181 - Petits Réglages
Mardi 29 & Mercredi 30..... Juin 2010
C'est la coupe du monde de Foot en Afrique du Sud... Tout le monde se retrouve à Ouchy pour regarder le foot sur grand écran: Chili - Brazil... On a été rejoindre nos potes. Afff, le Chili a perdu, j'ai immédiatement envoyé un petit message à ma cops Chilienne parce que je savais qu'elle regardait aussi le match. Elle était toute déçue. Je n'aime pas spécialement regarder le foot, Pascal non plus, mais je pense c'était question de participer à la fête avec les copains.
Pas d'entraînement mardi soir, Pascal est passé chez lui ramasser quelques affaires pour venir passer la nuit à la maison. Mercredi, pareil. En public, on n'est que des amis. Je n'aurai peut-être pas dû accepter de monter dans sa voiture pour aller au match, mais Pascal avait, avec raison, peur que s'il ne venait pas me chercher, que je ne bouge pas de chez moi.
C'était sympa, on a retrouvé tout le monde au bord du lac, et malgré que ce soit Jess qui restait aux côté de Pascal, je ne me sentais pas abandonnée. Thomas restait là, collé à moi. C'était bizarre, mais par moments, il me faisait penser à Brian. God, ce qu'il peut me manquer celui-là! Thomas est tenace, et je dois avouer que c'est une qualité que j'admire profondément chez un homme. Une histoire de goût et de couleurs, mais c'est une qualité que perso, je trouve ultra attirante. Si je n'étais pas si folle dingue de Pascal, je sortirais sans doute avec lui, ne serait-ce que pour ça.
Par contre, je sentais les flammes de la jalousie me brûler de l'intérieur. Tous les gestes de Pascal et Jess l'un envers l'autre me faisait physiquement mal. Sa main posé sur la taille de sa femme, grrrr... Comme si j'avais des loupes à la place des yeux, je voyais sa main lui caresser le dos, la serrer, son doigt qui lui remontait le long de la colonne, ce qui la faisait frissonner et elle lui passait les bras autour du cou. Ils s'embrassaient comme s'ils étaient seuls au monde, comme s'ils s'aimaient vraiment. Peut-être s'aiment-ils vraiment? Je serrais les dents malgré le sourire que j'affichais, de voir Pascal si tendre, si tendrement lui faire des bisous sur le bras ou dans la nuque.
En rigolant, j'ai accusé Pascal de me donner de mauvaise habitude... On passait beaucoup trop de temps ensemble tout à coup, puis après se serait re-sevrage, je risquais d'avoir de la peine à reprendre mes vieilles habitudes!!! Ça l'a fait rire.
Comme pour faire chier, Jess était venue avec son frère, et on a dû la raccompagner avant de rentrer. Elle n'était pas très contente. Elle a proposé qu'on aille plutôt dormir chez eux, elle n'aimait pas qu'il découche ça pourrait leur causer des ennuis. Elle a prétendu que j'étais la bienvenue. Hum! Jess a insisté que c'était par prudence rien d'autre, personne ne se douterait que je dormais avec Pascal et non dans la chambre d'amis. Jess a fini par avouer que ça ne lui plaisait pas, mais qu'elle préférait ça, que de prendre le risque qu'ils se fassent choper parce que Pascal dormait chez moi.
Pascal voulait qu'on en discute tous les deux, en privé, mais ce soir, il n'avait pas l'intention de changer quoi que ce soit à notre programme. Je n'étais pas très chaude par l'idée, mais je devais reconnaître que Jess avait raison. Après en avoir discuté avec Pascal, on a décidé de dormir chez lui. Je devais juste passer chez moi me changer et prendre ma voiture.
5h40 jeudi matin... Je vais rentrer. Le jour commence à pointer le bout de son nez, la ville dort. Je me demande si je suis la seule debout? Sans doute pas, mais c'est agréable de le penser. Les oiseaux se font des appels, il fait bon, j'adore les écouter chanter... Pourtant, ça me rappelle de très mauvais souvenirs. Je me rappelle encore de ces gais chants d'oiseaux alors que mon cœur lui se brisait en milles morceaux. Je n'avais pas assez de larmes pour pleurer. J'avais été cherché de l'amour, du réconfort, mais là où j'étais, il y en avait pas. Il n'y avait que du vide, de la froideur, de l'égoïsme et aucune reconnaissance.
J'avais de la peine à comprendre comment quelqu'un qui avait prétendu m'aimer plus que sa vie pouvait me faire autant de mal. Je m'étais promise de ne plus jamais laisser quelqu'un m'approcher d'assez prêt pour me faire souffrir à nouveau. Et pourtant... J'aime aussi ces chants d'oiseaux qui me rappelle que c'est l'été, que la vie va se réveiller, qui me rappelle que je suis en vie!
Du coup, ça m'a fait penser à Jess, qui je crois, devais ressentir par moment ce que j'avais ressenti ce jour là! Non, je ne devais pas penser à la peine de quelqu'un d'autre. Niet, que dalle. Ce soir là, une autre dormait dans les bras de mon petit ami du moment, et elle, elle n'en avait rien à battre de la peine qu'elle pouvait causer à une autre fille. Cette fille savait aussi qu'il était avec quelqu'un quant elle avait commencé à le poursuivre. Bizarrement, ce n'était pas entièrement à elle que j'en voulais, mais à celui qui prétendait être ma moitié, mon autre moi. C'était à lui de mettre le "hola".
Pascal dormait. Dès que j'ai quitté son lit, il m'a cherchée de la main, comme si même en dormant, je pouvais lui manquer. J'ai longuement regarder ce visage que j'adore. Est-ce que je ne le laissais pas trop approcher? Lui avait le pouvoir de me faire souffrir.
Afff, peut-être me laisser encore un peu de temps...
Je voulais filer avant que Jess ne se lève. Je préférais éviter les problèmes. Puis, je me suis souvenue que je ne devrais pas traîner comme ça devant la maison. Si quelqu'un me voyait, j'aurai vraiment l'air bizarre, la tête levée à respirer le matin.
J'ai immédiatement plongé dans mon lit en rentrant. J'avais encore quelques heures de sommeil à rattraper!
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------ Petits Réglages - 29-30.juin.10.mar-mer - (180-81) ------