(16/16) - Reconduite
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Samedi, 16 Janvier 2016 - (16/16) - Reconduite
Vendredi soir, quant quelqu’un a sonné chez Steven, il s’attendait à trouver un copain devant sa porte. Hors, il s’agissait de Pascal. C’est vrai, je lui avais dit que j’étais chez Steven, et j’espérais une réaction. Mais vu la présence de sa femme, je ne m’attendais certainement pas à le voir arriver sur les chapeaux de roues chez Steven.
Sans un mot, il a bousculé Steven, traversé le salon en trombe pour venir m’extirper du canapé et m’a ordonné de le suivre. J’aurai pu dire; par la peau du cul. Heu, j’étais en chaussette et il me fallait ma veste. Pascal ne m’a pas laissé le temps de prendre quoi que ce soit. Mon natel était aussi en haut.
En bas de l’immeuble, il a réalisé que je ne pouvais certainement pas sortir comme ça. Il n’a pas voulu me laisser monter chercher mes affaires. Il préférait remonter tout seul. Assise sur les escaliers, j’ai enfilé mes baskets et ma veste et on est parti. Dans la voiture, silence radio. Il n’a pas voulu me laisser prendre ma voiture. Et ça, c’était chiant.
Dans ma tête, je repassais les dernières images; le regard surpris de Steven, qui l’a regardé entrer, me choper par le bras et me trainer derrière lui jusqu’à l’ascenseur. Je revoyais aussi la tête de Pascal. A cause de ça, je ne disais rien. Valait mieux se la coincer. Finalement, il a parqué au bord du trottoir en regardant droit devant lui.
Après un long moment de silence, il a dit qu’il ne voulait pas que je revois Steven. Je n’ai rien répondu tout de suite. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il attendait de réponse.
A plusieurs reprises, mon coeur a fondu, mais aussitôt, les images de lui avec sa femme le 1er suffisaient à le durcir, pour éviter que je craque. C’était vraiment dur de ne pas craquer, il était si attendrissant.
Il avait inventé une excuse bidon, sans fondement pour se tirer et venir me ramener à la maison. Ce n’était pas pour qu’on passe la fin de soirée ensemble, il ne pouvait pas. Il voulait que je rentre, que je reste chez moi. Il voulait pas que je fréquente d’autres hommes, point barre. Et surtout et surement pas un qu’il connaissait.
Steven était un collègue de boulot, il ne supportait pas l’idée de nous savoir ensemble. Je lui appartenais. Même si on ne pouvait pas se voir, il voulait que je reste dans mon coin, chez moi si possible. Il était sous le coup de l’émotion et avait presque les larmes aux yeux.
Pascal devait rentrer. D’ailleurs, je sentais son inquiétude. Jess n’arrêtait pas de le relancer au téléphone, mais il ne pouvait pas lui répondre; pour lui dire quoi? Il a voulu que je promette de ne pas retourner chez Steven dès qu’il aura tourné le dos.
Je ne voulais rien promettre de ce genre, mais, à voir sa tête, et il faut dire qu’il était trop chou tout inquiet, tout angoissé, tremblant et perdu, alors, j’ai promis... si on allait chercher ma voiture. Je ne pouvais pas le laisser chez Steven, sinon, demain, je serais forcée d’aller là-bas.
Pascal a alors fait demi-tour. Avant que je prenne ma voiture, il m’a demandé de jurer; j’ai juré!
Il voulait me suivre jusqu’à la maison, pour être sûr que je rentrais, que je rentrais bien chez moi. Mais, je pense qu’il devait lui aussi rentrer, et j’avais promis juré, alors il pouvait rentrer en toute tranquillité. Rien à faire, Pascal m’a suivi jusque chez moi.
Malgré sa tension et son inquiétude pour sa femme, il a quand même pris le temps de me dire au revoir, me serrer dans ses bras, me rappeler qu’il ne voulait pas que je vois quelqu’un d’autre, qu’il voulait être le seul homme de ma vie. Qu’il regrettait de ne pas me voir plus souvent, m’a encore demandé d’être compréhensible, que je le lui l'avais promis, etc...
Je l’ai regardé partir le cœur serré. Oui, il me manquait, oui, j’avais promis, mais c’était trop dur. Et oui, je lui en voulais d’avoir osé touché une autre femme, alors qu’on venait à peine de se quitter le soir du Nouvel An.
Pour s’assurer que je n’irais pas chez Steven, il m’a donné sa chaîne et m’a demandé de faire une photo portant sa chaîne où il pouvait voir mon appart, et lui l’envoyer, toutes les heures. Il a dit qu’il allait essayé de m’appeler dans une heure, mais je savais qu’il ne pourrait pas.
Donc, toutes les heures, je lui envoyais une photo de moi sur mon canapé... Je ne voulais pas qu’il s’inquiète pour rien. Entre 2, j’ai appelé Steven pour m’excuser, c’était trop bête. Je voulais surtout m’assurer qu’il n’en parle pas au boulot, ni à ses copains. Je ne voulais pas que Pascal passe pour un « jaloux ».
Steven était impressionné que Pascal, ce mec sérieux et si renfermé au boulot, fasse un truc pareil pour une femme. Pour lui, c'est clair qu'il m'aime et que ça va être difficile pour moi de réussir à le quitter ou faire ma vie comme je l'entends.
Et le samedi, ben, je suis restée chez moi, comme Pascal le voulait. Je me suis reposée, j’ai lu... le soir, l’angoisse m’a tenaillée, j’aurai voulu pouvoir le voir... même une petite minute, chiotte. Mais, ce qu'il a fait hier soir m'a rassurée. Pascal a été irrésistible. C'était trop chou. Il m'aime encore.
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Dimanche, 17 Janvier 2016 - (17/16) - 1 jour de repos
Dimanche, j’ai dormi tard et me suis levée en fin fin de matinée. Il neigeait. Dans le congèle, j’avais une tresse, donc je me suis préparée un bon petit dèj; œufs aux bacons et de la gelée de coing maison. Pendant le déjeuner, j’ai lu mes messages;
Pascal est sorti courir un moment, Jess avait tenu à l’accompagner. Probablement pour le surveiller. Jess avait fait une crise le soir que Pascal était venu me récupérer chez Steven. Ils n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Il n’avait pas cherché à se constituer un alibi, parce que presque tous nos potes sont au chalet. Alors il a prétendu avoir eu besoin de prendre l’air.
Je n’ai pas eu à lui répondre, parce qu’il y avait bien des chances que sa femme soit avec lui. Certainement tout le temps. Pascal savait aussi que je ne répondrais pas. Je ne suis pas très « téléphone ».
Je n’aime pas trop téléphoner, je préfère les faces à face. Un dimanche entier, tranquille à la maison, j’adore. J’ai donc passé un bon dimanche.
J’ai eu Steven au téléphone. Il a essayé de me faire aller chez lui. J’avais promis à Pascal que je ne le ferais pas, alors je ne l’ai pas fait. Et puis, j’avais aussi beaucoup plus envie de rester dans mon canapé, que d’aller me balader par ce temps effroyable. Je savais aussi que ma semaine allait commencer sur les chapeaux de roues dès demain matin.
Lundi matin, j’avais promis à Kaya de lire sa dissertation, ensuite en route pour Cugy chez Maria. L’après-midi, dès la fin de ses cours, hop pour Moudon, où Kaya va faire les devoirs avec Daryl. Il a beaucoup de retard à l’école. Ensuite, souper en famille. Mardi, en fin de matinée, je devais subir la femme de ménage. C'est seulement à partir de mercredi que je peux commencer à profiter de ma semaine pour bosser, faire mes trucs à moi.
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