165/14 - Gros lapin! Grosse trahison!
Samedi, 14 juin 2014 - 165/14 - Gros lapin! Grosse trahison!
Consternation… 1h du matin, Pascal n’était toujours pas rentré. 2h, je commence à me sentir stupide d’être là à l’attendre, il n’est toujours pas là. Vers 1h30 du matin, Caroline est passée. Elle m’avait vue sur le canapé en train de lire, et avait vu que Pascal n’était pas là. En fait, je faisais semblant de lire, mais je n’arrivais pas à aligner 2 lignes.
Caroline m’apprend que Pascal a disparu en même temps qu’Elodie. Elle avait donc été voir chez cette dernière. Il y avait de la lumière chez Elodie, mais pas la voiture à Pascal. Donc, il ne devait pas être là. Ce devait être une coïncidence qu’ils soient partis en même temps.
Caroline s’apprêtait à quitter les lieux. Pour ne pas venue pour rien, et par soucis d’avoir bien vérifié partout, Caroline a fait le tour du quartier à pieds. Et paf! Cachée derrière l’immeuble voisin, le nez pratiquement dans les buissons… la voiture à Pascal.
Faut dire que quant elle a dit ça, mon coeur a loupé une marche. Picotement dans les joues. Si j’étais quelqu’un qui rougis, je serais cramoisi. Le rat! Alors pendant que je poireautais chez lui, comme une dinde, il était chez Elodie! Le super salaud.
Ce serait trop facile de partir sans rien dire. En rentrant, il sera soulagé de n’avoir pas à s’excuser. Il aura toute la nuit, ou tout le week-end pour inventer une bonne excuse et basta. Pourtant, je sais bien qu’il n’a pas de compte à me rendre, mais là, il m’a demandé de l’attendre, donc, il me doit une explication. Il ne peut pas agir comme ça. Pas avec moi.
C’était un grosse baffe, un coup de poing dans le ventre… Malgré la présence de Caroline, j’ai fondu en larmes. En tentant de me consoler, Caroline a aussi fondu en larmes. Reniflant et hoquetant, on a pleuré comme des madeleines, en silence, dans les bras l’une de l’autre.
Mes larmes ont cessés, quant j’ai pensé qu’on aurait l’air complètement stupide, si Pascal rentrait tout à coup, et nous trouvaient comme ça.
Je ne savais pas quoi faire. Caroline me conseillait de l’appeler, ou même, de passer chez Elodie le chercher. Non, non, je ne pouvais pas faire ça. Je ne voulais pas. Finalement, j’ai tenté de l’appeler, seulement pour lui demander où il en était, s’il pensait bientôt rentrer. Je n’aurai jamais dû! Pascal ne m’a pas répondu. Le fait qu’il ne réponde pas à mon appel m’a bousillé.
J’ai lui ai envoyé un message pour dire ce que je lui aurais dis au téléphone. Rien. Pascal n’a pas répondu à mon message. Cette fois, c’en était trop. Je ne pouvais pas rester ici comme une conne. S’il ne rentre que le lendemain, ou au matin, je serais détruite. Je risquerais de crier, lui faire une scène ou pleurer. L’un ou l’autre, c’était pas possible.
Toujours au bord des larmes, je me suis réfugiée chez Caroline. On a encore pleuré. Elle m’a raconté la soirée au bord du lac; Pascal n’avait pas l’air d’être plus avec Elodie que ça, il a passé presque toute la soirée avec ses potes. Il a joué, beaucoup discuté et rigolé avec ses copains. Bien sûr il avait parlé avec Elodie, mais cela n’avait rien de privé. Il y avait tout le monde autour. Donc, Caroline ne s’était doutée de rien.
Quant elle l’avait perdu de vue, elle a cru qu’il s’était absenté, peut-être pour aller à sa voiture chercher des clopes par exemple. Après plus d’une demi heure, ne le voyant pas revenir, elle s’est doutée de quelque chose. Elle savait où il était parqué, et sa voiture n’était plus là.
Avant de partir de chez Caroline, j’ai été voir chez Pascal. Il n’était toujours pas rentré. C’était déjà 2h du matin…
J’ai eu beaucoup de mal à dormir, impossible d'arrêter de pleurer. Je me sentais si malheureuse. Déjà, parce qu’à peine rentrée, Pascal a essayé de m’appeler. Il venait sans doute de rentrer lui aussi. Je n’ai pas pu lui répondre, j’aurai pleuré au téléphone. Je trouvais que ce qu’il a fait, sa manière de m’avoir traité ce soir, vraiment vache et méchant. Ça me faisait trop mal.
Droit derrière, il m’a envoyé messages sur messages, pour s’excuser. Pour me demander de lui répondre. Il voulait me parler. Mais diantre, pour dire quoi??? Qu’est-ce qu’il pouvait bien inventer pour justifier ce soir??? Il m’avait planté un sale lapin, un gros lapin. Et pendant ce temps, il culbutait Elodie! A partir de là, je vois pas ce qu’il pouvait bien dire.
Dès le matin, Pascal a recommencé avec ses messages; il était désolé d’être rentré si tard, il s’excusait de n’avoir pas vu que j’avais essayé de l’appeler qu’à la maison, il n’avait plus de batterie (wahhh, celle-là est vachement connue comme excuse!!!), il n’avait pas vu l’heure, qu’il voulait me voir, qu’on pouvait aller manger un truc ensemble et parler. Que je pouvais au moins lui laisser l’occasion de s’expliquer, que j’en avais rien à foutre…
Bref, ça a continué comme ça durant des heures. J’étais bien trop blessée pour avoir envie de l’entendre ou de lui répondre.
Pascal me disant que cet après-midi, lui et quelques copains allaient faire du Delta, au même endroit où je l’avais accompagné l’année passée. Il me demandait de le rejoindre… Sinon, il pensait être à la maison vers 18h, alors si je préférais, on pouvait se retrouver à la maison… Ben voyons!
Gonflé! Après ce qu’il avait fait hier soir! Il pensait vraiment que j’allais avoir le coeur de me pointer devant tous ses potes?! Tsss, franchement! Ses potes??? Ses potes qui savaient sans doute où il avait passé la nuit!!! Non mais! Et l’attendre à nouveau comme une cloche chez lui?! Surement! Bien sûr, je n’avais rien d’autre à foutre!
Après sa journée au grand air, il a recommencé le harcèlement en essayant de me joindre, comme je ne répondais pas, il suivait par des dizaines de sms. Rien de nouveau; il regrettait, il voulait me parler, je lui manquais, répond moi… Ouais! Il n'avait qu'à continuer à regretter, ça ne pouvait plus rien y changer.
Le moral en dessous de zéro, j’ai continué à vider mes cartons, faire la lessive. En début d’après-midi, j’était passée chercher Kaya pour la raccompagner à Lausanne. Elle avait été tondre le gazon chez Carmine pour se faire de l’argent de poche, pour recharger son natel. Elle avait rendez-vous avec Alizée et des potes, qui dormaient chez elle.
Pascal m’a dit que ce soir, ils seraient sur le bateau, que je devrais aussi venir. Pfff… que nenni. Pas question. Caroline ne pouvait pas résister à l’envie d’y aller. Tant mieux, elle pourrait me tenir au courant.
J’avais emprunté déjà depuis un moment les jumelles à une copine. Sachant à peu près où Thomas avait l’habitude de jeter l’ancre du bateau, j’ai pu aller guigner pour voir comment Pascal se comportait… Ce n’était pas difficile de trouver un petit coin tranquille, et depuis ma voiture, je pouvais tout voir, comme si j’y étais.