181/11 - Failli m'enterrer toute seule!
Failli m’enterrer toute seule! - (jeudi.30.juin.2011 - (181/11)
Demain on doit présenter notre projet à l’agence, alors je ne pouvais pas me permettre de sortir follâtrer dans les bars. Mes 2 autres collègues et moi avons passé l’après-midi à travailler. Il nous fallait tout finir pour ce soir. On a fait un 1er draft, et on était pas convaincu, alors après quelques modifs, on a décidé que c’était pas mal. Et de 1. Maintenant, il nous fallait attaquer le 2ème, qui avait beaucoup plus de couleur et de punch... c’était en majeur partie mes idées, hum. On a fait une pause, grignoté un truc, et ainsi de suite, on a préparé 5 propositions à présenter. On était content. On a fini assez tard et on était raide mort.
Ils sont partis vers 23h... Un peu tard pour appeler Pascal, mais je l’ai fait quand même.
Pascal était resté tranquillement à la maison, il savait que je ne sortais pas. Sa femme était aussi là, alors il est sorti pour me parler. Il a tout de suite senti que j’étais un peu distante, il a mis ça sur le compte de la fatigue et erreur ou pas, je l’ai corrigé; je l’avais vu hier soir avec Caro! Ca a eu pour effet de lui couper la parole. Comme il ne disait rien, ne se confondait pas en explications ou autres, j’ai dis que j’étais en effet crevée, que je devais raccrocher, j’avais une longue journée demain.
J’avais fait attention de ne pas mettre de rage dans ma voix, ni d’aggressivité, rien, juste faire la remarque. Je ne voulais pas qu’il aille encore imaginer que je prenais des distances sans raisons. Bon, intérieurement, je savais que je n’aurai rien dû dire, maintenant, il allait probablement se voir obligé de me mettre au courant de sa relation avec Caro, et ça, je n’y tenais pas du tout. J’avais peut-être fait une connerie!
Pascal m’a rappelé tout de suite, il ne voulait pas qu’on se raccroche au nez fâché. Je lui ai demandé si c’était ça le truc qu’il avait et si c’était pour ça qu’il avait essayé de me carrer à midi, pour avoir les mains libres le soir? Même là, j’essayais d’avoir l’air d’avoir le contrôle, de ne pas lui faire une scène. Et heureusement...
Il m’a expliqué que l’équipe avait prévu de manger ensemble, Caro n’était pas vraiment prévue, mais il se doutait bien qu’elle serait là, alors, il l’a prise avec, après tout, ils étaient amis et les amis étaient les bienvenus. Pascal m’a avoué que quelque part ça l’arrangeait en même temps, en attirant les spots sur Caro. Puis Pascal m’a dit qu’il fallait que je réalise qu’il ne pouvait rien se passer entouré par toute son équipe, qu’il fallait que je me rassure, il l’a déposée chez elle, que de plus, Thomas était avec lui pour rentrer, alors, no blêm. Il n'avait rien à se reprocher.
Ce qui me gênait, est que j’avais l’impression qu’il pensait que Caro savait mieux faire face à sa famille que moi! Ouf! D’un côté, j’avais frisé les aveux embarrassants qui m’aurait poussée à devoir lui faire la tête!
Je lui ai dit que je comprenais, mais que quand même ça me faisait un peu mal quand même, puis je me suis radoucie pour lui dire qu’il me manquait. Après avoir batifoler un peu au téléphone, avec des tonnes de bisous bisous et des je t’aime et tu me manques, on s’est dit bonne nuit. Ahhhhh, j’étais soulagée!