163 - Parenthèse au Paradis

Publié le par JaneDo

Samedi..... 12 juin 2010

Ha! Aujourd'hui entre la joie immense et m'arracher les cheveux! Mais yo! Le meilleur reste gravé! Youpiii!

En rentrant de chez Thomas hier soir, j'ai rappelé Caro qui avait essayé de me joindre x fois. Elle voulait me voir, alors, j'ai fait un petit crochet par chez elle. C'est mal d'être heureuse du malheur des autres, mais voilà, parfois c'est comme ça.

Mardi soir, je les avais vu, Pascal et Caro, rentrer ensemble, chez elle. Évidemment, mon imagination avait fait le reste, mais je me trompais du tout au tout. Caro m'apprenait que Pascal lui avait aussi dit qu'il avait besoin d'espace et qu'il fallait qu'ils arrêtent de se voir pendant quelques temps. Apparemment, il ne lui avait pas dit qu'il m'avait dit la même chose, Caro ne semblait pas le savoir et recherchait mon aide pour retrouver les bonnes grâces de Pascal.

Je n'ai pas voulu la mettre au courant. Après tout, j'étais un peu piquée au vif qu'il m'ait servi la sauce en premier!

Caro avait trouvé Pascal anormalement distant ce soir, elle était désespérée et semblait en proie à un début de grosse déprime. Caro ne comprenait pas pourquoi il avait changé du tout au tout, pourquoi il semblait vouloir mettre des distances entre eux? Elle cherchait à savoir si j'y étais pour quelque chose, et je lui ai assurée que non. Caro m'a appris que Pascal avait passé une grande partie de la soirée du mercredi soir chez Marilou, après son match. C'était soi-disant pour le boulot, elle n'y croyait pas. Elle avait fait le pieds de grue devant chez Marilou. Pascal avait quitté Marilou vers les 2h du matin.

Ça m'a fait grimper les cheveux sur la tête! Man, heureusement que Caro était là pour faire le guet!

Je ne savais pas quoi en penser, et d'un côté, je n'avais pas envie de commencer à m'arracher les cheveux sur ça. Pascal pouvait faire ce que bon lui semblait. L'air de rien, le pire qu'il ferait serait le mieux pour mo. S'il faisait des conneries, ça m'encouragerait à tourner la page, alors, go go Pascal, continu! Certains faux pas seraient sans retour, après ça, je pourrais sortir avec qui je veux et il n'aura plus aucune emprise sur moi. Si par contre il restait dans les limites, c'était cuit; comme par exemple, le fait d'avoir mis le hola avec Caro, au lieu d'en profiter, ça me coupait les ailes. Il n'avait encore rien fait d'irréparable à mes yeux.

Les enfants ont EnFiiiiiiiiN déménagé.... Ahhhhhhhh, j'en pouvais plus! J'avais appris que le papa à Marco lui avait proposé d'aller habiter chez lui. Dans ma tête, je me suis réjouis, accompagné d'un tas de "youpiiiiii youpiiiiii", mais j'avais oublié de demander quant!!! Grave erreur, ils n'avaient pas l'air d'être pressé. Toute la semaine, je les ai observé; ils ne se préparaient pas à déménager! Donc, j'ai commencé à chercher la meilleure manière de poser la fameuse question du... quant? J'ai trouvé une manière indirecte en demandant, comment ils allaient faire avec la chienne? Et là... hahhhh, la meilleure nouvelle de toute; Gillou, son papa, avait déjà tout préparé, il avait même une camionnette pour samedi matin.... Yeahhhhh!

Je les adore, mais, dans ma tête, des tas de petites Jane dansaient des twists endiablés... waaaaah! j'étais vraiment trop contente. M'en fou si c'était samedi tôt le matin, m'en fou de me lever tôt...

14h... Ils avaient tout déménagé! Ha-ahhhhhh-hahhhh... J'ai fait le tour de l'appart encore et encore n'arrivant pas à croire à l'immense joie que j'éprouvais d'être enfiiiiiiiiiiiin seule chez moi... J'ai immédiatement commencé à formenter de petits plans pour savourer mon bonheur; petit bain qui va sans doute durer des heures... petites séances de stretching... petit somme... Mince, j'avais invité mes potes pour un verre dès que j'avais su la nouvelle... mais changement de programme; je n'avais pas envie d'avoir du monde, je voulais savourer ma liberté retrouvée toute seule... Alors hop, téléphone pendant des heures pour tout annuler...

Patatra... TPS ne marche pas? Huh! Sans télé je me meurs... Vite appelé mon neveux! Ben, après des recherches poussées, c'était le câble. FUCK! J'ai donc appelé Alex, et miracle; il avait un de ces fameux câble dans sa camionnette et il était, par hasard, dans mon bled! Il est passé 5mn après, et top, tout marche. Après c'était l'ordi qui ne voulait plus se connecté à internet. Rappel de mon neveu encore, et cette fois, c'était un simple bouton à presser sur la boîte du wireless! Arhhhh... 17h30... J'suis épuisée! Mais tout marche.... J'allais sauter dans mon bain et ensuite me taper une bonne sieste... Plus de clopes! Non mais j'suis maudite ou quoi!

En m'habillant, j'ai retraversé toute l'appart pour savourer mon bonheur retrouvé... Hahhh, j'aime vraiment trop fort vivre seule! C'est le pieds, hooooh, je ne veux plus qu'on scouate chez moi.

Par contre... Je viens de lire le message de Sminette et ça me redonner espoir... Ça m'a remonté le moral d'une force! Ce soir, je devais voir Pascal, je suis sûre que j'arriverais à tout arranger. Sminette a totalement raison, son message m'a redonner de l'énergie et m'évite de sombrer dans la déprime et l'inertie!

Je vais me détendre dans mon bain, après avoir été acheter des cigarettes, et ensuite, je me préparerais tranquillement pour la bataille que je voulais mener. Je ne veux pas perdre Pascal, j'en mourrais!

Au Tiger, pas de Pascal.... Arfffff, désolation complète! Par contre, Jess était là, alors où était Pascal? Thomas aussi, mais pas Paul. Peut-être qu'il viendrait plus tard? Comment en être sûr? Zut, j'ai jeté ma fierté et mon orgueil à la poubelle et j'ai débarqué chez lui.

Je ne le verrai peut-être pas même si je vais chez lui, il était peut-être sorti de son côté sans Jess? Mais je veux simplement voir sa maison, ça me donnait l'impression d'être plus proche de lui. Bol immense, Pascal était bien chez lui. Il était trop chou, ses sourcils légèrement froncés, absorbé par ce qu'il faisait. Je pouvais passer des heures à le regarder.

Mais ce soir, j'avais besoin, envie de ses bras... Tremblante, j'ai osé frapper à la porte fenêtre. Pascal m'a dévisagé un moment avant de se lever pour venir jusqu'à la baie vitrée ou je me tenais dans mes petits souliers. Pascal a posé la tête contre la vitre, j'ai posé la main, il me regardait à travers la vitre et hésitait à m'ouvrir. Ce qui était bien avec lui, c'est qu'on avait pas toujours besoin de parler. Je pense que je n'avais pas besoin d'inventer une excuse pour justifier ma présence. Pascal a entre-ouvert la porte fenêtre pour passer la tête...

  • Jane, tu ne peux pas rester ici! Tu ne devrais pas être ici...

Ciel, ce qu'il pouvait être bourré de charme lui, et sensuel aussi sans même faire d'effort, j'avais envie de lui sauter dessus. Pascal m'a tirée à l'intérieur et on a évité de trop parler, ça n'aurait pas servi à grand chose. Pascal était à 2 doigts de m'embrasser. Je pense que ma visite à l'improviste lui faisait plaisir. J'étais folle de joie, je sentais qu'il avait envi de me prendre dans ses bras.

Pascal pouvait dire ce qu'il voulait, j'avais bien l'intention de lui faire changer d'avis et rester. Je n'ai pas eu besoin de sortir le grand jeu, Pascal me connaissait bien, il savait lire dans mes yeux. Je pense que je sais aussi lire dans les siens; ils avaient passé de; "lui dire de partir à, peut-être juste une minute, puis à, je ne peux pas la laisser partir". Pascal n'avait pas besoin de me dire qu'il ne pouvait pas me toucher, parce que si on était sous surveillance, ça ruinerait en une seconde tous ses efforts.

Pour finir, Pascal m'a proposé d'aller marcher au bord du lac.

On ne s'est pas pris par la main, c'était trop intime, en tous cas pour nous deux. Au lieu de ça, il m'a passé un bras autour des épaules. On pouvait ainsi se chuchoter des trucs à l'oreille, se parler. Être avec lui, voir son sourire me rendait heureuse. Simplement marcher avec lui me rendait heureuse. Être ensemble, bien que nous n'étions pas ensemble me remplissait de bonheur. Il a eu un sourire heureux quant je lui ai avoué tout ça. Il m'a fait un petit bisou sur la tempe sans rien dire.

  • Tu veux rester?
  • Oh oui...

Détectives ou pas détectives, ils n'avaient aucun droit de nous photographier chez lui, ce serait une violation. A partir de là, même si j'allais chez lui, ils n'auraient aucun moyen de prouver que je suis restée chez lui ou pas. On avait pas de chance, Jess était rentrée entre temps, et on a eu une petite hésitation en remontant le jardin en direction de la maison.

Jess a été choquée de me voir. Du regard, elle m'a fusillée sur place avant de fusiller Pascal. Quant même, on pouvait compter sur Jess, elle n'était pas stupide, elle ne pourrait jamais nous dénoncer sans se causer du tord à elle-même. Et d'un autre côté, en plus sans le vouloir, elle nous servirait même de caution. Pascal avait tiré les rideaux et mis de la musique.

  • Elle ne peut pas rester ici.
  • Elle reste.

Ils évitaient tous deux de hausser le ton, mais Jess était furax. J'étais surprise qu'elle réussisse à se maîtriser. Pascal lui a demandé quant est-ce qu'elle pensait partir, il voulait qu'elle s'en aille, qu'elle retourne à Londres. Jess lui avait dit qu'elle ne restait que quelques jours, et c'était pour ça qu'il avait accepté qu'elle s'installe chez lui, mais c'était il y a quelques semaines de ça, il n'en pouvait plus. Glups, ça c'était vache, mais il avait raison.

Jess m'a lancé un petit regard en coin, elle a croyait que c'était moi qui lui avait mis ces idées dans la tête, c'était faux. Glups, j'essayais d'être invisible, mais je ne savais pas où me mettre, je ne m'attendais pas à ce qu'ils se disputent. Je pensais que les choses étaient claires entre eux.

  • Je vais encore faire des conneries que je vais regretter illico après...

Ça m'a fait sourire. Sans avoir besoin de parler, on a tout laissé dehors, derrière nous. J'ai passé mes petits bras autour de ses épaules et... le reste c'est de l'histoire... Son empreinte m'avait manqué, tout lui entier m'avait manqué. Je me sens direct au paradis dès qu'il passe ses bras autour de moi... Ciel, ce que je peux l'aimer ce mec.

J'avais de l'espoir, tout n'était pas perdu...

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------ Parenthèse au paradis - 12.juin.10.sam - (163) ------

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J
Merci Alexandra, je crois aussi qu'il m'aime ;) J'avais eu tellement peur de l'avoir perdu!
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A
Enfin tes neveux sont parti, je suis contente pour toi. C'est dingue mais Pascal t'aime malgré tout! C'est bien ;)
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