197/2012 - Après le souper en famille...
Lundi, 16 juillet 2012 - (197/2012) - Après souper en famille... (suite...)
Je m’étais installée devant mes paperasseries. J'étais hyper crevée, la tête qui sonnait après toutes les discussions, les haussements de voix pour se faire entendre, je n'avais pas envie de le faire, mais l'idée d'avoir ce cheni qui traîne, alors j'ai résolu d'attaquer malgré mon mal au crâne. Et Pascal a rappelé…
- Mince Jane, j’ai envi de te voir… Je sais bien que tu veux être seule, que tu n'as pas envie de voir grand monde, je sais aussi que je ne devrais pas pousser ma chance, mais j’ai envi de te voir, même 5mn… Juste se voir… Je ne t’ai pas vu depuis des siècles et tu me manques, alors désolé si je suis un peu lourd!
Pascal parlait vite, comme s'il avait peur que je le coupe, ou qu'avant qu'il ait terminé sa phrase que je le coupe pour dire non!
- T’es drôle, on s’est vu samedi...
- Ouais mais, pas longtemps… STP, je peux venir?
Je ne pouvais m’empêcher de rigoler. Il était si marrant à essayer de me convaincre. Je réalisais que ce ne devait pas être si simple d’appeler, de même peut-être passer pour un con, je ne pouvais pas l’envoyer balader. Alors je lui ai dit que ce n’était pas lourd, qu’il pouvait passer. Evidemment, j’ai regretté aussitôt, je n’étais pas habillée, juste en training avec des papiers un peu partout. La poisse. Dès que j’ai raccroché, j’ai fait un tas du tout et débarrasser le salon du cheni que j’avais entassé. C’était encore un de ces soirs où je n’allais pas pouvoir avancer maintenant que j’avais retrouvé un peu de poil de la bête.
Pascal m’a serré si fort que j’ai cru qu’il allait me broyer. Mince, il était si chou, sentait si bon. Ses cheveux étaient encore un peu mouillés, il sentait bon l’eau de la piscine. Quant il m’a relâchée, son visage adoré était si prêt, mais il n’osait pas m’embrasser, alors je lui ai fait un petit bisou sur les lèvres. Il en voulait plus, et l’espace d’une seconde j’ai senti ses doigts se reserrer autour de mon bras, puis il m’a lâchée.
Ça me faisait un peu mal d’être heureuse, mal d’apprécier ces petits moments, de pouvoir le regarder, toucher son visage, mal d’adorer son sourire… Afff, il fallait que je me résonne, c’était normal. Oui, c’était normal…
On a rien fait de spécial. On s’est juste installé au salon. Prudemment, je me suis mise en face. Assise parterre, je l’écoutais me raconter son dimanche. Bien sûr je savais qu’il évitait certains bouts, mais je m’en foutais. C’était agréable de l’entendre, de le regarder, il avait manqué à mes yeux, à mon cœur et à moi.
Courageux, Pascal m’a demandé si je pensais laisser la table entre nous toute la soirée, ou s’il pouvait me tenir contre lui. Il a vu l’expression décomposé de mon visage et il a tout de suite ajouté, que je n’avais pas besoin d’avoir peur, il ne voulait que sentir ma présence, la chaleur de mon « existence » rien de plus. Juste m’asseoir contre lui, c’était tout. Il m’a assuré qu’il n’osait pas espérer ou rêver plus. Ahh, j’avoue que ça faisait du bien, j’aimais me caler contre lui, sentir la chaleur de son corps, de sa présence. Il passait ses doigts dans mes cheveux et ça me clamait.
Pascal n’a rien tenté, on a juste bavardé comme ça. C’était agréable. Il est parti vers minuit et demi… Il travaille demain! Puis, je ne pense pas qu’il aurait osé demander de rester, il sentait bien que j’aurai refusé, et puis sa femme l’attendait surement. Ces temps, je n’étais pas d’humeur à me prendre la tête avec sa femme.