198/11 - Journée Love sous la Pluie...
Journée Love sous la pluie - (dimanche.17.juillet.2011 - 198/11)
Question de ne pas découcher et s’attirer les foudres de sa femme, on était d’accord, Pascal devait partir au plus tard vers les 3h du matin. On était si bien, enroulé dans les bras l’un de l’autre, à se faire des mamours, que quant l’heure est arrivé, il a voulu rester encore 1 petite demi heure, puis encore une autre, très vite, c’était 5h du matin...
Au prix d’un grand effort, j’ai joué à la grande fille et je l’ai poussé dehors, non sans lui dire que j’aurai voulu qu’il puisse rester. En me taquinant, il m’a demandé pourquoi je le foutais dehors alors? J’ai répondu que c’était pour le voir plus souvent, parce que si je le laissais traîner plus longtemps, Dieu sait quant je le verrai, ce qui l’a fait rire.
Pascal a fait la moue, mine qu’il n’avait pas envi de rentrer. Même si c’était du cinoche, ça fait plaisir quant même. Dès qu’il a disparu au coin de la haie, je me suis replongée au lit et je me suis enroulée dans les draps qui portaient encore son odeur. Arfff, il me manquait déjà, zut. On a discuté au téléphone pendant toute sa route de retour, puis il a dû raccrocher en arrivant chez lui; “Je dois raccrocher babe... Si ça te dit, je me débrouille pour passer chez toi en début de soirée? Tu veux?”. La question ne se posait même pas, bien sûr que je le voulais.
Hahhh, il pleut... Que j’adore ça! Je me suis endormie presque aussitôt après qu’on ait raccroché, le bruit de la pluie me berçait.
Approx. vers les 6h40 du matin, j’ai été réveillée par la sonnette de ma porte. Pendant quelques petites secondes, je ne savais plus où j’étais, ni quel jour, rien, j’étais un peu perdue.
Le coup de sonnette suivante m’a sortie du lit, c’était pas un mauvais rêve, c’était bien ma sonnette, ma porte et... C’était Pascal, boum-boum-boum, mon petit cœur tapotait de joie. J’ai pensé qu’il n’avait pas pu se résoudre à rentrer et que la pluie l’avait ramené à bon port, dans mes bras, vers moi qui ne demandait qu’à l’étouffer de bisous. Ça me faisait vraiment hyper super plaisir.
Pascal avait des griffures au visage et dans le cou, et je savais que ce n’était pas moi qui les avait fait. Il avait dû avoir une grosse dispute avec Jess... Probablement...
- Est-ce que tu accepterais un pauvre sans abris?
Rire... Un sans abris... Lui? Ben, ouais, sans aucune hésitation! Je n’ai pas voulu lui poser de questions et je ne crois pas qu’il avait envi d’en parler pour le moment non plus. Folle de bonheur, je lui ai sauté au cou en lui disant combien ça me faisait plaisir qu’il soit revenu, que si c’était lui le sans abris, alors ma porte lui était toujours ouverte, n’importe quant.
La pluie a redoublé en intensité, comme ses câlins... miam, miam. Comment réussir un jour à me détacher de lui, à ce rythme là, j'étais foutue... Et chouette, j'allais pouvoir dormir dans ses bras, me réchauffer collée à lui comme une grosse limace toute gluante. Miam. Avant de sombrer dans un sommeil mielleux, intérieurement j’ai remercié Jess d’avoir eu la bonne idée de se disputer avec lui, de lui avoir fait une scène qui l’a fait fuir directement chez moi.
Le lendemain, on a commencé à ouvrir l’oeil vers midi, mais on était raide, on avait pas assez dormi. Pascal a tenu à nous préparer un petit déjeuner, moi, ébahie de plaisir, je le regardais faire en caleçon. Il était à croquer, juste parfait dans tous les sens du terme et ça ne me donnait que l’envie de lui sauter dessus, de le manger tout cru. Je crois qu’il en était conscient et ça le faisait sourire. Miam, même son sourire, j’avais envie de le manger. En fait, je n’avais pas très faim, je n’avais qu’envie d’être dans ses bras, d’avoir ses mains qui me caressent la tête, à l’écouter parler, et je me serais endormie en 2 temps 3 mouvements, en sécurité et heureuse.
Pascal m’a vue regarder ses griffures, pas celles qu’il avait dans le dos, non, mais dans le cou et sur la joue. Avec une petite grimace, pendant qu’on déjeunait, il m’a raconté ce qui s’était passé.
Effectivement, il s’était disputé avec Jess. Elle avait immédiatement remarqué son absence hier soir, furax, elle était rentrée voir s’il était à la maison, mais elle se doutait bien qu’il n’y était pas, puisqu’il avait laissé sa voiture en ville. Folle de rage, elle avait fait un tour du côté de chez Caro, qui était partie peu après Pascal. Personne. Dépitée, elle était rentrée, mais elle n’avait pas réussi à fermer l’oeil, alors, elle l’a attendu. Plus les minutes passaient, plus sa colère amplifiait. Elle avait appelé Thomas pour lui demander de l’appeler si d’aventure, Pascal retournait vers eux, mais niet.
Quant Pascal est rentré, sa colère a éclaté, elle lui a sauté dessus, l’a traité de tous les noms, ils se sont presque battus, alors il avait préféré la laisser se calmer et il est revenu. Merci Jess!
Après déjeuner, avant qu’on retourne se jeter au lit, Pascal a jeté un coup d’oeil à son natel, et évidemment, Jess lui avait laissé une trentaine de messages; ça partait des insultes pleines de rage aux larmes. Puis elle lui demandait de rentrer, qu’elle était calmée, qu’il savait très bien que c’était aussi de sa faute si elle se retrouvait dans des états pareils.
Ça lui faisait mal au cœur... l’empêche, à moi aussi.
Pascal a hésité; il ne savait pas s’il devait la rappeler ou pas. Perso, je préférais qu’il ne le fasse pas, sinon, le connaissant, il allait rentrer. Et pendant qu’il serait sûrement en train de la consoler, j’allais me retrouver toute seule. En voyant l’expression de tristesse sur mon visage, Pascal a décidé de ne pas rappeler sa femme.
On s’est larvé toute la journée, le temps était de la partie, il faisait froid, gris, la pluie n’arrêtait pas et j’étais heureuse comme une petite puce de pouvoir me perdre dans ses bras. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’embrasser partout, j’aimais sentir sa peau sur mes lèvres, ça le chatouillait comme quant il me le faisait aussi, hihihi.
La journée a passé bien trop vite et il était temps qu’il rentre chez lui. Pascal m’a dit qu’il ne sortirait pas ce soir, même pas pour aller prendre un verre, qu’il essayerait de m’appeler avant d’aller se coucher. Je savais qu’il ne le ferait pas, mais ça faisait toujours plaisir de savoir qu’il le pensait, qu'il en avait envi. Bien sûr, je lui ai dit qu’il pouvait revenir si ça n’allait pas. Afff, je n’avais pas envie de le voir partir...