149 - Soirée avec Caro... Trahison... (2)

Publié le par JaneDo

Samedi..... 29 mai 2010
(2)

Je les ai laissé seuls, parce que j'étais fatiguée, mais aussi, parce que j'étais sûre qu'ils avaient envi d'être seuls. Une fois dans la voiture, je me suis traitée d'idiote. Pourquoi être aussi généreuse et aussi compréhensible? J'avais déjà agi de cette manière avec 1 de mes premiers petits copains et ça ne m'avait fait que de la peine. Je l'avais laissé avec son ex, chaque fois qu'elle avait besoin de parler, et il m'avait trompée avec son elle! Zut, j'suis trop conne!

Ils étaient assis dans le canapé et Caro le visage ravagé de larmes se confiait à Pascal. Il lui tenait les mains et essayait de la consoler en lui passant la main à travers les cheveux, lui faisant des bisous sur le front. Je suis sûre qu'elle avait prévu un acte de 2, mais ma présence allait mettre un frein à son cinéma.

Caro a proposé qu'on passe la soirée chez elle, et Pascal m'a consultée du regard. Hum, je ne pouvais pas vraiment dire que je le voulais pour moi toute seule devant Caro! Et pourquoi pas en fait?

  • Si t'arrive à te débrouiller, alors, je préférerais qu'on passe la soirée rien que les deux!

Ha! Les larmes de Caro se sont asséchées instamment, surprise que j'émette une opinion aussi franchement. Pascal aussi était étonné, mais je ne crois pas que ça lui ait déplu. Il a eu un petit sourire adorable et passé un bras autour de mes épaules pour m'attirer à lui, en m'embrassant sur la tempe.

  • Jane? S'il te plaît? Je me mettrais à genoux s'il le faut... S'il te plaît?

Bon, comme d'hab., je me sens tout de suite coupable de vouloir quelque chose, égoïstement, pour moi toute seule, alors j'ai fini par grommeler un semblant d'accord. Gros gros soupir... J'aurai vraiment, vraiment voulu passer la soirée seule avec Pascal. Passer la soirée chez Caro, sous-entendait, se taper Caroline! Aucune envie de le partager ce soir!

Pascal et moi sommes parti ensemble. Il m'a raccompagnée à ma voiture, et on a discuté.

C'est clair que chez Caro, on pouvait dormir sans avoir à se séparer pour la nuit, et on pouvait même passé une grande partie du dimanche ensemble. Mais c'était à 3, et moi j'aurai voulu à 2! Pascal a proposé qu'on passe un petit moment chez elle, puis on irait après chez lui, mais une fois encore, je devrais m'éclipser avant que Jess ne se lève! Allons bon! Ce sera chez Caro, c'était plus pratique. Crap!

Il a été décidé qu'on se retrouverait donc chez Caro vers les 21h...

Zut, les enfants ne sortaient pas, alors je pouvais difficilement être chez Caro à 21h. Je ne pouvais pas sortir. J'ai tout de suite averti Pascal. Il a dit que ce n'était pas grave, parce que lui aussi avait quelques difficultés à se libérer. Mais quelque chose dans sa voix, ou peut-être son ton, je ne sais pas, mais ça m'a mis la puce à l'oreille. Les gosses ou pas, il fallait que je sorte!

Je devrais toujours suivre mes intuitions... toujours!

Pascal avait bel et bien pu se libérer et il était chez Caro. J'étais un peu dégoûtée! Les voilà dans les bras l'un de l'autre comme si je n'existais pas! C'était un coup de poing dans le ventre. Le cœur saignant, lourd, j'étais morte de jalousie.

Tout de suite, pour me rassurer sans doute, mon esprit à commencer à lui chercher des excuses; il avait simplement voulu me tranquilliser en me disant qu'il ne pouvait pas se libérer? Crap, je n'arrivais pas à empêcher les larmes, de sombrer, de me sentir couler vers le fond.

Assis parterre devant la table basse du salon, Caro lui tendait tendrement sa fourchette en l'embrassant au passage. Il répondait à ses baisers en souriant. De temps en temps, il l'attrapait au travers de la table pour l'embrasser, elle se dégageait pour continuer à lui donner à manger. Ils riaient tous les 2 gaiements, ça me rendait folle de jalousie.

Il fallait que je me ressaisisse. Je n'étais pas habillée pour débarquer, j'avais filé directement après notre coup de fils. Je le regrettais. L'idée de retourner me changer chez moi et ne pas savoir ce qui se passait entre temps me faisait trembler, mais je ne pouvais vraiment pas me pointer comme ça.

Je tremblais de la tête au pieds sur tout le trajet, jusque chez moi et même en me changeant. Je transpirais d'angoisse et je tremblais trop. Je roulais trop vite, mes réflexes n'étaient pas très sûres. De retour chez Caro... Zut, j'aurai peut-être dû appeler Pascal pendant mon absence de mon poste d'observation, question de lui rappeler à mon bon souvenir...

Prudemment, je me suis approchée le plus possible de la maison. Pascal et Caro étaient toujours au salon, ils fleurtaient. Pfff, elle avait oublié de tirer les rideaux, quelle idiote! Mais ça m'arrangeait. Même si j'avais le cœur qui battait bien trop vite, de la peine à respirer, je pouvais les voir à l'œuvre. Caro le couvait de; "Je t'aime... Je t'adore... Je n'aime que toi... etc.". Arfff, dur dur pour moi.

Je n'arrivais pas à penser, et il le fallait pourtant; quoi faire? Appeler Pascal? Lui dire que finalement, je pouvais le voir? Débarquer sans autre chez Caro? Sans les avertir?

De temps en temps, Caro essayait de parler de moi, mais Pascal éludait ses questions. Visiblement, il ne voulait pas parler de ça. Caro voulait savoir ce que Pascal m'avait dit? Savoir s'il n'avait pas peur que je lui fasse une scène? Ce qu'il pensait faire de moi? Ou on en était?

  • Si Jane apprend que tu as préféré passé la soirée avec moi plutôt qu'avec elle, elle va en faire une jaunisse! L'empêche que c'est dommage qu'elle ne soit pas là. J'aime bien quant elle est avec nous.

Rhhhh, le "jaunisse", le "NOUS", ça me fait dresser les cheveux sur la tête.

  • Non, c'est pas que j'ai préféré passer la soirée rien qu'avec toi, Jane ne pouvait pas se libérer. Apparemment, ses neveux ne sortent pas, c'est tout. Arhhh, ça m'embêterait  qu'elle apprenne que je suis venu quand même.

Son ton était quelque peu exacerbé? Fatigué? Désabusé? Ok, va chier, je vais débarquer! Tant pis pour ma fierté!

Je tremblais tellement, que je savais que je serais hors d'haleine et que j'aurai de la peine à aligner 2 mots ou à paraître détendu et confiante. Il fallait que je me calme, que je prenne une bonne inspiration, que j'arrête les tremblements débiles et que j'aille frapper à la porte avant... avant qu'il ne soit trop tard.

Pascal était couché sur le canapé et Caro s'était mise à califourchon sur lui. Ils continuaient à fleurter. Pascal avait la chemise ouverte, et Caro l'embrassait à n'en plus finir, ses mains à lui la tripotait sous son t-shirt. Je ne pouvais pas vraiment le voir, mais elle avait commencé à déboutonner son jean. Elle avait mis sa ceinture autour de son cou. Sans ambiguïté, je savais comment ça allait se terminer, et je voulais intervenir avant. Mais j'avais une tornade en folie dans le ventre. Impossible de faire cesser les tremblements. Il fallait que je fasse semblant de rien quant je débarquerais.

Ça devenait chaud à l'intérieur...

Si ça continuait comme ça, j'allais être prise de vitesse, il a fallu que je réagisse et vite. Alors, les doigts tremblants, j'ai appelé Pascal sur son portable. J'ai eu l'impression que ça sonnait si fort, que ça avait ameuté tout le voisinage. Ils ont tous 2 tournés les yeux vers son portable, posé sur la table du salon. Pascal a tendu la main et Caro a essayé de l'en empêcher en prenant le natel pour le cacher dans son dos.

Exprès ou pas, elle a pesé sur une des touches, donc ça a décroché. Elle jouait, et s'il voulait son natel, il devait l'attraper. Pascal a réussi à récupérer son natel. J'ai raccroché et rappelé. Pascal regardait son natel, mais n'a pas décroché. Caro l'observait avec un petit sourire. Évidemment, elle devait apprécié de le voir hésité, même, d'éviter mon appel. Afff, j'avais mal au bide. Pas une seconde je n'avais envisagé qu'il ne me répondrait pas.

J'ai dû me planquer parce que Pascal est sorti pour me rappeler. Je ne pouvais pas lui parler, j'étais trop près, il m'aurait entendue, et... vue! J'ai attendu qu'il retourne à l'intérieur pour m'éloigner et l'appeler à nouveau.

J'ai perdu mes moyens et je lui ai demandé sans détour où est-ce qu'il était? Je l'ai vu grimacer, se passer nerveusement la main dans les cheveux avant de me dire qu'il était chez Caro. Elle se pendait à lui et essayait d'entendre ce que je lui disais, Pascal essayait tant bien que mal de la tenir à l'écart et a voulu sortir... J'étais devant la porte!

Il avait oublié de se rhabiller correctement; reboutonner sa chemise et son pantalon... En une fraction de seconde, les tremblements ont cessés, j'ai retrouvé mes esprits... Si je faisais une scène, je serais obligée de repartir et je serais perdante. Ça laissera la place à Caro, tout le loisir de le consoler et ils passeront des heures à en discuter tous les 2. Je ne pouvais pas le permettre.

Pascal était un peu livide. Je crois qu'en me voyant, il a dû réaliser de quoi ils avaient l'air tous les 2. Je n'étais pas idiote, il savait que je devinerais immédiatement ce qui se passait...

  • Ahhh! Vous avez commencé sans moi?

Huh! Même si j'avais mal au cœur à en crever, rien ne valait l'expression de leurs visages! Ils étaient surpris et complètement tétanisés. Caro avait une expression de poissons frits et ne trouvait rien à dire. Je crois que pour Pascal, derrière la surprise, il devait se méfier. Intérieurement, j'étais contente d'avoir pu reprendre le contrôle de mes nerfs et d'avoir su les déstabiliser, mais Pascal ne perdait rien pour attendre!

Pascal m'a serrée dans ses bras comme s'il était soulagé de me voir enfin arriver, mais je n'étais pas dupe. A l'aise Blaise, je suis entrée comme si on m'attendait. Caroline a affiché un sourire un peu de travers. Derrière mon masque, j'étais furax, elle allait morfler!

Lors de nos ébats, Caro a essayé toutes ses combines, mais j'avais repris le contrôle...

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J
Oui, je souffrais, mais j'ai réussi à garder la tête froide, pas très longtemps! Je pense qu'il aime aussi Caroline. Si j'ai été le retrouver c'est parce que j'ai écouté la petite voix dans ma tête qui me disait que quelque chose n'allait pas! J'ai bien fait, mais en même temps, heureux celui qui ne voit rien, n'entend rien, ne dit rien!Sminette a toujours eu la tête sur les épaules et est de bon conseil, je suis enclin à suivre son conseil, il me manque juste le courage. En plus, tu me fais peur, c'est vrai que j'avais oublié qu'il devinera comment je le sais... arffff... je me sentirais ridicule déjà là!Arhhh, et l'idée qu'ils puissent se planquer ailleurs...
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C
Je te l'avais déjà dit, tu laisses ton chéri trop souvent seul...... C'était normal qu'il passe la soirée chez Caroline vu qu'une fois de plus tu le laisses tomber au dernier moment!!!! Par contre, bravo, bonne réaction même si je devine que tu devais surement souffrir à l'intérieur au moins tu n'a rien montrer. Il ne t'a pas menti peut-être parce qu'il a deviné que tu avais du les entendre quant Caroline a pris son téléphone. Tu as bien fait d'oublier tes petits principes et ton petit confort pour le retrouver. Jane, je crois que Pascal t'aime mais je crois qu'il aime aussi Caroline!Par contre, je ne suis pas tellement d'accord avec Sminette pour lui dire que tu l'a entendu dire à Caroline qu'il l'aime. Je ne pense pas que c'est une bonne idée qu'il sache que tu l'espionnais, je crois que c'esst mieux qu'il te crois bien tranquillement chez toi et ignorante de ce qui se passe, sinon, ils vont effectivement se cacher et dans ce cas, tu ne saura plus rien.Je me sentirais personellement ridicule de sourire aux anges (puisque tu ne saura plus qu'ils se voient) alors que les 2 sauront qu'ils se voient dans ton dos. Je ne sentirais humiliée à ta place. Là au moins tu le sais et tu peux agir. Imagine si après ils vont à l'hôtel? Ou qu'il l'emmène chez lui à ta place? Ou encore dans la voiture ailleurs? Hein? C'est ce que tu risques en lui parlant franchement!!!!! Je te conseille de ne rien lui dire, garde ça pour toi!
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