150/2013 - Croisé Pascal... On ne s'est pas parlé!
Jeudi, 30 mai 2013 - 150/2013 - Croisé Pascal… On ne s’est pas parlé.
Encore une journée à courir entre 2 apparts, pour enfin liquider ce déménagement. Je suis éreintée. J’ai pris un café avec Marie, puis j’ai ramassé autant que je pouvais et rempli ma voiture. Les 2 potes à Tchoy sont passés comme convenu, mais ils n’ont pas pu prendre les armoires de cuisine. Ils veulent revenir mardi. On verra si je suis dispo. J’ai envoyé l’email pour que Culligan passe aussi mardi reprendre la fontaine d’eau. Hélas, il y a encore tellement à faire.
Je suis trop fatiguée pour sortir, mais Thomas a tellement insisté. Il veut me voir. Ça me fait plaisir. Mais, il y a peut-être du Pascal là derrière, ou Pascal risque d’être présent aussi. Et lui, je préfère l’éviter pour le moment. Pfff, puis zut, je ne sais pas où se trouve la moitié de mes affaires, je ne sais pas comment faire pour m’habiller!
Je me suis préparée quand même et je suis passée chez Caro d’abord. On a pris un café ensemble, puis elle voulait aller au Pub. Pascal y serait et ça me faisait frissonner d’angoisse. Je l’ai laissé y aller seule, en promettant de passer plus tard. J’attendais que Thomas me relance pour y aller. Comme ça, je serais sûre d'abord que Thomas était sur place.
Pendant ce temps, je tournais en rond en voiture. Je suis passée devant le Pub et j’ai vu les voitures de Pascal et Thomas. J’aurai pu y aller, mais j’angoissais trop fort. Puis, comme je m’y attendais, Thomas m’a envoyé 2 messages coup sur coup, il demandait où je me trouvais, puis, si je passerais, qu’il était au Bleu. J’ai aussitôt répondu que je serais là dans les 5mn.
En arrivant, j’ai aussitôt remarqué Pascal au bar, mais j’ai aussi remarqué qu’Elodie était là, avec lui. Ça m’a fichu le moral dans les baskets. J’ai fait comme si je ne l’avais pas vu. Thomas était en train de se diriger vers la sortie, vers moi. Alors, je lui ai souri. On s’est fait la bise et on a discuté en fumant à l’extérieur. Caroline est passée vers nous.
Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal se diriger vers nous, alors, j’ai salué Caro, Thomas et j’ai fait un signe de la main à Paul et j’ai pris mes jambes à mon cou. Caro et Thomas ont eu la décence de ne pas me parler de Pascal, de ne pas mentionner qu’il était à l’intérieur. J’ai entendu Pascal m’appeler, mais j’ai fait comme si je n’avais rien entendu. J’ai foncé droit devant moi. Sans courir. Mais, dès que j’ai tourné le coin de la rue, j’ai couru à toutes jambes. Pas question de lui parler. J’ai ensuite évité de passer devant le Pub.
Pascal m’a envoyé un message pour me dire qu’il m’avait vu, qu’il était aussi au Bleu et me demander de revenir, ou de m’arrêter, l’attendre. Pascal voulait me parler. Et bien, moi pas. Je n’ai pas répondu.
Au lieu de rester à blablater avec sa Elodie, dès qu’il m’a vue, il aurait dû se bouger le cul. Il imaginait quoi? Que j’allais passer lui dire bonjour? Il rêve! Il a voulu attendre, ben, c’est trop tard. Au moins, il m’avait aperçue. J’étais toujours vivante. L’empêche que j’avais le coeur qui me faisait si mal. Comment avait-il osé emmener la Elodie au milieu de nos amis. J’étais triste. Le chagrin me consumait.
Pascal… tu me manques tellement. Celles que tu tiens dans tes bras, à qui tu souris, avec qui tu ris, pourraient te raconter ce que je ressens… Je t’aime encore.
A 3h du matin, je recevais un message de Pascal qui me demandait où j’étais… Ça faisait plus d’1h qu’il attendait devant ma porte. J’ai eu pitié de lui et je lui ai répondu. J’ai répondu seulement pour dire que ça ne servait à rien qu’il attende là, je n’étais pas là et je ne viendrais pas. Encouragé d’avoir reçu une réponse, il a aussitôt essayé de m’appeler, mais là, désolée Pascal même si je t’aime à mort, je n’ai pas répondu.