arrivée. J’étais vraiment aux anges!
Hahhh, pouvoir dormir à ses côtés, dans ses bras, c’était comme prolonger le week-end encore un peu.
Et aussi, je l’avais pour moi toute seule. Je n’ai pas voulu le provoquer, je savais qu’il bossait le lendemain. J’aime trop fort me sentir emprisonnée entre ses bras, j’avais bon chaud et j’ai dormi comme un bébé avec le cœur au bord des lèvres. Ça cognait si fort que je suis sûre qu’il pouvait l’entendre et ça empirait chaque fois qu'il me disait qu'il m'aimait!