184 - Soirée pas fun!
Layne a voulu savoir si j’allais chez Thomas ce soir et s’il pouvait m’accompagner. Je ne voulais pas qu’il vienne. Glups, ça ne lui a pas beaucoup plus. Pourtant, je me sentais un peu mal à l’aise d’y aller seule, peut-être trop évident que j’allais pour voir Pascal. Je ne voulais pas non plus qu’un de mes potes m’accompagne, parce que je risquais de le planter plus tard, et ce serait pas top.
Je n’avais aucune idée quant finissait le match des garçons, alors j’étais un peu en avance. J’ai bavardé avec Jess en attendant. Elle pensait partir quelques temps en Angleterre, et de là-bas, peut-être directement retour aux States. Youpiiiii, quelle bonne nouvelle!!! Je sens que je l’apprécie drôlement plus du coup ;)
J’étais triste de ne pas voir Pascal arriver avec Thomas, et je devais me faire violence pour ne pas sauter sur mon natel et l’appeler. Pascal était avec elle, c’était sûr. J’ai fais un gros effort pour paraître de bonne humeur et sourire. Il n’a pas apparu de la soirée... aïe aïe aïe. Intérieurement, je me lamentais de n’avoir pas pu le voir et d’être trop lâche pour oser l’appeler. Au moins, ça l’aurait rappelé à mon bon souvenir. Je voulais aussi lui rappeler que je voulais être là s’il rompt avec Caroline. Pour être sûre qu'il l'avait bien fait et que le message était bien reçu... Les heures ont défilés lentement, pas de Pascal. Snif.
En rentrant, j’ai fais un crochet chez lui. Personne évidemment. Puis chez elle. Personne non plus. Et zut. Ou est-ce qu’il pouvait bien traîner? Il n’allait pas me la jouer Layne-Le-Retour, hein? Ça y est, je débloquais!!! Hésitation suprême; est-ce que j’attends chez lui jusqu’à ce qu’il rentre? Non, parce que s’il ne rentre pas, je serais momifiée dans ma voiture par une violente attaque après que mon imagination m’ait joué le petit film de ce qu’il pourrait éventuellement être en train de faire. Non. Moi et mon coeur fragile feraient mieux de rentrer et illusionner en imaginant qu’il soit rentré juste après mon départ.
J’espère que Pascal trouvera un bon mensonge pour conforter mes illusions. Un bon gros mensonge bien lourd, plaf, ça ce serait parfait. Tant qu’il me mentirait, c’est qu’il ne veut pas me perdre! Alors, j’y croirais de tout mon coeur.
Pascal m’a appelé sur le chemin du retour pour savoir ce que je faisais. Iak, je n’avais pas trop envie de le voir. Pas envie de poser ma bouche où une autre avait posé la sienne avant moi, pas envie non plus qu’il me touche avec des mains qui ont fricotés une autre avant aussi... arf, et en même temps... j’avais tellement envie de le voir ...
Non, je ne pouvais pas le voir. Je ne serais pas agréable et je lui rappellerais l’autre, parce que, je ne pourrais pas me retenir d’essayer de lui tirer les vers du nez. Non. Avec un sourire, qui j’espère passerait à travers les lignes du téléphone, je lui ai dis que j’étais hyper crevée et que je rentrais dormir chez moi, qu’on s’appelle demain. BRAVO. Brave fille que je suis. Même avec le moral dans les tongues, j’étais drôlement contente d’avoir réussi à résister à l’envie de courir vers lui. J’espère que je ne le regretterais pas...
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Soirée pas fun! (184-ven-03.juil.09)