152..2/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!
Déroute... He loves me... He loves me not?!
Lundi, 1er Juin 2009 - 152/2009 - 2/3
J’en avais mal à la tête. Fallait que je m’occupe à autre chose pour me changer les idées. J’ai embarqué mon ordi et je suis descendue au salon. Je passais pas mal de temps sur mon ordi à tout moment, en me mettant dans un coin ou un autre. Ça faisait sourire tout le monde, sauf Layne qui aurait bien voulu savoir ce que je pouvais bien faire sur mon ordi. Il avait essayé à 1 ou 2 reprises de tripoter mon ordi, mais le petit système de verrouillage que Pascal m’avait installé fonctionnait à merveille. Impossible d’utiliser mon portable sans le mot magique. S’il savait que c’était simplement le nom de Pascal en entier, il ferait la gueule. Plus simple que ça tu meurs!
Surprise, presque tout le monde était rentré, mais personne ne semblait vraiment pressé d’aller se coucher.
Ils s’étaient installé sur la terrasse. Pascal avait sorti sa guitare et il grattait en chantonnant. Caroline collée à côté de lui le regardait les yeux émerveillée, il la regardait en souriant. Était-ce de la douceur que je voyais dans son regard? Grrrr... ça n’aurait pas de sens après ce qu’il m’avait dit. On aurait dit qu’il chantait pour elle. Il n’avait jamais chanté pour moi?
Pas de traces de Layne, ni d’Alexia, Jess ou Ethan. Layne aurait-il été rejoindre Alexia en boîte pour passer sa rage?
Je me suis assise dans un des fauteuil à côté de Paul. Pascal avait jeté un petit coup d’oeil dans ma direction quant je suis sortie sur la terrasse les rejoindre, sans plus. Caroline aussi, mais avec un certain dédain. Elle a chuchoté quelque chose à Pascal à l’oreille, qui a fait “oui” de la tête et elle s’est levée pour dire qu’elle allait se coucher. Une minute plus tard, Pascal l’a suivie. J’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque. Il n’allait quand même pas la rejoindre, non? Je me sentais mal.
J’ai levé les yeux et croisé le regard de Thomas qui m’observait. Je crois bien que Pascal avait été rejoindre Caroline, quelque chose dans le regard de Thomas et la gêne de Paul qui tentait de me faire la conversation, me l’ont fait comprendre. Oui, je me sentais mal. C’était donc pour ça qu’il lui avait fait oui de la tête?
Je ne comprenais plus rien de rien. Comment osait-il la suivre presque sous mon nez après ce qu’il m’avait dit plus tôt? Est-ce qu’il jouait avec mes nerfs ou quoi? Il se moquait de moi ou quoi? Après quelques secondes ou minutes, j’en savais rien, à rester tétanisée sur place, entre larmes et manque de respiration, j’ai voulu prendre la fuite vers ma chambre.
Thomas m’a attrapée par le bras, en me faisait non de la tête.
- Jane... ça ne sert à rien de faire ça. Reste ici.
Wowhhh, il croyait peut-être que je voulais aller les surprendre ou quoi? Je crois bien que oui.
- Je retournais seulement à ma chambre! Qu’est-ce que tu croyais?
- Come on, allé, reste ici.
Une petite pointe de colère... Alors comme ça, Thomas avait peur que j’aille les déranger, hein? Il était dans leur camp. J’étais pas bien, je voulais juste me cacher dans ma chambre, mais Thomas insistait pour que je reste au rez avec eux. Du coup, sa réaction ne m’a fait penser rien qu’à une seule chose; ce qui se passait dans une des chambre à l’étage. J’étais révulsée, proche de la nausée et encore plus proche de l’évanouissement.
Le temps passait et je ne voyais que des images de Pascal et de Caroline, enlacés et... IARK. Je les revoyais en train de s’embrasser, je me sentais vraiment pas top.
Mais pour ne pas le montrer aux autres qui surveillaient mes réactions, intrigués par ce qui pouvait se passer dans ma tête et savoir comment je prenais les choses, il me fallait faire bonne figure.
C’était l’enfer sur terre. Le coeur perdu, se cognait contre les parois de ma poitrine. Un sourire d’occas sur la face, je faisais semblant de participer à la conversation, et une 1/2h plus tard quant j’ai voulu monter, Thomas m’a encore empêchée de partir. Les boules quoi, là, je lui en ai voulu, parce que par sa faute, je m’imaginais des choses. De plus son attitude m'enrageait et me faisait mal, comme s’il voulait leur laisser le temps, les protéger, que je n’aille pas les déranger.
Presque qu’1h plus tard, Pascal est revenu nous rejoindre sur la terrasse. Avec un sourire, qui m’avait coûté mes dernières forces, j’ai demandé à Thomas, avec un petit clin d’oeil si je pouvais y aller maintenant, avant de filer vers ma chambre. J’avais évité de regarder Pascal, je n’aurais pas supporter de voir un air satisfait sur son visage. J’aurai pu me crevé les yeux tellement je n’avais pas envie de le voir.
J’étais si mal mais je n’osais pas me mettre à pleurer au cas où Layne se pointerais, mais difficile de me retenir alors j’ai été me noyer sous la douche. Au cas où, je pouvais toujours dire que j’avais eu de l’eau dans les yeux.
J’avais raison. Layne est arrivé entre temps et en entendant la douche, il n’a pas eu de meilleures idées que de venir m’y rejoindre. C’était la bagarre, je n’avais pas envie qu’il me touche, et il a cru que j’étais encore fâchée à cause de notre dispute.
J’ai été pire injuste, je me suis défoulée sur Layne... Profitant de la situation, j’ai pris la balle au bond et je l’ai agressé en lui demandant où il avait été traîner? Que j’étais descendue le chercher mais qu’il avait disparu. Surpris d’abord, mais malin, il m’a demandé si j’avais profité de voir Pascal ou si je l’avais vraiment chercher? Bref, on s’est pris la tête, et on a fini par dormir dos à dos. Ça me convenait parfaitement. Je ne me sentais pas le coeur pour une partie de jambes en l’air. Je me demandais comment la plupart des hommes fonctionnaient au fond; on se dispute, ils prennent les voiles, puis au retour, ils vous sautent dessus! Non mais? Il manque pas quelque chose là au milieu? Comme une mise au point? Ou des excuses?
* * * * *
Déroute... He loves me... He loves me not ?! (152.. 2/3-lun-01.juin.09)