152..3/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!
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Lundi matin, après une nuit de cauchemars, la tête dans le cul, je me suis dépêchée de quitter la chambre, sur la pointe des pieds, avant que Layne ne se réveille. Je n’avais pas très bien dormi. Fallait qu’un jour, qu’il pige que les galipettes du matin, c’était pas mon truc, surtout en plus après une dispute.
J’espèrais trouver la cuisine déserte, mais elle ne l’était pas. A part les 5 autres personnes présentent, il y avait aussi Pascal et Caroline. C'était vraiment ma chance! Quant on était ensemble, on était pas aussi collé collé, à croire qu'ils ne se quittaient pas d'une semelle. D’après leurs tenues, ils rentraient de leur jogging matinale.
Après un bonjour général, et un petit sourire à Thomas qui m’observait avec attention, je me suis servie un grand café dans un bol, ignorant Pascal et tout spécialement le coin où il était pour faire le tour et quitter la cuisine aussi vite que possible. Je détestais cette manière que les gens ont de vous regarder. Ce détestable regard compatissant, mêlé de pitié.
Je me suis installée sur la terrasse pour respirer le soleil et regarder Maxou gambader et pisser sur chaque brindille.
Pascal est venu s’asseoir dehors en face de moi, me bouchant la vue du coup. Caroline qui l’avait suivi est venue s’asseoir à côté de lui. Manquait plus que ça! Que je sois obligée de les regarder tous les 2! J’ai répondu à son salut parce que Caroline était là et je me suis tirée. Je l’ai entendu m’appeler, mais j’ai fait comme si je n’avais rien entendu. J’avais la boule à lestomac et mon café avait tourné.
Prise au piège, ne sachant pas où aller me cacher, j’ai fini par retourner dans la cuisine. Entouré par les autres, je pouvais mieux éviter tout contact visuel avec Pascal et tout contact vocal aussi.
Layne est arrivé peu après, il avait la mémoire courte, lui!!! Après s’être disputé, re-disputé, dormi chacun dans son coin, le voilà qui agissait comme si rien ne s’était passé. Mon premier réflexe aurait été de l’envoyer balader, mais comme Pascal revenait vers la cuisine, j’ai laissé Layne faire son petit cinéma.
Il ne perdait rien à attendre, je referais la gueule en rentrant.
Avant midi, avec une bonne partie de l’équipe, on a été jouer au PaintBall. Trop cool. Ça m’a beaucoup détendue. A midi, on a mangé tous ensemble. C’était génial, comme ça, je pouvais éviter Pascal sans trop me casser la tête. Je me mettais toujours à une distance respectable, quant c’était pas à l’autre bout de la table. Ma stratégie d’évitement marchait à la perfection.
Après la partie de PaintBall, on est rentré au chalet et les garçons ont joués dans le jardin. Pascal avait remarqué mon manège et me jetait des regards aux sourcils froncés. Grâce à Layne, hyper attentif, chaque fois que Pascal essayait de m’approcher, soit il m’embrassait en plein poire, me coupant la parole si je parlais, ou me passait les bras autour des épaules.
Difficile de ne pas remarqué à quel point Pascal était mignon, comme son joli ton de bronzage. Brrrr... stop. Pour ne pas le dévorer des yeux, je me suis plongée dans un Agatha Christie. Pourtant, mon oreille arrivait encore à capter, parmi tous les rires, son rire. Dire qu’il arrivait encore à rire après m’avoir brisé le coeur en mille morceaux.
Nos chaises longues étaient tous ensemble en cercle, et les boissons étaient dans une des glacière sur la table. Quant Pascal est passé boire avec sa Caroline collée au basque, pour l’emmerder, je me suis penchée vers Layne, qui somnolait sur sa chaise longue, pour lui faire des mamours. Ni 1, ni 2, Layne était allumé et d’attaque.
- On va faire une sieste?
Layne m’avait attrapé par la main, il n'a pas eu besoin de me traîner derrière lui et ce n’était pas vraiment une question et je savais aussi que ce n’était pas vraiment pour une sieste. Même si j’en avais pas envie, je savais que Pascal avait entendu, c’était ce qui comptait. Pour bien marquer le coup, j’ai souri de tout mon coeur en miette et j’ai passé mon bras autour de mon petit chéri et je l’ai suivi comme si je n’attendais que ça et que je me réjouissais de regagner ma chambre.
Après notre petite escapade, tout câlin, Layne était plus calme et beaucoup plus détendu. Pascal de son côté, m’a évité royalement. Tant mieux, parce que moi, je n’avais pas oublié son escapade avec Caroline hier soir.
Plus tard, du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal discuter avec Thomas. Je ne sais pas de quoi ils parlaient, mais Pascal s’est passé les mains dans les cheveux en faisant une drôle de grimace et à regarder dans ma direction. On aurait dit qu’il avait eu l’intention de venir de mon côté, mais Thomas l’a retenu par le bras.
Une dalle à la place du coeur, je n’étais que trop contente de partir quant Layne a proposé de lever le camp en fin d’après-midi. Pas la peine de prolonger cette infernale journée.
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Déroute... He love me... He loves me not?! (152..3/3-lun-01.juin.09)