153 - Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania...
L'idéal serait qu’on me fiche la paix en début de semaine. Je préfère ne rien programmer, ne voir personne, parce que j’ai du boulot. Je commence à être visible et plus disponible à partir du jeudi soir.
Le lundi matin, souvent, je passe chez ma soeur prendre le café. Mercredi, si je n’ai pas trop de retard dans mon boulot, j’ai une ouverture pour les enfants l’après-midi. Le jeudi soir, en général, c’est réservé aux potes, juste boire un verre, éventuellement manger un truc et retour à la casa. Ça, c’est ma petite routine. Donc, pas de place pour un petit copain jusqu’au jeudi, voir vendredi soir!
Ce qui me rendrait super heureuse, c’est de ne voir personne jusqu’au vendredi soir, là, je pourrais caser les potes, puis hop, on me fiche la paix jusqu’au vendredi soir prochain.... Ce serait le rêve, ce serait géant! Mais hélas, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait!
Surtout depuis que Pascal est entré dans ma vie, c’est-à-dire depuis 1an! Tous mes petits plans ont valdingués dans tous les sens. Je me réveille Pascal, je respire Pascal, je pense Pascal, je dors Pascal... n’importe quoi.! Je ne me reconnais plus.
J’étais mon pire ennemi, je le savais bien. Quant il se passe quelque chose, je choisi toujours pour le scénario catastrophe, parce que je me dis toujours que “c’est trop beau pour être vrai”, que je ne peux pas toujours avoir autant de chance. Je pense toujours au pire, surtout quant il s’agit de ma vie sentimentale.
Arf, passé le moment de rêverie après avoir dansé avec Pascal, la réalité était vite venue me rappeler que c’était mieux d’envisager le pire pour éviter les déceptions. La chute avait été brutale et l’est encore. Je continuais à tourner en rond dans ma tête; je voulais lui parler et j’avais peur de lui parler, c’était d’un bête! Je me sentais hyper angoissée, tendue... je devenais cinglée.
Il me fallait le voir... De toute façon, ce ne sera pas possible avant le vendredi soir quant il sera dans son autre appart. Avant ça, il était avec Jess. Je ne voulais pas prendre le risque de l’appeler pour qu’il refuse de me voir. 4 foutu jours à attendre, j’allais perdre la tête d’ici là... L’attente allait être longue.
En attendant, autant m’occuper! Et pourtant, mardi a été une énorme perte de temps.
Entre mes sorties avec le chien et les heures avec Brig au téléphone, j’ai essayé de composer un email pour Pascal. J’étais à bout et je ne savais vraiment pas quoi lui dire. Ah zut, encore oublié de prendre mes médics pour la thyroïde. C’est seulement quant je commence à gonfler que je m’en rend compte... 7 jours, zut et re-zut.
Le soir, après une journée des plus chiantes, à courir dans tous les sens pour faire des trucs qui n’ont aboutis à rien, j’avais accepté d’aller prendre un verre avec la fille de l’équipe féminine de basket. Dire que je n’arrive même pas à me souvenir de son prénom; Sylvia? Sylvie? Je n’avais pas pu refuser, sinon elle n’aurait jamais osé me re-proposer quelque chose. Et la prochaine fois qu’on se serait croisé dans une sortie, on aurait été plutôt mal à l’aise, l’une vis-à-vis de l'autre, pas le choix donc!
Je n’avais pas l’impression qu’elle était au courant pour Pascal et moi, alors même si on a beaucoup parlé, et même un peu parlé de notre vie privée, j’ai évité de mentionner Pascal. Forcément, elle savait que je sortais avec Layne. Par contre, je me doute qu’elle sache que Layne batifolait ailleurs, parce qu’elle a voulu connaitre mes sentiments pour lui etc. Elle n’a quand même pas osé, à notre 1ère sortie amicale entre filles, me balançer ce qu’elle savait, mais j’ai senti qu’elle tâtait le terrain.
C’était sympa, même si j’ai frissonné chque fois qu'elle prononçait le nom de Pascal. Thomas, qui a téléphoné entre temps, est venu se joindre à nous et on a fini chez elle à papauter comme de vrais commères. Elle est vraiment très cool, pas très fofolle, même un peu coincée, mais très agréable. Après quelques verres, quant elle est un peu pompette, elle n’arrête plus de parler. La soirée a quelque peu rattrapé la journée!
Je suis partie en même temps que Thomas. J’étais drôlement contente de n’avoir quand même pas trop pensé à Pascal. Mais dès le moment où je me suis retrouvée seule dans ma voiture, hop... la boule à l’estomac, la tête à l’envers à me demander ce que je devrais faire... Arfff.
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Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania... - (153-mar-02.juin.09)