Jeudi, 31 Décembre 2015 - Réveillon! ...suite... heureuse

Publié le par JaneDo


Jeudi, 31 Décembre 2015 - Réveillon! ...suite... heureuse

Après une longue discussion qui tournait en rond, Jess s’est écroulé sur le canapé la tête basse.  Pascal a décidé d’aller se coucher mais Jess voulait encore régler la question du Réveillon. De mauvaise grâce, Pascal s’est assis dans le fauteuil les yeux rivés sur la télé. Il n’avait pas l’air d’avoir grand chose à dire, ni de l’écouter.

Jess a écrit quelque chose sur un billet et l’a tendu à Pascal. J’avais l’impression que Pascal avait rougi en lisant son mot. Il fixait le billet sans rien dire.

 

La majorité des amis de Pascal sont anglophone, j’ai beaucoup de chance que ma langue maternelle soit l’anglais, parce que chez lui, ou même avec ses amis, qui sont presque tous anglophone, Pascal parle exclusivement en anglais.

Si ce n’était pas ma langue, je ne comprendrais pas la moitié de ce que lui et sa femme se disait.

En lui montrant le billet, Pascal lui a demandé pourquoi par écrit. Elle n’aurait pas osé le dire de vive voix. Je me demandais ce qui les embarrassait tellement.

Ou peut-être que je voulais juste savoir. Le long silence se prolongeait et Pascal continuait à fixer le mot et sa femme. Jess lui a demandé s’il était d’accord. Pascal n’a eu aucune réaction pendant une bonne minute. Il n’était pas d’accord, que c’était un marché de dupe. Jess acceptait qu’il soit de retour après minuit... Mais d’où? Je ne comprenais pas bien!

Elle lui a expliqué que tout le monde remarquerait son absence, et elle passerait pour une conne, c’est pour ça qu’elle voulait qu’il soit auprès d’elle à minuit. Qu’elle savait qu’il ne pouvait pas être à 2 endroits à la fois, mais la minute après minuit, c’était ok.

Jess tenait à ce qu’il soit discret, que personne ne puisse se rendre compte de quoi que ce soit. Qu’elle ferait semblant d’être surprise de le voir, puisqu’il avait déjà dit à tout le monde qu’il restait à la maison. Elle voulait qu’il ait l’air de s’être précipité sur place pour être avec elle.

Pascal lui a demandé pourquoi elle ne rentrerait pas plutôt ou pourquoi elle ne restait tout simplement pas à la maison. Jess l’a regardé le visage baigné de tristesse. Elle voulait savoir pourquoi il disait que c’était un marché de dupe, etc.

Ils ont discutés longuement sans que je puisse deviner de quoi ils parlaient. Pascal ne semblait pas convaincu par les arguments ou affirmations de sa femme. Jess promettait de ne pas faire de scène, d’être capable de supporter qu’il sorte de son côté, mais seulement jusqu’à minuit. Lui semblait croire qu’elle disait ça maintenant, peut-être pour le tester, mais qu’au final, elle changera d’avis.

Je sais que je n’aurai pas dû regarder quant ils étaient dans la chambre, mais, je voulais découvrir de quoi ils parlaient. Je n’en ai pas appris plus hélas. Jess a essayé de... Pascal l’a repoussée en marmonnant quelque chose. Je crois demain ou un truc du genre.

J’ai plié bagage et je suis rentrée. Pendant tout le chemin, je me demandais si je n’aurai pas dû prendre le risque de l’appeler. Je voulais tellement le voir. Mais, c’aurait été une mauvaise idée, étant donné la présence de Jess. Jusque dans sa chambre. S’il s’était couché tout seul, j’aurai peut-être tenté ma chance.

En fin de matinée, enfiiiiiiiiiin.... Pascal a appelé. Il a demandé ce que je faisais ce soir. Ce soir? Ben, rien. Oui, je pouvais aller à 3 soirées différentes, mais je n’avais pas la pêche et aucune envie de sortir. Je lui ai menti en faisant semblant que j’étais très excitée de fêter le Nouvel An avec mes amis.


Puis... je me suis rappelée qu’il avait dit à Jess que je serais chez Paul. Alors... je lui ai dis la vérité... Je voulais le voir, mais je n’avais pas eu beaucoup de nouvelles ces temps, ça me déprimait grave, et que je soupçonnais qu’il n’avait pas pensé à moi dans son programme, alors...

Je m’attendais à ce que Pascal me parle de la soirée chez Paul, mais rien, à ce qu’il me propose quelque chose, mais rien non plus. Quant on a raccroché, j’ai fondu en larmes.

Pascal n’avait pas envi de me voir. Et d’après ce que j’avais entendu hier soir, il allait pouvoir sortir de son côté, sans sa femme, alors que j’avais un énorme trou dans la poitrine, désespérément triste, j’ai pleuré. Rien ne pouvait me consoler.

Plus de 10minutes plus tard, Pascal m’envoyait un message; il ne voulait pas me donner de faux espoirs, qu’il pourrait peut-être se libérer. Puis, droit derrière, il a appelé. S’il pouvait deviner comme son appel m’a sauvé la vie!!! J’étais au plus profond de l’abîme, triste à mourir.

Je me battais contre moi-même pour que la prochaine fois, j’aie le courage de lui dire que c’était fini. Entendre sa voix m’a complètement bouleversée. Pascal a tout de suite su que j’étais en train de pleurer, il l’a entendu dans ma voix.

Après m’avoir consolée, il a dit qu’il aurait préféré ne rien me dire et me faire la surprise, puis il a eu peur que je ne veuille pas répondre au téléphone plus tard, ou que je coupe mon natel Il m’a répété qu’il ne voulait pas me faire espérer, ou me dire de l’attendre et que finalement ça tombe à l’eau. Alors il me demandait de ne pas le bouder.

Non, je n’allais pas le bouder, et je voulais bien attendre indéfiniment qu’il me rappelle plus tard. Au moins, même s’il ne peut pas, ou s’il annule, je saurais qu’il avait pensé à moi. Et même si on se voit pas, je saurais qu’il voulait me voir. Ça changeait tout. Je ne voulais plus rompre. Je voulais bien encore espérer encore un peu. Je l’aime trop pour abandonner.

Pascal a appelé vers 20h pour me dire qu’il passait me chercher. Paul habite à Montreux, alors il avait réservé dans un des Hôtel les plus chers de Montreux, parce qu’il n’y avait rien d’autre de libre, et nous avait commandé à manger.

Pascal avait mis le paquet; éclairage aux bougies, un repas de fête; caviar, pâté et tout ce dont on pouvait rêver, mais je n’avais pas faim. Pas faim pour ça. J’ai picoré dans mon assiette, le temps de le laisser manger et n’y tenant plus, je me suis installée sur ses genoux.

Je voulais le toucher, être collée à lui, l’embrasser jusqu’à plus soif, faire l’amour avec lui jusqu’à la fin des temps, le caresser, passer ma main dans ses cheveux, sentir son parfum, sa peau, le goûter, le manger lui. C’est tout ce que je voulais, rien d’autre.


Pascal a fait sonner son natel à 23h30. Je savais pourquoi... il devait aller rejoindre sa femme après minuit. Pendant qu'il s'habillait, je me suis planquée dans les toilettes, avec l'intention d'écrire combien j'étais heureuse, avant la nouvelle année, mais je n'avais pas le temps. Il fallait que j'aille rejoindre les millions d'autres, qui comme moi, heureuse d'avoir l'être cher à ses côtés, regarderont les feux de minuit.

Pourtant, il avait l’air moins pressé que ce que j’aurai imaginé. Serrée contre lui, on a regardé les feux d’artifices annonçant la nouvelle année. On s’embrassait déjà, avant même que minuit ne sonne. J’adore son sourire. Ce petit sourire d’amour rien que pour moi. Pascal m’a serré dans ses bras et a dit qu’il espérait que cette année, les choses s’arrangent pour nous et qu’on se verra plus que l’année d’avant.

J’avais essayé de l’amener à me dire ce qui s’était passé avec Jess, en lui demandant comment avait-il réussi à être là ce soir, mais il a éludé la question, alors j’ai abandonné.

Je ne voulais pas être une seconde Jess. Elle est drôlement chiante à le tarauder de questions, à geindre tout le temps, et je ne voulais pas être aussi chiante qu'elle.

Pascal m’a dit que j’étais la bienvenue chez Paul, mais comme je le lui ai fais remarqué, si on arrivait subitement, en même temps, ce serait facile de deviner qu’on était ensemble.

J’allais sagement rentrer chez moi et garder cette merveilleuse soirée dans mon cœur comme un trésor. Je ne voulais pas laisser une chance à qui, ou à quoi que ce soit de me le gâcher.

La mort dans l’âme, je l’ai regardé partir avoir m’avoir mise dans un taxi, qu’il a pris le soin de payer.

Pascal m’avait fait ultra plaisir, il ne m’avait pas oublié. Dire que quelques heures plus tôt je pleurais en pensant que mon coeur allait éclaté de douleur. Je voulais même mourir. Mourir à l’idée de ne pas le voir ce soir. Non hier soir, et ce premier jour de 2016.

Maintenant, j’étais sur un petit nuage pastel rose et je flottais de bonheur. J’étais juste heureuse, j’avais passé le cap de cette nouvelle année dans ses bras...


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