165 - Confusion...
Très mal dormi bien évidemment. La sonnerie du téléphone m’a tirée du sommeil précaire dans lequel, j’avais fini par sombrer après avoir tourné comme une crêpe toute la nuit. C’était juste un petit coucou de Pascal avant de filer faire un jogging. Je me demandais si elle l’accompagnait aussi...
J’ai répondu à son coucou, et étonnée, il a répondu presque tout de suite, demandant s’il pouvait m’appeler.
Après avoir demandé s’il ne dérangeait pas, et si j’étais seule, Pascal me dit qu’il s’était promis de ne pas m’appeler, curiosité aidant, il voulait savoir si Layne était dans les parages, sortit chercher les croissants ou quelque chose du genre. Hum, j’aurai pu en profiter et lui poser le même genre de question concernant Caroline, mais je me suis mordue la langue. J’ai préféré changer de sujet après lui avoir dit que Layne n’était pas là, qu’il avait dû passer la nuit chez lui. Certainement, une petite part de moi voulait qu’il se sente coupable. Avec beaucoup de superbe, il a prétendu que lui aussi. Huh, en effet lui aussi, puisque mon cher Layne devait être passé dans les bras d’une autre. J’ai encore changé de sujet. J’avais l’impression que tous les sujets nous ramenait aux mêmes endroits. Alors sautant du coq à l’âne, j’ai prétendu avoir été surprise qu’il ne soit pas passé mardi soir chez Thomas, dire bonjour après avoir vu ma voiture!
- Tu crois quoi? J’ai deviné que Thomas voulait t’avoir pour lui tout seul égoïstement. Après l’entraînement, il a filé comme un spoutnik, je ne savais pas que tu allais chez lui. J’ai compris qu’il n’aurait pas aimé que je vienne vous déranger!
- Bah, c’était aussi bien. Après avoir annulé à midi, (j’aurai dû me mordre la langue, grrr) Je n’avais pas trop envie de te voir non plus.
Mais faites la taire, jeeeeez! Coupez lui la langue, faites quelque chose, pitié!
- Tu ne voulais pas que je passe à ton travail, par rapport à Caroline, c’est ça?
- Hein? C’est quoi ça? Tu me fais une petite crise de jalousie là, si?
Il a ri. Même à trente lieu sous terre, j’aimais le son de son rire amusé.
- Ça n’avait rien à voir avec Caro, je t’assure, quoique, maintenant que tu le dis, c’est vrai que c’aurait été un peu gênant.
Carooooo, grrrr, là, je craque.
- Tu fais quoi là? Au lieu de se faire chier au téléphone, on pourrait... je sais pas, prendre un café? Ça te dis? Euh, chez moi?
En pouffant de rire;
- Et tu pourra continuer ta petite crise d’insécurité. Au moins, on pourra se voir un petit moment?
J’étais verte de honte. J’aurai dû me couper la langue ou la mettre dans ma poche tiens!
Moi qui déteste bouger de ma maison le dimanche, et bien, je suis sortie! Pascal rentrait de son jogging quant je suis arrivée chez lui et avait déjà passé sous la douche. Il souriait toujours, toujours à propos de ma stupide sortie à propos de Caroline. Il se mordait la lèvre inférieur pour ne pas rire. Je l’aurai re-tondu s’il ne l’avait pas déjà fait.
En me prenant dans ses bras, il me taquinait me demandant si je navais plus rien à dire. En me faisant un petit bisou, il m’a encouragée à vider mon sac avant d’éclater de rire. Grrr. En fait, c’était la 1ère fois que je lui faisais une crise, je pense qu’il a dû deviner que ça m’avait échappé.
Hier soir, Pascal avait seulement raccompagné Caroline, s’il avait su que j’étais seule, il n’aurait pas hésité à appeler. Au regard plein de doutes que je lui ai lancé, il a paru dégoûté que je puisse imaginer qu’il ait été d’humeur à sauter d’une fille à l’autre en quelques heures. Moi, j’en connais des tas qui l’aurait été et si j’avais été un mec, je ne pense pas que ça m’aurait posé de problèmes!!! Pascal était rentré chez lui après l’avoir raccompagnée à sa porte, et n’avait pas voulu prendre le risque de rentrer prendre le dernier café proposé.
- Tu crois que je me serais senti à l’aise de... hahhh non.
Il a fait la grimace, avant de me jeter un regard inquisiteur.
- Wooowh, attend... Si tu as pu imaginer ça, c’est que toi... après qu’on se soit vu...?
Il n’avais pas besoin de préciser. Pascal a encore fait une grimace dégoûtée. J’avais les joues en feu. En pensant à Layne, il y avait eu des fois où je n’avais pu faire autrement. J’étais un peu mal placée finalement pour avoir même pu me sentir blessée. J’étais une idiote. J’ai nié en bloc, malgré mes oreilles écarlates qu’il fixait, en lui disant que je n’aurai pas pu. Et pour détourné ma confusion, je lui ai dis que ce n’était pas un “big deal” pour les mecs. En tous cas Layne lui, ça ne lui aurait sûrement posé aucun problème!
Pascal ne voulait pas me laisser repartir, et je ne me suis pas faite priée longtemps, trop contente d’être avec lui. J’ai ignoré les appels et messages qui bombardaient mon natel et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que Pascal faisait pareil.
Encore un dimanche trop court. Le soir, j’étais de retour chez moi, Pascal avait un souper avec son équipe, avec Thomas et toute la clique. Je savais qu’après, il ne sortirait pas. Je n’ai pas voulu savoir si c’était ou non un savant mensonge pour me rassurer et qu’en fait, il allait retrouver Caroline ou peut-être même Jess.
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Confusion (165-dim-14.juin.09)