157 - Coeur brisé.. On arrête de se voir?!?

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 06 juin 2010

Pascal et sa femme sont rentré vers les 4h du matin... Pascal n'avait pas répondu à mon message. Je n'avais pas prévu de dormir chez Thomas, mais comme Pascal avait tardé à rentrer, je n'arrivais pas à me résoudre à partir. Je suis restée, espérant, contre toute attente, quand même réussir à voir Pascal. Ça n'a pas marché.

Même s'il a fait quelques tentatives, Thomas a respecté sa parole et n'a pas trop insisté. Entourée des bras de Thomas qui s'était endormi, je restais là, les yeux grands ouverts. Impossible de dormir. J'attendais Pascal, je voulais Pascal, j'espérais Pascal... Pourtant, j'aurai préféré être endormie quant Pascal et Jess sont rentrés...

J'avais raison, Pascal ne jouait pas, il était sous le charme de sa femme ce soir... Je les ai entendu...

Doucement, je me suis extraite des bras de Thomas....

La fenêtre était ouverte, et comme les chambres sont l'une sous l'autre, c'était difficile de ne pas deviner ce qui se passait dans la chambre à Jess, à l'étage en dessous. C'était discret, mais j'entendais les petits bruits, de petits cris, des rires aussi... et moi je pleurais en silence pour ne pas réveiller Thomas.

Pascal m'avait promis qu'il ne la toucherait pas... Il n'avait pas tenu sa promesse!

Je n'arrivais pas à fermer l'œil, alors je me suis glissée hors des bras de Thomas et je suis rentrée. Je voulais aller m'enterrer chez moi. J'ai laissé un petit mot à Thomas pour le remercier et je suis partie sur la pointe des pieds.

Pascal a vue mon message dans la matinée, et il a tout de suite essayé de m'appeler. J'étais réveillée, mais je n'ai pas répondu. Je crois que je lui aurais fait des reproches, ou j'aurai même pleuré. Vers les 11h du matin, j'ai finalement résolu d'aller me coucher. Je ne me suis réveillée que vers les 17h.

J'ai lu tous mes messages, mais je ne me suis pas donnée la peine de répondre. Par contre, j'ai fini par répondre à Thomas qui était plutôt insistant. On a été manger un hamburger à Ouchy. J'ai voulu savoir s'il entendait souvent les bruits provenant de l'appartement à Pascal. Apparemment oui. Thomas nous avait entendu assez souvent, mais il avait pris l'habitude de s'endormir avec la télé sur timer ou avec de la musique. Ça m'a fait rougir.

Avant de rentrer chez moi, on a été prendre un dernier verre chez lui.

Il y avait de la lumière chez Pascal. J'avais trop envie d'aller voir, mais je n'osais pas. Si Pascal était chez lui, je voulais faire en sorte qu'il remarque ma présence chez Thomas. Peut-être comme ça, il essayera de me parler ou répondra-t-il à mon message? Peut-être passera-t-il chez Thomas pour me chercher? Mais c'était trop espérer, il n'en a rien fait. Pour finir, j'ai pensé que ce devait être Jess et non Pascal qui était en bas. J'ai tout de même entraîné Thomas au bord du lac, sur la jetée.

Pascal était assis sur les marches à surveiller ma voiture... Hahhh, alors il était là, et il savait que j'étais là. Enfin, je pouvais le voir. Il m'a proposé de marcher un peu et on est retourné au bord du lac, là où j'étais 1h plus tôt avec Thomas.

Thomas allait nous voir et j'avoue que ça m'embarrassait un peu...

  • Qu'est-ce qui nous arrive ces temps? On a du mal à communiquer, du mal à se comprendre... C'est dingue!

Je n'ai rien répondu. Tout se bousculait dans ma tête, mon rythme cardiaque aussi s'accélérait et s'affolait en sa présence. Entre le plaisir de le voir et la lourdeur d'une sorte de chagrin que je traînais depuis plusieurs jours, je ne savais pas de quel côté pencher la balance.

  • Tu as dit que tu n'étais pas fâchée, et pourtant, tu m'évites?

Il fallait que je sorte de ma torpeur, et que contrairement à mes habitudes de ne pas prendre de risques, il fallait que j'aie un peu plus de courage et que je pose quelques unes des questions qui me torturaient. Aussi, parler de choses dont je préférais généralement ne pas aborder!

  • Je ne suis pas vraiment fâchée, non je ne crois pas être fâchée. Il y a juste des choses qui me perturbent, que je ne comprends pas. Des choses ou situations qui me font me poser des questions. Oui, c'est vrai, j'ai préféré t'éviter parce que je ne sais pas comment parler de ce qui me tracassent.
  • Faut juste te lancer c'est tout. On triera s'il faut...
  • Ok. Ben... J'avais envie de te voir hier soir, mais tu n'a pas répondu à mon message?
  • Je ne l'ai vu que ce matin en fait...
  • Je le devine. T'étais bien trop occupé hier soir pour le voir...
  • Disons, si je comprends bien, tu étais chez Thomas, alors heureusement!
  • Je vous ai entendu rentrer, et je vous ai entendu... Tu m'avais promis...

Pascal s'est arrêté. Il regardait droit devant, les mains dans les poches. Il lui a fallu 1 bonne minute avant de me répondre, sans me regarder.

  • Je ne t'ai rien promis. Ça te faisait plaisir d'entendre que je ne la toucherais pas, mais je ne l'ai pas promis. Je ne pouvais pas promettre un truc pareil Jane, tu le sais bien. C'est ma femme après tout, tu comprends.

Glups, il cherchait à me briser encore plus le cœur ou quoi?

  • Mais, pour en revenir à hier soir, tu as mal entendu. Ce n'était pas moi... Jess était avec Éthan.

Huh? Hééééé? Alors je me suis torturée pour rien? Ethan? Mais que faisait Ethan ici? Alors, ils sont toujours ensemble? Je ne l'avais pas vu à la soirée? Est-ce qu'il ne me raconterait pas des cracks lui? Mais aussi, j'éprouvais un énorme soulagement. Toutefois, j'avais noté qu'il avait tenu à me notifier qu'il ne m'avait pas promis de ne pas la toucher, donc ils avaient certainement... Iak, je ne voulais pas y penser, je voulais garder ce sentiment de soulagement. Mais dis... Si ce n'était pas lui, alors où avait-il dormi?

Je tremblais comme une feuille quant je lui ai posé la question.

Pascal n'avait pas l'air de vouloir répondre, alors j'ai insisté, même si ça me foutait les boules et que les spéculations m'envahissaient en masse. Il était sûrement chez Caro?

Embarrassé, Pascal a fini par me dire qu'il avait été faire le guet chez moi. Jess et Ethan n'étaient pas resté chez lui. Jess était passée pour prendre quelques affaires et dormait à l'hôtel d'Ethan. Après avoir attendu des heures autour de chez moi, avoir été vérifier dans mon garage, il a fini par se résoudre à rentrer. Il a su le lendemain, par Jess, que j'étais chez Thomas. Thomas, lui, lui a raconté que je n'étais pas restée. On s'était endormi, mais quant il s'est réveillé, j'étais partie. Qu'il ne s'était rien passé. Ce que j'ai immédiatement confirmé. Ciel, comme j'étais contente de ne pas avoir fait de connerie, écrasée par la douleur!!! Je l'aurai regretté.

  • Qu'est-ce que tu foutais chez Thomas?
  • Et toi? Qu'est-ce que tu foutais chez Caro l'autre jour?

Yo! J'étais peut-être un peu trop agressive! Je ne voulais pas que ça tourne en bal de reproches. Je me suis calmée.

  • Pascal? Est-ce que tu vois Caro en douce? Est-ce que tes sentiments pour elle ont évolués?
  • Wowhhh, qu'est-ce qui t'arrive? Tu me fais une petite crise d'insécurité?

Pascal essayait de plaisanter, c'était une tentative pour changer de sujet. Il ne voulait pas répondre à ma question, alors j'ai insisté. Je devinais ce qu'il allait dire, parce qu'il essayait trop visiblement d'éviter le sujet, mais tant que je ne l'entendais pas, haut et clair, sortir de sa bouche, j'aurai des doutes, ou j'essayerai de me convaincre que mes pressentiments étaient infondés.

  • Je sais que d'habitude, je préfère que tu me racontes de jolis mensonges, parce qu'il a des choses que je préfère ne pas savoir, mais là, je crois que je veux savoir.

Je crois qu'il se méfiait un peu. Pascal m'a dévisagée longuement les sourcils froncés, pour donner le change, j'ai essayé de prendre un air détaché et sereine. Je sais qu'il réfléchissais à toute allure pour savoir s'il devait croire ce que je disais, ou s'il devait me raconter la fable que j'aurai envie d'entendre. J'ai vu ses doigts se serrer, pour le reste, il avait l'air détendu, mais il ne l'était pas. De mon côté, je m'étais préparée psychologique, je me suis coatchée pour ne pas m'enflammée et ne pas éclater ou faire une scène.

  • Faudrait savoir Jane... Tu crois ou t'en ai sûre? Tu souffles le chaud et le froid sans arrêt, c'est un peu difficile de te suivre par moment, tu sais...
  • Répond tout simplement.... Oui ou non...
  • Je n'ai pas vraiment envi de parler de ça, surtout si on doit finir par se fâcher!
  • Ça t'as fait plaisir qu'elle passe des week-end avec nous? Est-ce que tu as l'impression que je te force la main... enfin, par rapport à Caro? Soit franc, dis moi, c'est important.
  • Jeeez...

Pascal a eu un long soupir avant de me faire face. Là encore, je pouvais le sentir me sonder du regard.

  • Écoute... Tu ne me force pas la main, si je ne voulais pas, je pense que je refuserais. Tu sais bien que je l'aime beaucoup, qu'elle me plaît, peut-être pas autant que toi, mais elle me plaît. On s'accorde plutôt pas mal tous les trois, non?

Là, Pascal a un peu rougi et n'a pas osé me regarder. "Est-ce que tu l'aimes plus que moi? Autant que moi?", ce sont les questions que j'aurai voulu lui poser, mais je pense que j'avais un peu peur des réponses. Ou je les connaissais déjà.

  • Alors, non... Ça ne me dérange pas qu'elle passe le week-end avec nous. J'aime faire l'amour avec elle aussi, alors, bien sûr que ça ne m'a pas dérangé du tout.
  • Ok.
  • Pourquoi tu me demandes ça?
  • J'avais peur de te l'imposer, je ne voulais pas te forcer la main ou... enfin, en gros c'est ça.
  • Je ne voudrais juste pas qu'elle prenne les choses trop au sérieux ou qu'elle pense que ça y est, on sort ensemble... On en a un peu parler... Je ne voudrais pas la faire souffrir ou lui faire du mal... Si je peux l'éviter...

J'essayais de bien prendre les choses, d'avoir l'air cool, mais salaud, je morflais!

  • Tu tiens à Caro?
  • Même si des fois je suis un peu dur avec elle... Oui... Je tiens à elle.
  • Est-ce que... Est-ce que tu l'aime?
  • Oui... Je l'aime.

Il avait eu une petite hésitation, mais sa réponse était nette et claire. J'avais les larmes aux yeux même si j'avais demandé à savoir, et Pascal s'en est aperçu. C'était un peu dur à digérer les; "...Je tiens à elle... et... J'aime faire l'amour avec elle... aussi...". Jeeez, je me sentais mal, la boule à l'estomac, l'envie de gerber. Je regardais parterre et j'essayais de me ramasser, lever la tête pour montrer que je tenais le coup. C'était dur, parce que maintenant, j'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et courir me réfugier chez moi et pas du tout envie de le regarder.

Impossible de cacher mes sentiments, j'étais anéanti. Pascal l'a senti. Il s'était avancé pour me prendre dans ses bras et j'ai pas pu me retenir de reculer. Je crois que comme je n'arrivais pas à parler, j'ai dû lever la main pour lui faire signe de ne pas m'approcher. Je ne voulais pas qu'il me touche.

  • C'est bien ce que je pensais...

Oui, il avait pensé juste. Malgré ce que je lui avais dit, malgré mon attitude cool, j'avais du mal à digérer.

Quant j'ai retrouvé la parole, je lui ai répété que je n'étais pas fâchée, mais que j'avais seulement du mal à encaisser. Pascal n'a pas haussé le ton, ne s'est pas énervé, mais il m'a reprochée de lui cacher des trucs, de ne pas expliquer clairement les choses, de ne pas vouloir savoir puis, d'en faire une histoire. Du coup, il ne savait pas sur quel pieds danser. Qu'il avait toujours peur de mal comprendre ou que je prenne mal certaines choses, du coup, il ne pouvait pas me parler ouvertement.

Bref, c'était pas le bon moment pour parler, ni de lui demander de faire un choix. Je me suis retranchée comme d'habitude dans ma bulle et j'ai voulu prendre la fuite.

  • C'est peut-être mieux qu'on arrête de se voir pendant quelques temps. C'est mieux pour tous les deux.

Aoutch! Je crois qu'il venait de m'assassiner, de me briser le cœur en milles morceaux. Tout mon corps pesait soudainement une tonne. Je ne pouvais pas permettre qu'il me voit me décomposer, ni fondre en larmes. J'avais un de ces mal de tête. Parler? Je pouvais plus! Je n'ai pas trouver autre chose à faire que de partir. Je ne pouvais pas le regarder. Là tout de suite, je ne voulais plus le voir.

Il ne lui aurait pas été possible de me retenir, mais le pire, c'est qu'il m'ait laissé partir!

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------ Coeur brisé; il veut qu'on arrête de se voir - 06.juin.10.dim - (157) ------
 

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J
Je ne peux pas le laisser partir sans me battre. Peut-être qu'il a profité de l'occasion pour prendre ses distances, mais je ne peux, je ne vais pas baisser les bras! Si j'ai une chance, je la saisirais :!
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J
Je vais me battre :-3
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L
Triste mais je crois que Pascal voulait rompre depuis longtemps mais il ne voulait pas de faire de mal. Le fait que tu l'as surpris chez sa maitresse, doublé du fait que tu sois fâchée lui donnait une bonne occasion et il en profite. Quant c'est fini, c'est fini. Il te faut tourner la page et l'oublier. Je ne pense pas que ce serait une bonne idée de continuer à lui tourner autour, il serait agacé et toi, tu continuera à remuer le couteau dans la plaie, donc à te faire du mal. Même si c'est dur, il faut que tu prenne tes distances, et le plus tôt serait le mieux...
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D
Oui, il fallait s'y attendre, je l'avais senti... Désolée pour toi!Mais laisse pas tomber, BATS TOI !
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