162/2013 - Avec Pascal, on s'explique par sms...
Mardi, 11 juin 2013 - 162/2013 - Avec Pascal, on s’explique par sms!
Course toute la matinée pour des prunes. Puis, j’ai posé les plaques et décidé de m’accorder une journée de tranquillité. Puis, dans la soirée, avec Tchoy, on devait aller à Grandvaux pour un appart. Ensuite, on est sorti manger chez Bao. Une restaurant chinois, Rue de l’Ale. Ça faisait des lustres que je n’étais pas retournée. On a mangé une fondue Thaï. C’était hyper, ultra bon.
En rentrant, j’ai trouvé un message de Pascal. C’est juste, j’avais entendu mon natel biper, mais je n’ai pas regardé tout de suite. Puis j’ai oublié. Et ce n’est qu’en arrivant chez moi que j’ai lu le message;
- T'es chiante Jane!
C’était le petit mot que j’ai reçu de Pascal. Glups, c’était il y a un peu plus d’une heure. Je lui ai demandé pourquoi et que voulait dire son message. Pascal a répondu qu’il me trouvait chiante de ne pas appeler, de ne pas donner signe de vie.
De toute façon, j’avais décidé de faire un geste. Ça n’avait aucun sens de me murer dans mon silence. Si je voulais que Pascal me comprenne, peut-être fallait-il que je m’explique!!!
- Ha! Ben écoute, je ne sais pas vraiment par où commencer et quoi dire!
- Par le début ce serait bien?
- Ben le début… Quant tu m’as laissé choir le samedi soir!
- Je t’ai expliqué ce qui s’était passé, non? J’ai juste été dîner avec l’équipe!
- Mouais… Justement. Le soir d’avant, pas d’imprévu pour passer la soirée avec Caro, mais samedi, oh! Un petit imprévu!
- Jane… Ce n’est pas de ma faute. Je n’ai pas fait exprès!
- Tu as toujours du temps pour les autres jamais pour moi… Ça m’a brisé le coeur. Je t’en voulais vraiment beaucoup. Je crois que je t’en veux encore. Je ne suis même pas sûre.
- Jane… Non! C’est pas ça du tout. J’étais sûr que tu irais m’attendre à la maison.
- Pfff, si tu le voulais, tu aurais pu dire quelque chose. Ou au moins m’avertir.
- J’ai pas pensé que je devais t’avertir. J’ai franchement pensé que tu devinerais qu’on se retrouverais à la maison. Je t’assure, je ne pensais vraiment pas que j’avais besoin de te dire d’aller à la maison. Tu as la clé, je pensais automatiquement que tu irais à la maison.
- Mouais… De toute manière, vu l’heure à laquelle tu es rentré, tu n’as même pas pensé rentré plus tôt. Donc, tu ne voulais pas vraiment me voir.
- Tu rigole là?
- Non.
- On pourrai se voir et parler face à face? Pourquoi tu m’évites?
- Non, je veux pas.
- Ecrire, pfff, on risque de mal interpréter ce que l’autre pense. J’aime pas trop.
- Ça me va. Si on ne comprend pas klk chose, on peut demander…
- Bon d’accord. Mais, j’avais vraiment envi de te voir Jane, je t’assure.
J’ai mis quelques minutes pour savoir quoi dire de plus. Puis, même au risque de me répéter, je préférais qu’on discute par sms.
- Ça m’a fait beaucoup de peine. Je sais que tu as revu Elodie. Pour elle aussi tu as eu du temps, et moi samedi… Pas de nouvelles, pas de petit mot pour me dire, ne serait-ce que tu avais du retard… J’ai trouvé ça méchant et horrible… Surtout de ta part.
- Tu me connais Jane… Je ne ferais jamais un truc pareil. Jamais je ne ferais exprès de te faire de la peine. Tu le sais non? Est-ce que tu trouve que ça me ressemble ça?
- Non. Mais, l’oublie, ne pas pensé, prendre à la légère le fait que je t’attendais sans savoir ce qui se passe… C’est pareil que si tu l’avais fait exprès. C’est juste ne pas avoir de considération pour moi.
- Oh mon petit coeur, je suis tellement désolé. Laisse moi au moins avoir la possibilité de me racheter?
- C’est passé, c’est trop tard… Quoi que tu fasses, ça ne va pas effacer ce que j’ai ressenti ce soir là…
- Mais alors… Tu ne me pardonnera donc jamais?
- Pardonner, je sais pas… c’est peut-être aller un peu vite…
- Si on passe le week-end prochain ensemble? Tu me pardonnes?
- Oubli ça! Tu exagères là. Ça m’énerve!
- Oups… Alors excuse-moi… J’avoue que je sais pas quoi faire? Comment espérer te voir sourire avec le coeur, comme avant?
- Même moi je sais pas. Tu me manques… Mais dès que j’ai envie de te voir, le souvenir de ce soir là me tord l’estomac et ça me donne envie de pleurer.
- Je suis tellement désolé. Aujourd’hui, on ne partage plus rien. C’est le néant. Le silence radio. J’aime pas.
- Moi non plus j’aime pas.
J'avais l'impression que Pascal ne m'écoutait pas. Je le comprenais, mais j'espérais qu'il me comprenne aussi. Il était désolé, mais ça ne changeait rien! D'être désolé, c'est bien, mais ça change quoi? Ça efface le chagrin? Les heures à l'attendre? A se torturer de questions?
- Je viens te chercher… Il faut qu’on se parle.
- C’est ce qu’on fait là non? Je préfère.
- Moi je veux te voir.
- Non. Je ne saurais pas te parler.
- Bien sûr tu saura.
- Non Pascal. Par sms, c’est mieux je trouve. Tu vois, là, j’ai envie de te voir, mais ça me rend triste, alors je n’en ai pas envie.
- Mince! Donne moi une chance. Je déteste les sms, c’est trop impersonnel.
Bleurp, je ne savais pas quoi lui dire. Tout ce que je savais, c’était que je ne voulais pas l’avoir en face. Je me connais, je lui pardonnerais direct. Trop facile. J’ai mis une minute ou deux avant de lui répondre. Ça n’exprimait pas vraiment ce que je pensais, mais c’était une manière d’éviter le face à face.
- J’aime que ce soit impersonnel.
- Alors, c’est que tu n’as pas envie de me voir.
- C’est vrai… En pensant à ce soir là, non, je n’ai pas envie de te voir. Tu m’as vraiment fait beaucoup de peine. Ce serait trop facile de se voir, de discuter 2mn, et ensuite tu penseras que c’est bon, tout est réglé. Ça ne se règle pas aussi simplement.
- Jane… Je comprends pas trop là? Tu penses rester fâchée longtemps?
Puis, avant que j’ai eu le temps de lui répondre, Pascal me renvoyait un message pour me dire qu’il devait couper court.
- Je dois te laisser… T’expliquerais… “Jess”. Je t’app plus tard ou demain d’ac. JTM gros bisous
Pfff…. Ben ça pour une fin! Coupé en plein courant. L’air de rien, ça me foutait en boule! Jess??? Il ne m’avait pas encore véritablement dit que Jess était rentrée. Je les avais vu en l’épiant. Donc, une fois de plus, il me plantait là parce que sa femme était dans les parages. Grrrh.
Mais bon, je comprends… Je ne lui en veux pas pour ça. Ce qui m’énerve, c’est qu’il me dit qu’il me rappelle plus tard ou DEMAIN!!! C’était comme s’il n’en avait rien à foutre de ce que je pouvais penser. Puis, on discutait sérieusement, c’était important, et plouf, je dois te laisser? Le rat! Comme s'il n'avait rien compris de ce qu'on discutait justement!
Ok. Ne nous énervons pas. Efface. Je ne veux pas me prendre la tête toute seule pour ça. Pourtant, 2h plus tard, je lui envoyais un message pour lui dire que, c’était exactement ce genre de chose qui me reste en travers de la gorge. Qu’il puisse, au milieu de notre conversation, me planter pour je-ne-sais-quoi. Que ça m’énervait.
Triste, mais, ça ne l’a pas fait me rappeler pour autant. C’est fou, mais je l’espérais. Tragique. Et même pire, j’ai attendu qu’il me rappelle tout le reste de la nuit…