17/2014 - Comme un lion en cage

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 janvier 2014 -- 17/2014 - Comme un lion en cage

Pascal m’a tout de suite remarquée. Forcément, j’avais mise une des robes qu’il m’avait offerte. J’étais tout en noir, j’avoue que j’étais pas mal. Layne était vraiment chouky aussi. Je l’ai rarement vu en tenue de soirée, et j’avoue qu’il était mignon. Très mignon même. Personne ne pourrait deviner, à sa gueule d’ange, que c’était un tel salaud avec les nanas.

On s’était fait une promesse, ce soir, on restait collé ensemble; on ne se quittait pas d’une semelle.

Je ne voulais pas me retrouver toute seule dans un coin, entouré de tous ces inconnus. Par contre, je lui avais demandé de ne pas se donner la peine de me présenter. Je regarderais ailleurs s’il doit saluer quelqu’un. Paraît que ça ne se fait pas et que ça ne se fait pas, c’est un manque total de politesse. Mais ça l’a fait sourire. Il n’en était pas à sa première incorrection. Je crois que ça l’amusait même.

Pascal a essayé à plusieurs reprises de venir nous dire bonjour, mais sa femme, accroché à son bras, le tirait aussitôt ailleurs. Salué ceux-là, ou encore ceux-ci. Au plus profond de mon coeur, j’espérais que c’était uniquement pour me dire 2 mots. Quant nos regards se sont croisés, il m’a fait un petit signe et envoyé un sourire qui m’a mis les poils au garde-à-vous. Flûte, rien à faire, je l’aime encore.

J’ai juste souri et détourné les yeux. Pour qu’il ne remarque pas mon trouble. Amusé de voir que malgré son bras autour de la taille de sa femme, Pascal continuait à nous chercher des yeux, Layne a voulu s’amuser un peu. Il m’a proposé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il m’a proposé de le faire enrager, le rendre jaloux.

C’est vrai que Pascal et sa femme se faisaient de petits bisous. En fait, comme ça de loin, et peut-être même de près d’ailleurs, ils avaient l’air d’un couple modèle; très attentif l’un à l’autre, et… amoureux. Ils ont dansés les yeux dans les yeux, tout en se bisoutant.

Ça m’a un peu torturé. C’est nul, parce qu’on est plus ensemble. Puis même, c’est sa femme!

Layne m’a aussitôt entraînée sur la piste, et presque copie-collé, on a dansé en se regardant dans les yeux, agrémenté de sourires, de bisous, fleurtant ouvertement. Sans pour autant tomber dans la vulgarité. C’était soft. Layne m’a chuchoté à l’oreille que Pascal et Jess avaient quitté la piste, et que Pascal ne nous quittait plus du regard.

Quant on a fait mine de quitter la piste, Pascal a cherché à nous intercepter, alors Layne l’a feinté et m’a proposé de filer. Pascal nous verra partir et se torturera toute la nuit. Il m’a dit que si je voulais le rendre chèvre, c’était ce qu’il fallait faire. C’était une bonne idée, il avait raison.

De retour chez lui, j’ai passé à la casserole. Son jeu de séduction avait fonctionné, j’étais d’humeur. La musique, danser collé-collé, ses sourires, et le fait qu’il était vraiment très attirant se soir. Avec ses cheveux bouclés auréolant son visage, ses yeux brillants et ses baisers me titillant les lèvres, il m’avait conquise.

J’ai remarqué que Pascal avait essayé de m’appeler pendant et après la soirée… Ça fait plaisir… Apparemment, il n’arrivait pas à fermer l’oeil, il a encore essayé vers 3h du matin, et je sais qu’il était rentré depuis belle lurette. Jess et lui étaient parti 1h après nous. Il devait tourner en rond comme un fauve en cage. Super!

Au matin, alors que Layne dormait encore, je suis quand même rentrée finir ma nuit chez moi. Je m'attendais presque à voir Pascal qui m'attendait devant chez lui. Mais non. Petite déception. Mais pour sa défense, il m'avait bombardée de messages pendant toute la nuit. Il voulait me voir, qu'on parle...

On verra... Je ne veux pas lui faire de la peine, mais je ne sais pas si c'est une bonne chose de sortir ce soir... De toute façon, en début de soirée, je vais manger chez Bao avec ma frangine. Après on verra. Je ne suis pas disponible avant minuit-1h!


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