173/2013 - Tout raconté à Pascal pour mon appart

Publié le par JaneDo


Samedi, 22 juin 2013 - 173/2013  - Tout raconté à Pascal à propos de Cugy

J’ai dû dire à Pascal que je n’habitais plus à Cugy. Brian me prêtait son appart, et j’avais entreposé mes affaires chez ma soeur à Moudon, et aussi chez Dol à Froideville. Je lui ai tout raconté. Comment j’avais voulu me protéger des abus d’impôts; 72’400Fs! Et pour ça, j’avais eu la bonne idée de faire reprendre mon hypothèque par mon beau-frère, en qui j’avais totalement confiance. Je lui ai aussi raconté comment j’avais vendu l’appart du rez, mon 5 pièces, à mon frère, pour 1Fs symbolique, qui l'avait ensuite vendu pour le double. Et finalement, comment je m’étais faîtes roulée par des membres de ma famille.

Pascal s’est fâché. Il aurait voulu que je lui parle de mes problèmes. (Certainement! Alors qu'il était occupé avec d'autres nanas, sans problèmes, et beaucoup moins compliquée? Surement pas!) Pascal pensait qu'il aurait certainement pu m’aider, ou du moins, trouver quelqu’un qui puisse le faire. Sinon, m’aider ou me soutenir financièrement.

Pfff, jamais. Jamais je n’aurai accepté son aide. Même aujourd’hui, j’avais du mal à lui raconter. Ça me blessait toujours que ma propre famille ait pu me faire ça. Mais, ça ne m’étonne qu’à moitié. Je n’ai jamais eu de chance, donc, ça ne me manque pas tant que ça. Jamais les personnes auxquels je me suis attachée, ne m’ont aimé la moitié de ce que je les aimais. Alors, rien de vraiment surprenant. C’est pas à lui que je pouvais dire ça, j’aurai l’air de me lamenter.

De peur que Pascal lui demande de partir, dormir chez son frère ou ficher le camp chez les parents, Jess a dit devant moi, que, au lieu d’aller chez moi, on pouvait sans autre aller chez Pascal. Ça ne la dérangeait pas, elle avait l’habitude. Je pense que c’est pour avoir Pascal à l’oeil, et d’une certaine manière pour garder le contrôle. Puis, elle n’a pas pu s’empêcher  d’envoyer une petite pique, qui à atteint son but. D’un air parfaitement innocente, elle a ajouté que, ça changera, étant donné que Pascal dormait presque tous les soirs ailleurs!

Bien sûr ça m’a fait tiquer. Et j’ai bien vu que Pascal avait rougi jusqu’aux oreilles. Je pense que toute sa tirade d’aller chez Pascal et tout ça, n’avait pour but, que de pouvoir glisser sa petite phrase à la fin. Pour me faire du mal et, peut-être même, pour qu’on se dispute. Mais, Jess ne m’apprenait rien! J’ai fait comme si je n’avais rien entendu.

De toute manière, Pascal n’avait pas l’intention de rentrer, et surtout pas avoir Jess dans les pattes. On ne pouvait pas aller chez Brian, parce que ce n’était pas vraiment chez moi. Je ne me serais pas sentie à l’aise d’emmener un autre homme chez lui. Et pas question d’aller à Moudon non plus. Ierk. On a fini par choisir le Mövempich à Lausanne. C’est pas moi qui paie, mais j’ai choisi le Mövempick, pour la vue. Surtout, parce que j’ai pensé que c’était légèrement moins cher que le Beau Rivage. Finalement, nos soirées finissent toujours par lui coûter bonbon. Je lui coûte la peau des fesses!

Samedi matin, quant on a frappé pour le déjeuner, j’ai eu la surprise de voir que Pascal était déjà parti. Ça m’a… sonné!

C’était la première fois qu’il me faisait un truc pareil. J’ai été ouvrir. Il avait commandé le déjeuner pour moi et avait mis un petit mot avec. Pascal disait avoir dû partir, parce qu’il avait rendez-vous. Que je pouvais rester là jusqu’à dimanche soir, mais qu’il m’appellerait, de toute façon, dans la journée. Ça m’a coupé l’appétit.

Je suis restée une éternité, assise sur le lit avec son billet dans la main. Je l’ai relu plusieurs fois. Je cherchais à comprendre. Est-ce que ça voulait dire qu’on se voyait ce soir? Ou est-ce qu’il me plantait là pour le reste du week-end?

Finalement, sans déjeuner, je me suis habillée et je suis partie… Je ne savais pas quoi faire d’autre!

Comment avait-il osé me planter comme ça à l’hôtel? J’avais l’air de quoi moi? Après tout ce que je lui avais raconté hier soir, il pensait me faire une fleur? Comme s’il avait voulu me laisser un endroit où dormir par pitié? Son mot raisonnait toujours dans ma tête, et je ressentais un gros malaise. Jeeez, comment avait-il osé! Puis c’était quoi ce rendez-vous? Il ne m’en avait pas parlé hier! Trop bizarre. Je me sentais éjectée… Utilisée… Comme une pute qu’on se dépêche de quitter après… Et qu’on plante sans état d’âme dans la chambre d’hôtel, payée! Je me sentais sale. Insultée.


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