186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 5 juillet 2013  - 186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie?

Ce vendredi matin, j'ai couru chercher mon natel à l'ouverture du magasin où je l'avais laissé. Pfff, ils ont fait ceux qui n'avaient rien trouvé. J'ai dû les avertir qu'on avait traqué mon natel, pour qu'ils le retrouvent enfin!!! J'ai appelé Pascal direct après. Je voulais éviter qu'il organise quelque chose pour ce soir, avant que j'aie pu lui parler.

Malheureusement, Caroline avait raison. Pascal m’a dit qu’il avait déjà des projets…
Des projets hein? Certainement encore avec cette Elodie!
Heureusement aussi que Caro m’avait prévenue, j’ai donc proposé vers 19h, et il a accepté.
Je pensais bien trouver un moyen de l’empêcher d’honorer son rendez-vous de 21h!

On s’est retrouvé au Baroque. C’était tôt, donc c’était presque désert. J’aime autant. On pouvait discuter calmement. On aurait dit que Pascal était sur ses gardes. Un peu distant. Ça m’a fait mal au coeur. Je crois qu’il a dû se rendre compte que j’étais triste. Parce qu’il a pris mes mains entre les siennes, et a même prétendu que ça lui faisait plaisir de me voir.

Pascal m’a interrogé sur ce que j’avais fait ces derniers temps, où je comptais habiter, etc. Il était étonné parce que j’avais l’air de bien prendre les choses (en parlant de mon appart).

Pour une fois, j’étais arrivée à l’heure à notre rendez-vous. Quelque part, j’avais eu peur qu’il ne vienne pas. Ou m’appelle peu avant l’heure, pour me dire qu’il ne pourrait pas venir. J’étais donc déjà en ville, et s’il l’avait fait, j’aurai foncé chez lui. S’il n’avait pas été là-bas, je l’aurai cherché partout. Aussi, si je ne l’avais pas trouvé, j’aurai été camper chez Elodie. Je savais qu’il ne voyait pas Caroline.

Mais, j’avais rendez-vous avec Thomas à 21h30 aussi...

Quant Pascal a commencé à regarder sa montre, discrètement, j’ai eu envie de lui demandé ce qu’il faisait après, et si je pouvais l’accompagner. C’était déjà 21h. Le temps avait passé si vite. J’avais l’impression qu’on venait à peine d’arriver.

Pascal a été déstabilisé par mes questions. Il a cherché des excuses. Il ne pouvait pas me prendre avec, ils étaient sensés se retrouver entre mecs. Entre mecs? Ben tiens! Pfff, à la lueur de son regard, et sa manière d’éviter le mien, j’ai compris qu’il mentait. J’ai d’abord voulu faire celle qui ne se doutait de rien.

Finalement, mon impulsivité à pris le dessus. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Je lui ai balancé qu’il me mentait. S’il n’avait pas envi de me voir, autant me le dire en face. J’ai attendu de voir les mots se formuler sur ses lèvres, de mémoriser l’expression de son visage. Mais rien. Pascal n’a rien dit de tel. Il m’a seulement fixée, cherchant comment se sortir de cette impasse, avec des mots qui ne venaient pas.

Sachant que de toute manière, il finirait par me planter là et partir à son rendez-vous, je me suis levée pour partir la première. Dans la précipitation, j’ai renversé son verre sur lui, en m’arrachant de mon siège. Les larmes montaient en flèche, et je voulais partir avant qu’il ne me voit pleurer. Mais, c’était peine perdu. Il a vu.

Pascal a voulu me retenir par le bras, mais j’ai aussi arraché mon bras. Cette fois, c’était mon verre et quelques objets qui ont finis sur le sol dans un tintamarre infernal. Les rares clients du bars se sont retournés pour nous observer. Ce qui m’a mise encore plus mal à l’aise.

Avant qu’il n’ait eu le temps de s’excuser pour les dégâts et payer, j’avais déjà pris mes jambes à mon cou. Et disparue de sa vue.

En larmes, j’ai appelé Thomas. Thomas a été juste super. Il a voulu venir me chercher, mais c’était pas la peine. Il m’a dit de monter. Je ne me suis pas faite priée. Il était gentil au téléphone, se montrant compréhensif. Patient. Adorable.

Je n’avais pas mis de musique, donc j’ai entendu mon natel. C’était Pascal. Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir rajouter? Je ne voyais pas comment il pouvait faire passer mon chagrin.

Pourtant, j’ai décroché. Répondre est un grand mot, parce que je n’ai rien dit. Je l’ai laissé parlé. Entendre sa voix était une douce torture que je n’étais pas encore capable d’éviter.

Il me demandait où j’étais, de l’attendre, qu’on pouvait parler… Parler? Mais de quoi donc? Je l’écoutais, incapable de placer un seul mot. C’aurait été une explosion de pleurs, alors autant m’abstenir. Mon silence à l’autre bout semblait le perturber. Il m’incitait à lui répondre, mais je n’avais rien à dire. Et je voulais certainement pas pour lui pleurer dans les oreilles.

Après 10mn, j’ai fini par raccrocher. Trop douloureux. Parce qu’aussi, je ne pouvais pas conduire et ayant le téléphone à l’oreille.

Je me suis littéralement écroulée en larmes dans les bras du pauvre Thomas. Il a bon dos lui. Il me ramasse toujours en morceaux. J’aurai peut-être dû me tourner vers Layne? Ou est-ce que j’avais fait exprès de choisir Thomas pour rester proche de Pascal? Ou parce que j’en avais vraiment envie?

  • C’est encore Pascal hein? Ouais... Personne d'autre ne te mets dans des états pareils!

A quoi bon répondre? Il savait déjà pourquoi j’étais dans cet état. Thomas m’a laissé pleurer un bon moment. Quant je n’ai plus eu une goutte à verser, Thomas a osé quelques questions. Mais, je ne pouvais pas parler de Pascal sans fondre encore en larmes. Thomas l’a compris. Je me sentais si douloureusement mal, si triste, si désespérée. Comment rester la tête hors du puits noir dans lequel je sombrais. La douleur était si tenace, si brulante.


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