180/11 - Il a préféré ma rivale?!
il a préféré ma rivale?! - (mercredi.29.juin.2011 - (180/11)
J’ai passé la journée à bosser comme une folle, je me sentais heureuse, en pleine forme et sereine. Pour conclure cette bonne journée, j’avais prévu une petite soirée tranquille devant la télé.
Pascal m’avait invitée à manger à midi, mais je bossais avec les 2 autres collègues de l’agence, alors je pouvais pas. Son invitation m’avait fait plaisir, et c’est que, j’avais aussi envie de le voir, alors j’ai proposé qu’on se voit le soir, mais Pascal avait un match et après, il avait déjà quelque chose, il ne pouvait pas.
Sur le moment, ça ne m’avait pas préoccupé plus que ça, mais après avoir lu le message de KoKo sur mon journal, j’ai commencé à me faire des films. Je devais absolument aller vérifier ce qui se passait du côté de Pascal..
Sans surprise, Caroline avait été voir le match et à la fin, elle est sortie pour l’attendre à sa voiture. Qu’est-ce que j’étais contente d’avoir emprunté la voiture à ma sœur, j’allais pouvoir les suivre sans me faire repérer. Je n’étais pas très tendue, Caro avait l’habitude de le suivre aux matchs et ce n’était pas inhabituel qu’il la raccompagne chez elle.
Je m’attendais donc à ce qu’ils prennent la direction de la maison et non... Pourquoi ne rentrait-il pas? Et où allaient-ils donc?
J’ai eu une petite montée de sueur froide; et s’il l’emmenait chez Paul? Alors, je n’y remettrais plus les pieds, et je le flingue! Il n’a pas intérêt. J’ai réussi à me rassurer mentalement; il ne ferait pas un truc aussi stupide quand même!! J’ai secoué la tête et rigolé de ma bêtise. Pascal s’est enfilé dans un parking et là, je n’ai pas osé les suivre. Giiiiahhh, si je les perds maintenant, toute cette surveillance n’aurait servi à rien. Aussi, c’était impossible de parquer près de n’importe quelle sortie sans me faire repérer. Zut. En me basant sur les endroits qu’on avait l’habitude de fréquenter, je me suis mise en poste à distance des 2 sorties que j’espérais les voir emprunter et j’ai attendu. Bien vu; les voilà.
Pascal avait les mains dans les poches et Caro était pendue amoureusement à son bras. Pour moi, petite crise de jalousie interne. Puis, pas de chances, ils ont dévalés les rues piétonnes, impossible de les suivre en voiture et à pieds, carrément inimaginable! Flûte, que faire?
J’ai été poser ma voiture, sillonner les coins où ils pouvaient éventuellement être avec la peur au ventre de me faire repérer. Certains endroits, c’était même pas la peine d’y penser, il n’y avait pas de fenêtres assez large donnant sur rue, ou encore, le risque qu’ils me repèrent en train de les chercher était trop grand.
La queue entre les jambes, je suis rentrée... Peut-être que je n'aurai pas dû, la soirée commençait seulement... mais ce qu'on ne sait pas ou ne voit pas... J'aurai peut-être dû attendre un peu!
De toute manière, je n’avais aucune idée de ce que j’aurai fait, débouler lui demander des explications? Non, sûrement pas! Est-ce que je vais lui poser des questions, lui dire que je l’avais vu? Non, certainement pas non plus, j’étais persuadée que ma meilleure option était de continuer à faire l’autruche. Je ne dirais rien, mais il fallait que je trouve le moyen de mettre un stop à tout ça, ou est-ce que j’avais meilleure temps de faire celle qui ne se doutait de rien?
Il faudra bien qu’un jour ou l’autre que Pascal prenne une décision... Ou est-ce que je serais obligée de l’y pousser? Afff, je n’en sais rien, l’avenir nous le dira! Est-ce que j’étais déçue de le voir avec Caro? Non, je ne pense pas. Bizarrement, ça me fait moins que de le voir avec une autre. Ou était-ce parce qu’il a choisi de la voir elle, plutôt que moi? Oui, sans doute, c'est plutôt ça...
Dire qu'il avait prétendu avoir quelque chose pour passer la soirée avec Caro!