152/2013 - Je n'ai rien à lui dire...
Samedi, 1er Juin, 2013 - 152/2013 - Je n’ai rien à lui dire...
Parce que je pensais que Pascal allait rester chez Caroline, j’ai appelé Thomas pour savoir si je pouvais passer chez lui. Il était de sortie, comme de bien entendu, mais il m’a dit qu’il partait aussitôt. Peut-être parce qu’il sentait que j’avais besoin de lui?
Je ne sais pas si c’était j’avais raison de faire ça… Mais, je n’avais pas envie d’être seule à me torturer la tête à penser à Pascal et Caroline. Était-ce par vengeance? Je ne sais pas!
J’ai tourné en rond en attendant. J'attendais que Thomas me fasse signe pour dire qu’il était arrivé chez lui.
Glups ! Pascal était tout seul chez lui. Il jouait de la guitare. Ciel, donc, il était rentré? Il n’était donc pas resté avec Caro? Wahhh, alors, ce n’était peut-être pas une bonne idée d’aller chez Thomas, alors que je ne voulais pas parler à Pascal. Mince, j’allais encore le vexer! Mais, c’était trop tard pour faire marche arrière maintenant.
Pascal a dû m’entendre arriver, il est sorti sur sa terrasse. Quelle poisse. Je lui ai fait signe et je suis passée en coup de vent. Thomas m’attendait lui aussi sur le pas de sa porte.
- Tu es sûre que tu ne veux pas lui parler?
- Oui, je suis sûre.
- C’est un peu vache quand même. Tu sais, quant il a su qu’on allait au ciné ensemble, il a voulu venir, juste pour te parler. Tu ne penses pas que tu devrais au moins lui accorder une petite minute.
- Ecoute… Je ne sais pas quoi lui dire. En plus, j’ai mes tords moi aussi.
Thomas m’a prise contre lui. D’un geste tendre, il replaçait une mèche derrière mon oreille, tout en me regardant avec un drôle de sourire.
- Maintenant que vous n’êtes plus ensemble, et ça fait quand même un moment, je me demande si j’ai le droit de… tu sais…
J’ai souri. Quoi dire? C’est vrai que je n’étais plus avec Pascal, mais j’avais plus besoin d’un ami que d’un amant! Mais je l’adore. J’étais étonnée qu’il soit rentré juste pour moi. Ou est-ce que c’était pour le plaisir d’avoir le dessus sur Pascal? Ça, j’aimerai moins, parce que ce serait humiliant pour Pascal.
Après une dizaine de minute, Pascal est monté. Il voulait que je descende pour qu’on discute. Je ne voulais pas.
- Alors, Thomas, tu peux lui parler, tu ne l’évite pas, mais moi, tu n’as rien à me dire et tu ne veux pas me voir?
- Thomas est un copain, et je n’ai pas de problème avec lui!
- Ben... J’aimerai bien savoir ce qu’on a comme problème, et même ça, tu ne veux pas me le dire… Je ne comprends pas. Ben, écoute, je t’attends en bas. Si tu ne descends pas, c’est qu’on n’a rien à se dire.
Et Pascal est parti, sans me laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit. C’était préférable que je m’en aille tout simplement. Je ne pourrais pas rester chez Thomas sans aller lui parler. Là, il ne me le pardonnerait pas. Dans le cas contraire, ça me ferait péter un câble grave.
Dire que Thomas avait flingué sa soirée pour moi, et me voilà qui repart… Mais, il a dit qu’il comprenait. Thomas m’a proposé qu’on se retrouve quelque part. Qu’il partirait me rejoindre dans un petit 1/4h pour que Pascal ne se doute de rien.
Je trouvais minable d’agir comme ça, dans son dos. C’était tout aussi moche que ce qu’il avait fait avec son Elodie. Comment le lui reprocher si je faisais pareil? Je suis rentrée me cacher au studio à Moudon.
Avant de faire toute la route, j’ai quand même passé plus d’une demi-heure à lorgner Pascal. Il a discuté avec Thomas. Probablement de mon départ précipité. Ensuite, il a essayé de m’appeler, puis messages sur message. Je ne trouvais pas la force de lui répondre. Dans un de ses messages, il me disait que ça le rendait dingue de savoir que je peux trouver le temps de voir Thomas, mais que je n'étais pas foutue de lui donner 5mn. Que si je cherchais à le rendre jaloux, c'était fait.
Je ne pouvais pas continuer comme ça, je le savais bien, Pascal allait finir par se fatiguer de mes crises !!!
Donc, pour le calmer, j’ai promis par sms de l’appeler plus tard ou demain. J’ai été contente de voir qu’il passait la soirée tout seul chez lui. Ça me faisait aussi très mal au cœur.
J’avais envie de courir prendre Pascal dans mes bras et lui dire de ne pas se faire de soucis, je l’aimais toujours autant, même si je réagissais mal après le week-end où il m’avait laissé lâchement tomber. Mais, je l’aimais. J’aurai voulu le rassurer, mais… j’avais peur que ça se retourne contre moi en fin de compte.
J’ai dormi tard ce samedi, c’était le calme total. Bon, faut dire que j’étais crevée. Raide. Une fois debout, j’ai été retrouver Tchoy, on avait des trucs à terminer à Cugy. Puis, on a été manger. Il avait mal côté droite, je crois que c’est une crise de foie. Je suis rentrée vers 17h.
Samedi, en début de soirée, j’ai été manger avec Thomas. Cette fois, il n’a rien dit à Pascal. Il voulait éviter de me voir prendre la fuite comme au ciné. Je n’ai pas voulu parler de mes histoires concernant Pascal. En fait, je préférais éviter de parler de Pascal.
Thomas a ensuite été retrouver ses potes et moi, je suis rentrée. Je n’ai pas voulu sortir avec lui. Je ne voulais pas croiser Pascal. Il m’a assuré que Pascal n’était pas avec eux ce soir. Je me suis demandé ce qu’il avait voulu dire; que Pascal était avec Elodie ou chez lui tout seul?
Je crois qu’il a voulu sous-entendre que Pascal était avec Elodie… Alors, je suis allée vérifier. Pascal n’était pas chez lui. Ça m’a foutu les boules. Caroline est le meilleur service de renseignement que je connaisse, alors je l’ai appelée. Je suis tombée des nues, Caro ne savait pas où il était. Ça, c’était nouveau!
Loin d’être rassurée, je suis quand même rentrée. Je n’avais pas besoin de courir pour le trouver, Caroline s’en chargerait. Demain, je saurais où il traînait par elle.