165/2013 - J'arrive encore à le surprendre :)
Vendredi, 14 juin 2013 - 165/2013
00h00 - 02h00 - Où était donc Pascal?
Rien faire de la journée, c'était ça mon programme du vendredi! Mais hélas, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait! J'ai pensé que, rester enfermée à lire, me protégerait de la tristesse, des doutes qui envahissaient mon esprit. Je n'avais aucun contrôle sur mes sentiments...
Mais bon, pour l'heure, j'étais déçue que Pascal ait annulé notre rendez-vous du lendemain... Je ne voulais pas rester seule, et demain, je resterais tranquillement au lit, toute la journée.
Je devais manger avec Pascal vendredi à midi, mais il avait annulé juste après l’avoir proposé! J’étais folle de tristesse, avec la sale impression qu’il ne voulait pas vraiment me voir. Et ça, ça fait vachement mal au coeur. C’est une blessure qui ne se voit pas, mais qui fait beaucoup plus mal qu’une plaie ouverte.
Le coeur serré par une main invisible, au bord des larmes, je ne savais pas comment éviter de passer toute la nuit à pleurer. Puis, j’ai pensé à Thomas. J’avais discuté avec lui hier, dans la journée. On s’appelle presque tous les jours, pour parler de tout et rien. Souvent, seulement pour se dire bonjour.
Thomas m’avait proposé de sortir, d’aller manger, mais j’avais refusé. Maintenant, je me demandais bien pourquoi!!! Donc, pour m’épargner une nuit de larmes, j’ai décidé de sortir me saouler la tête pour ne pas penser à Pascal. Pascal devenait synonyme de déception, et c’était pas top!
Et je me suis donnée à fond. J'ai bu plus que je n'aurai dû, et pourtant, je n'arrivais pas à m'anesthésier. Ne plus penser. Bon, j’étais encore lucide, mais Thomas a pensé me ramener chez lui, et moi, je voulais voir si Pascal était là. C’était pratique. Peut-être aussi le rendre furieux, ou jaloux! Je me suis donc laissée entraîner chez Thomas.
Le pire, c’est que Pascal n’était même pas chez lui…
Thomas m’a fait avaler plusieurs cafés, on a discuté, rigolé. JP, Phénix (je doute que ce soit son vrai mon), et 2 copines étaient aussi de la partie. J’avais les sens en alerte, et quant j’ai entendu une voiture, j’ai été voir à la fenêtre. Ce n’était pas très discret, mais, je n’étais pas en état pour me comporter dignement. Mais, ce n’était que Jess, la femme à Pascal.
Pascal? Et lui? Il traînait où encore? C'était 2h du matin! Je ne pouvais pas courir voir chez Caroline, mais j’aurai bien voulu...
02h00 - 06h00 - Où était donc Pascal?
Pascal n'est rentré qu'après 4h du matin!!! Jess était montée en remarquant qu'il y avait du monde chez son frère. Surprise de me voir chez lui, mais elle n'a rien dit. Pourtant, elle n'a pas fait de mystère pour nous faire savoir qu'ils n'étaient pas sorti ensemble ce soir. Et je dois dire que je lui en ai voulu à fond!
Pascal avait dû remarquer que j'étais là, je parlais et riait assez fort pour ça! Mais, il n'est pas monté. Jess était descendu dès son retour, et je pense aussi qu'elle a dû lui dire que j'étais là.
Ne le voyant pas se pointer, j'ai finalement appelé un taxi pour rentrer chez moi. Thomas a proposé que je reste pour la nuit, parce que je n'étais pas en état de conduire. Il devinait mon intention d'aller récupérer ma voiture en ville. Ce que j'ai fait d'ailleurs.
Je sais bien que j'ai l'air de courir désespéremment après un type qui ne veut plus de moi... Le fait que Pascal m'ignore m'avait fait désaouler... Mais au moins, j'ai dormi comme une souche.
06h00 - 14h00 - J’arrive encore à le surprendre!
Pascal m’avait dit qu’il mangeait avec des clients au Beau Rivage. Ils prendraient certainement un verre au bar, en attendant que leur table soit prête. Alors, je me suis pointée là-bas à l’avance. Question de prendre mes marques. J’espère qu’il ne m’avait pas menti. Je ne savais pas encore exactement ce que j’allais faire, juste envie de lui faire une petite surprise.
En fait, j’avais seulement envie de poser mes yeux sur lui. De me gaver de sa silhouette, de l’apercevoir. Il me manquait beaucoup trop pour que j'aie encore envie de faire la tête.
Pascal ne m’a même pas remarquée, perchée sur mon tabouret de bar. Il était bien avec du monde. Tous en cravate. Comme il est mignon, c’est à faire pleurer. Il s’est assis face aux fenêtres. Je ne voyais que son profil droite.
Je lui ai envoyé un premier message, sans lui dire que j’étais là. J’espérais encore qu’il me voit. Je l’ai vu lire mon message, ce qui l’a fait sourire.
Encouragée par son sourire, je lui en ai envoyé un autre, lui disant que j’étais au bar, beaucoup plus coquin, l’informant que j’étais au bar. Un message très très coquin même. Pascal venait de boire un gorgée de vin. Mon message l’a fait pouffer. Il avait failli s'étouffer, et a juste eu le temps de mettre sa serviette devant la bouche pour ne pas asperger les personnes autour de lui.
Pascal s’est raclé la gorge avant de s’excuser pour se rentre aux toilettes. Pascal était devenu tout rouge. Hihihi. Mon message avait eu l’effet escompté. En passant, il m’a lancé un petit sourire. J’ai pris mes affaires et j’ai filé en direction des toilettes. Heureusement, les toilettes en dehors du bar, au fond du couloir. Ni vu, ni connu.
Pour l’occasion, je m’étais habillée assez sexy. Ça frisait presque le code. Perchée sur mes hauts talons, je me suis trémoussée jusqu'à l’entrée des toilettes pour hommes. Pascal se lavait les mains. A côté de lui, un inconnu que j’ai ignoré. La seule personne qui m’intéressait était derrière l’inconnu.
Les gestes du pauvre homme sont restés suspendu à mon entrée. Il se disait sûrement que j’avais dû me tromper d’entrée. Rigolo. Je me suis dirigée directement vers Pascal et je l’ai attrapé par la cravate pour le tirer dans une des cabines. Le mec nous suivait du regard, se demandant probablement, pourquoi pas lui.
Je me suis jetée dans ses bras. J’avais besoin de ses lèvres, de sentir ses bras autour de moi, de sentir la chaleur de son corps, de son affection. Je n’étais pas là pour faire des galipettes. Il y avait 8 chances sur 10 pour que Pascal me rappelle qu’il était en pleine réunion et qu’il ne pouvait pas, donc, je n’allais pas prendre de risque.
Non. J’étais là pour faire galoper son rythme cardiaque, augmenter ses pulsations. Le titiller, sans plus. Ensuite, je suis partie par l’entrée principale, sans repasser par le bar. J’espère qu’après ça, qu’il m’appellera comme promis, à son retour au bureau. On devait se voir.
Je ne lui poserais aucune question pour hier soir, parce que, ça ne me regarde pas. Je ne voulais pas lui faire de scène, après tout, il n’a pas de compte à me rendre. S’il veut me parler de sa femme, je l’écouterais. S’il n’en parle pas, je ne demanderais rien. Je ne veux pas savoir pourquoi il n’étais pas monté chez Thomas. Ce n’était pas si important. Je ne veux pas savoir s’il dormait dans le même lit que sa femme, ni s’il était avec Elodie ou Caroline.
Ce sera comme il voudra… Je prends ce qu’il me donne… Je sais très bien que j’ai tendance à dramatiser!
14h00 - 0h00 - Encore des promesses en l’air!
Inconsciemment, j’ai attendu l’appel de Pascal. Vers 15h, je commençais à déprimer à l’idée qu’il s’était foutu de ma gueule, quant enfin je l’ai eu au bout du fils. Pascal a tout de suite senti que ce n’était pas la forme. Il ne se doutait pas que c’était à cause de lui. Heureusement.
Il m’a dit qu’il y avait un petit contre-temps, il avait un dîner avec ses parents. C’est Thomas qui avait organisé la rencontre. Je gardais le sourire au téléphone, mais j’avais le moral dans les pompes. Parce que, j’avais l’impression qu’il cherchait à repousser, ou tout simplement annulé notre rendez-vous. Je trouvais qu’il ne faisait pas assez d’efforts pour me voir.
Avant de raccrocher, il m’a promis qu’on se verrait, qu’il m’appellerait aussitôt le dîner terminé. Il voulait me retrouver chez moi, mais, je n’habite plus là-bas, et je ne lui ai encore rien dit. J’avoue que j’ai fini par craquer et être un tantinet pleurnicheuse. Je lui ai reproché de n’avoir pas l’air de vouloir me voir. Que s’il n’en avait pas envi, qu’il me le dise tout simplement.
Donc, je n’avais plus qu’à continuer à l’attendre… J’espère qu’il ne me décevra pas une fois de plus!
J’ai sursauté en voyant son nom sur l’écran de mon natel vers 22h. Ils étaient encore au resto. Il aurait du retard, et me demandait de ne pas m’inquiéter. En réalisant que je ne le croyais pas, il m’a alors proposé d’aller l’attendre au Beau Rivage. L’autre soir, après mon départ, en prévision du week-end, il avait fait des réservation. Il aurait voulu me faire la surprise.
Pascal m’a proposé d’aller l’attendre. Il avait pensé qu’on aurait pu s’y cacher tout le week-end, si j’étais d’accord. Cça nous donnera l’occasion de discuter, et de passer du temps ensemble. Il aurait pu me proposer de le retrouver chez Thomas, mais il n’avait pas envi d’avoir du monde dans nos pattes.
J’avais franchement peur de passer pour une idiote à l’attendre en vain toute la nuit, et peut-être tout le week-end. Mais bon, d’un côté, un petit week-end dans une suite de rêve, même toute seule, je ne crois pas que j’avais à me plaindre. J’avais mes bouquins pour me tenir compagnie après tout. Pour la forme, j’ai dit que je ne savais pas si je pourrais rester tout le week-end.
Confortablement installée, après un bain de rêve, je me suis plongée dans la lecture d’un nouvel écrivain à ma collection; Chattam. Geibel a toujours ma préférence, mais en attendant ses prochaines sorties, faut bien tester autre chose.
J’avais fait une pause lecture, surveillé les alentours depuis les grandes fenêtres de la chambre. Je me sentais seule… Pour éviter de me laisser glisser sur la pente savonneuse de la déprime, je me suis replongée dans mon bouquin. Je crois que j’aime bien Chattam. C’est pas aussi fluide que Geibel, mais c’est pas mal.
Waouh, angoisse… Minuit, Pascal n’était pas encore là! Je crois qu’il viendra. Il ne pouvait pas me faire le coup 2 fois de suite quand même. Non. J’étais persuadée qu’il viendra.