178/2012 - Comment sortir du trou...
Lundi, 25 juin 2012 - (177/2012) - Comment sortir du trou…
Aujourd’hui, j’ai fait l’effort de rester en contact avec certains amis à l’étranger, à qui je n’avais pas donné de nouvelles depuis des lustres. Je suis tombée sur Ruth (ma cops Belge de St-Domingue) en ligne en même temps que moi, alors on a chatté un moment. Puis, pour clore, j’ai laissé un petit mot à Dani, puis à ma petite famille Belge, puis à Coco (aussi St-Domingue).
Ruth m’a appris que tout le centre-ville où on était avait brûlé. Ils sont en train de reconstruire, mais le Mosquito, etc, tout était parti en fumée. Ça m’a fait mal au ventre. Quel dommage. Tous ces souvenirs ce sont envolés.
En fin de matinée, j’étais passée chez Rose. Elle avait eu le téléphone durant le week-end pour rester en contact avec le Libéria. Phouhhh, ils essayent tous autant qu’ils sont de nous arnaquer. Ils nous prennent pour des banques, c’est dingue! Mark avait dit qu’il passerait vers midi, mais il n’a pas réussi, alors Rose m’a mise au courant de ce qu’elle avait discuté avec Mary, Amos et Richard, l’un des fils à Ernest.
C’est toujours dur pour moi de parler, dur d’avoir l’air calme. Parler d’un proche, de quelqu’un qu’on aime, de son frère avec tous ces termes barbares; corps, morgue, enterrements, trou, creuser, au frais… Iak. Les autres y arrivent très bien, moi ça passe mal. Devant eux, je fais bonne figure. J’utilise les mêmes mots qu’eux. Pourtant, ma tête tape et je n’attends que de pouvoir prendre la fuite et rentrer. A la maison, je dégueule. Non, pas vomir, je dégueule.
Je n’ai pas très faim ces jours-ci, pourtant, j’ai été au souper en famille. On en a reparlé. Rose m’a raconté qu’à son rendez-vous à 16h avec Didine, elle lui a montré une photo de notre frangin… (soupir). Je ne veux pas parler de ce qu’elle m’a dit à propos de la photo, ni le noter. Peut-être que je finirais par oublier. Comment font-ils pour tenir? Pas de nouvelles de Mark? Peut-être a-t-il eu de la peine à digérer ça.
Claudine a contacté Mtre Berney concernant les titres de propriétés… On doit lui donner des dates pour qu’il puisse retrouver tout ça…
21h50, ils ont quoi ces corbeaux… Est-ce que l’hécatombe n’est pas terminée??? 22h11, tiens les corbeaux se sont tus. Je vais peut-être reprendre un demi Seresta ou Temesta, ça m’aidera à ne pas trop penser. Comment est-ce que Rose, Claudine ou Mark font? Est-ce qu’ils craquent aussi une fois seul? Je suis si contente de vivre seule! Si j’étais avec quelqu’un, je crois que je partirais quelque temps sans un mot, ou encore, je le ferais chevrer (=je le ferai chier) jusqu’à ce qu’il se casse pour enfin être un peu seule.
Je suis toujours dans un état de torpeur, de mollesse généralisée, je marche sur une fine ligne, en bordure du gouffre…
Pris mon courage à 2 mains pour appeler mon avocat. Un autre que celui qui s’occupe de mon dossier contre Roger. Enfin, une bonne nouvelle. C’était la bonne nouvelle du mois; il peut reprendre mon dossier. Maintenant voilà, je ne sais comment le dire à l’autre! Voilà, je vais prendre ce calmant et essayer de dormir quelques heures. Ensuite, il faudrait que je fasse des copies du dossier pour mon avocat et le lui envoyer par mail.
Je suis crevée… Mais… Ces calmants sont biens… Je tiens debout, un peu vaseuse, la tête toujours dans la ouate, mais je ne pense pas trop. Quoique… je commence à manquer de drogue! C’est ça ou me saouler la gueule pour tomber et dormir!
On a rigolé pendant le souper… Ça, ça me fait toujours mal à chier et c’est ce qui m’a fait dégueuler tout ce que j’avais tenté d’avaler…
Mardi, 26 juin 2012 - (178/2012) - Rebelote…
Toujours un peu dans la vase. Pourtant, j’ai dû aller rejoindre les autres au salon de la frangine; on devait appeler là-bas. Ça me donnait la nausée, et pendant tout le temps que j’étais là-bas, ça ne m’a pas quitté. J’avais de la peine à rester debout. Toute mon énergie était pour ne rien montrer à l’extérieur. Dès que je suis rentrée, j’ai avalé un somnifère pour dormir un peu. J’étais naze.
Pascal est passé après son entrainement, mais je n’ai pas entendu la porte… J’étais out.
Le pauvre! Et pauvre moi aussi… Je le néglige, je m’en rends compte… Mais comment faire pour sortir de ce trou…