169/2015 - Contrôler mes angoisses
Jeudi - 18 juin 2015 - 169/2015 - Contrôler mes angoisses


En milieu de matinée, Pascal m’a appelé pour savoir si tout allait bien entre nous. C’était à propos d’hier soir et Caroline. Ben oui, tout allait bien. Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas éprouvé une pointe de jalousie, vu qu’elle passait la nuit avec Pascal et que moi pas.
J’ai été prendre le café avec ma frangine ce matin. J’avais pensé juste passer une petite heure chez elle, pas plus, donc, je pensais être de retour chez moi vers 10h30. Je l’avais pas fait depuis un sacré moment. Hum, je me suis retrouvée à corriger et taper des lettres. Je ne suis rentrée qu’en début d’après-midi, ce que je n’avais pas prévu.
J’avais aussi prévu de m’atteler au travail; déco d’une série de vaisselle pour une assez grande marque. Ben, j’avais la flegme. Au lieu de bosser, je me suis plantée dans un livre que je n’ai pas réussi à poser avant la fin. L’histoire n’était pas très passionnante, mais, je n’arrive pas à changer de livre avant d’avoir terminé celui que j’ai commencé.
C’est seulement quant j’ai eu fini que je me suis rendue compte que, ce matin, Pascal et moi n’avions pas prévu de nous voir ce soir. Je me suis demandée ce qu’il faisait. J'avais la folle petite envie de courir voir chez lui, et j’ai eu du mal à me raisonner pour ne pas le faire.
J’aurai pu appeler Caroline, mais après hier soir, je ne me sentais pas trop de l’appeler. Je crois que j’avais peur qu’elle me raconte des conneries. Et quelque part, j’avais un peu peur de savoir. Peut-être qu’il voyait Manuella? Ou encore Caroline? Argh. J’ai pensé l’appeler, mais, s’il ne me répondait pas, ça allait me faire perdre le nord.
Mon angoisse m’a accompagnée jusqu’au coucher. J’espérais que Pascal m’appelle, mais j’ai attendu en vain jusqu’à 1h du matin, là j’ai su qu’il n’appellerai plus. J’ai eu des pensées tordues; c’était pour ça qu’il m’avait dit qu’il ne voulait pas avoir l’impression de devoir me faire un rapport chaque fois qu’il fait quelque chose.
Malgré le reflux de larmes en me couchant, j’étais quand même fière d’avoir réussi à ne pas appeler Pascal. Demain j’enterre ma fierté et j’appellerai Caro. Je suis sûre qu’elle sait comment Pascal a passé la soirée.