155 - Petite Lueur d'Espoir...

Publié le par JaneDo


Vraiment ennuyeux qu’il fasse nuit si tard, je devais attendre la nuit pour aller surprendre Pascal chez lui, parce que je voulais m’assurer qu’il n’y ait personne. Pfffff, il y avait le risque de le manquer s’il sortait... Ce serait la poisse!

Je me suis assise sur un petit muret au bord du lac et j’ai laissé Max faire sa petite promenade, pendant ce temps, j’essayais de réfléchir à ce que j’allais lui dire. Enfin, il fait assez sombre pour que je puisse vérifier depuis le parc si Pascal... Pas de lumière... zut... il n’était pas chez lui. Raté!

J’ai fait un tour dans les endroits qu’on avait l’habitude de fréquenter, pas de Pascal non plus. Caroline non plus! Personne, juste une partie de ma bande. Je suis alors vite passée, 5mn, juste le temps de leur faire un petit coucou. La queue entre les jambes, de mauvais poil, je suis rentrée!

Affff, ça commençait hyper mal. Mon plan était tombé à l’eau, je n’avais plus qu’à attendre demain soir pour le voir. J’allais encore passer la nuit à tournoyer dans tous les sens sans trouver le sommeil, angoissée par l’anticipation de le revoir, seul à seul.

A peine rentrée, après m’être démaquillée et enfilé un training, je me suis plongée dans un film à la télé. Tout pour ne pas penser. Mais ma tête était un appareil multifonctions; j’arrivais à suivre un film tout en étant en ébullition, à répéter ce que je voulais dire à Pascal demain soir.

Sonnerie à la porte... J’y crois pas... Layne? Non...

  • J’ai reçu ton message.

Je lui ai fait signe de rentrer, mais il a fait non de la tête. Pascal s’était à nouveau rasé la tête et portait sa coupe militaire. Ça lui allait bien, mais j’aimais aussi beaucoup ses cheveux plus long. Bah, j’aimais toutes ses têtes en fait.

  • Jane, c’est complètement idiot, ça va juste nous faire du mal pour rien. Je n’aurai pas dû venir, c’est un peu bête, tu trouve pas?
  • Non, pas bête... j’avais besoin de te voir.
  • A quoi ça va nous servir, hein?

Son natel s’était mis à sonner, sans le regarder, il l’a simplement coupé. Ça m’a fait drôlement plaisir. Après avoir réfléchi un petit moment, il a enfin avoué qu’il avait eu aussi envi de me voir.

Pascal proposait d’aller se balader, je préférais rester à la maison, Pascal n’y tenait pas tellement. Il me fixait, ce qui me donnait l’impression qu’il voulait encore dire quelque chose, mais rien. Il avait fini par accepter d’entrer, mais il n’était pas à l’aise, et restait appuyé contre la porte de l’entrée. Ça ne se passait pas bien.

  • Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?

J’étais aussi assez mal à l’aise, mais j’étais vraiment très contente de le voir. Je me suis avancée pour me serrer contre lui, avec la peur au ventre qu’il me repousse. Pascal m’a laissé faire, je l’ai senti hésitant, puis enfin, il m’a serrée contre lui, très, très fort. C’était drôlement rassurant. J’ai fermé les yeux pour graver toutes mes impressions dans ma mémoire à jamais.

Après, Pascal m’a quand même repoussée, doucement, lentement, mais fermement!!

  • On devrait éviter ça... Et s’enfermer chez toi, c’est pas une bonne idée... Mince, c’est vraiment nul, je n’aurai pas dû venir, je vais rentrer.
  • Non, reste stp.

Il me regardait hésitant. Peut-être qu’il ne voulait pas tromper Caroline? Rien que d’y penser, ça me rendait malade. Il était à moi, c’est en étant avec elle qu’il me trompait. Même s’il m’avait repoussée, je me suis serrée à nouveau contre lui, l’encerclant dans mes bras. Je ne voulais pas qu’il parte. Encore une fois, Pascal m’a serré très fort. Je l’ai regardé avec toute les supplications du monde, lui demandant de rester. Hésitant d’abord, puis plus pressant, ENFIN, il m’a embrassée. Miaaaam encore. J’avais le cerveau en bouilli et mon coeur battait tellement fort. J’aurai voulu que ça ne s’arrête jamais. J’aime la douceur de ses lèvres, j’aime le goût de ses baisers, j’en voulais encore et encore. Tout mon corps était en éveil après le long sommeil dans lequel je l’avais plongé.

  • Qu’est-ce qu’on fait là?

C’était un murmure, sa voix s’était légèrement cassée. Petit signe de son trouble, et Pascal me serrait toujours très fort.

  • Tu ne serais jamais venu si je ne t’avais pas envoyé de message?
  • Je ne suis pas aussi fort que tu l’imagine.
  • Je suis triste en me disant que si je n’avais pas eu la chance de connaître le reste de la bande, de t’avoir croisé à la montagne et dans les endroits qu’on fréquente, on se serait tout simplement perdu de vue et jamais on aurait pu se retrouver. Je trouve ça trop triste.
  • Si tu veux tout savoir, j'ai passé beaucoup de nuits à tourner autour de chez toi... J’en ai passé des heures à observer tes fenêtres, espérant t’apercevoir même un court moment. Tu n’étais jamais seule ou tu ne rentrais juste pas. Je suis aussi passé quant tu étais en Angleterre tu sais. Maintenant, je sais pourquoi il n’y avait pas de lumière. Personne! Je me suis dis que c’était un signe.
  • Conneries!

De sa main libre, Pascal a enlevé ma tresse de devant mes yeux, et me caressait le visage. Il souriait, un peu perplexe. Sa main était chaude et douce. Ciel, comme je l’aime, comme il était doux et tendre. Je l’adore, il n’y avait rien que je puisse faire contre ça.

  • Jane... tu me manques tellement fort tu sais... Tu n’as pas idée!

Je l’ai embrassé. Qu’est-ce que c’était bon de savoir que je lui manquais, qu’est-ce que j’aimais l’entendre le dire. Alors, il y avait de l’espoir, il ne m’avait pas totalement rayé de sa vie. Je voulais qu’il continue à m’embrasser et me serrer dans ses bras. Je décidais de ne pas le laisser rentrer, je voulais qu’il reste.

Dans ses bras, j’oubliais tout, pourquoi on avait eu des problèmes, pourquoi on s’était séparé, les rendez-vous manqués, tout. Après nous avoir fait sursauté, la sonnerie de la porte nous a ramené un peu brutalement à la réalité.

Merde, c’était Layne, il ne manquait plus que ça...

Pascal s’est repris immédiatement. Layne savait que j’étais là, inutile de me cacher et il avait dû voir la voiture à Pascal, donc il ne fallait pas trop tarder à lui ouvrir.

  • Pascal... hum, je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dans l’idée que je te trouverais ici. Toujours à tourner autour de ma nana, hein?

Pascal m’a jeté un regard de côté sans répondre à Layne, il m’a annoncé qu’il devait y aller. Il m’a fait une petite bise sur la joue et il a filé.

L’arrivée de Layne m’a coupé les pattes. Je ne m’y attendais pas. J’étais vraiment triste de voir Pascal partir. Je me sentais plutôt lasse et abattue. Les choses commençait à aller bien avant que Layne ne se pointe, maintenant c’était fichu. On avait pas eu le temps de mettre les choses au clair et je ne savais toujours pas où on en était. Pascal allait sûrement regretter d’avoir failli flanché. Mince, l’apparition de Layne sur la scène lui rappelait probablement qu’il n’avait rien à faire ici. Quelle poisse.

Je me sentais déprimée, aussi molle que du papier mâché, triste à mourir. Est-ce que j’aurai dû demander à Layne de partir et à Pascal de rester pour lui prouver que je tenais à lui? Arfff, je n’aurai pas pu faire ça, ç’aurait été franchement dègue vis-à-vis de Layne, en plus sans savoir où j’en étais avec Pascal... pffff.

Layne a commencé son petit cirque avec des questions à la pelle. Mais, sorry, j’étais pas d’humeur. Après lui avoir juste dit, qu’on avait à parler, je me suis réfugiée dans le mutisme et sur le canapé. Assez vachement, j’allais le laisser s’énerver jusqu’au point où il partirait furibond. Parce que ça, je savais que je ne voulais pas qu’il reste ici, même si, pour Pascal, c’était fichu. Il allait rentrer auprès de Jess, donc, il était hors d’atteinte pour ce soir. Complètement à tord, j’en voulais à Layne.

En même temps, il n’y pouvait rien. Tout était de ma faute. J’aurai voulu être assez vache et méchante pour le planter, mais, je n’en avais pas le courage. Je m’en voulais d’être aussi lâche. Même s’il me trompait, il restait adorable quant on était ensemble, alors je n’avais pas le courage d’être aussi cruelle. Et pour ça, je m’en voulais un peu. Comme je le pensais, après s’être énervé, et avoir essayé de me faire parler, il est parti, espérant sans doute que je le retienne, mais je n'ai pas bougé.

La tête dans les pieds, triste, faible, je décidais de perdre la mémoire dans le sommeil. Pendant que Layne s’acharnait à trouver du répondant, j’en avais profité pour m’enfiler un somnifère. J’étais vraiment naze et trop triste!


*   *   *   *   *
Petite lueur d’espoir...  (155-jeu-04.juin.09)

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Publié dans jane's diary

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P
l'amour triomphe toujours!Pascal est le bon, car ses baisers ne semblent pour toi comparables à aucun autre...tu respires pour lui.A mon avis, tu ne dois pas te culpabiliser comme cela pour Layne...il a été certes présent quand il le fallait, mais ce n'était pas sans ambition personnelle puisque sa période "fidélité" n'aura duré qu'un temps (le temps nécessaire à ce qu'il s'assure que tu lui appartenais bien à nouveau)... alors que Pascal lui, t'es toujours fidèle, jusqu'au plus profond de son coeur. Il y a bien le rapprochement avec Caroline, mais elle ne lui sert que de protection face au choc qu'à été pour lui ton retour vers Layne...Au plus profond de toi, tu sais très bien lequel tu veux des deux, alors ne fais pas deux fois la même erreur.Pascal a beau être un ange, si tu lui donnes l'impression que c'est lui que tu veux, il ne supportera alors pas une éventuelle nouvelle déception comme celle qu'aura été Layne.Lorsqu'on te lis (et tu écrits vraiment très bien) Layne te regarde comme un objet qu'il possède, alors que Pascal te vois comme une âme libre qu'il aime éperdument, et c'est là la plus grande, et la plus importante, différence.Cela ne représente certes que la parole d'une inconnue, mais il s'agit d'une inconnue qui a déjà trouvé l'âme soeur, et qui a l'impression de le revivre lorsqu'elle te lis en train de parler de Pascal.
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