Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.1)
Vendr 26 août 2016 - J'avais compris... (part.1)
Je déprime... L'été est presque fini et je ne l'ai pas vu passé. Je n'en ai même pas profité, trop occupée à essayer la distance qui s'était installée entre celui que j'aime plus que ma vie et moi. Et lui continue de s'éloigner, me laisse de côté comme un vieux sweat, et faisant semblant que je compte encore pour lui, mais... je ne sens rien. C'est tout vide.
J'ai compris qu'il voyait Olivia, et qu'il essayait de faire ce qu'il peut pour que je n'en sache rien... et je sais que si je brusque les choses, ou essaie d'avoir une explication, je risque bien de me faire plaquer en un clin d’œil. Je le déteste.
Sa femme était partie depuis 2 jours, et il n'a toujours pas proposé qu'on se voit. Ses messages, il me les envoi du boulot, après le boulot; silence radio. Il ne répond pas si j'essaie de l'appeler, et pas non plus si je lui écris. Je crois que je l'ai perdu. Je ne sais même pas quoi faire... La boule au ventre, je sombre...
J'ai bien pensé aller l'attendre chez lui... mais ça risque de mal se passer s'il se sentait coincé... Sans compter la honte de croiser Thomas.
Et Dieu sait combien de temps j'attendrais comme une conne, et encore, s'il rentre! J'étais à vif, et je sentais la fièvre menacer à nouveau. Ou était-ce mes maux de têtes? Je stress. Quoi faire? Comment l'attirer à moi? Je deviens folle. Quant est-ce que la douleur au fond de ma poitrine va s'arrêter? J'en peux plus.
Je suis à 2 doigts de faire une monstre connerie, comme aller le surprendre chez elle et lui demander de se justifier. Horreur. Il m'enverra bouler, c'est sûr.
Finalement, je n'y tenais plus, alors je lui ai proposé qu'on se voit le vendredi soir...... Pas de réponse! Ça m'a fait plonger au fond du puits. Il se doute bien que, là, je dois surement être en train de me tirer des balles, à devenir soupçonneuse, puisqu'il ne prend même pas la peine de me répondre.
Le moral dans les chaussettes, assise sur le balcon en train de fumer, à me dire que j'avais une vue sensas. J'aime j'aime j'aime. Cette vue est un orgasme pour les yeux. On se croirait en vacances tout le temps. J'avais de la chance... même si j'étais hyper déprimée.
Et enfin... Pascal a appelé. ENFIN. Je me suis sentie soulagée à un point incroyable. Mais tout de suite, l'angoisse et la peur m'ont coupé la chique.
Il me demande d'aller chez lui. Qu'il s'est arrangé pour que Thomas soit occupé ailleurs, en réservant au restaurant pour lui et ses potes. Qu'il ne fallait pas que je parque près de la maison, au cas où je voudrais dormir là... Ah! Dormir là? Donc, ce n'était pas pour me rayer de sa vie... Espoir... Qu'il avait dit qu'il allait nager, peut-être encore boire un verre avec l'équipe et les rejoindrait.
Je n'allais pas commencer à pinailler sur le fait que je ne voulais pas spécialement aller chez lui dès que sa femme tourne le dos. Que j'aurai l'impression d'être une intruse. Je me la suis coincée et j'ai accepté. Il ne fallait pas que je sois là-bas avant 19h30, sinon, je risquais de croiser Thom.
Toute contente, j'ai sauté sous la douche, laver les cheveux et tout. Et à 19h40, je me pointais avec le sourire dans le cœur et sur la figure. Je n'aurai pas dû, mais je lui ai dis que j'avais commencé à baliser parce qu'il ne répondait pas à mon message. Il m'a dit que dès qu'il l'avait reçu, il a fallut qu'il trouve le moyen d'éloigner Thomas. Jess l'aurait su, et ça lui aurait fait des histoires.
Pascal avait envie de passer une soirée tranquille à la maison, en tête à tête, parce que ça faisait des siècles qu'on n'avait pas eu la possibilité de se retrouver seuls tous les deux. Inutile de dire à quel point je me suis sentie soulagée d'entendre ça et à quel point ça me faisait plaisir.
Pascal m'a fait à manger, puis on s'est enroulé sur le canapé à discuter. Puis un câlin en entraine un autre, un baiser puis un autre, on a fini par se retrouver collé-collé et on a fait l'amour comme si c'était la première fois. J'avais aussi l'impression que ça faisait des siècles que je ne l'avais pas touché, senti la chaleur de son corps...
Toute rassurée, avec la sensation d'avoir rattrapé le temps perdu, je me suis mise à lui raconter mes peurs (et pourtant, à chaque mot, je me disais "ta gueule, ne dis pas ça"), comme je m'étais inquiétée, comme j'avais eu l'impression qu'on s'éloignait l'un de l'autre, et tout.
Je le voyais se décomposer, même s'il faisait des efforts pour le cacher. Je l'ai senti avant même de le voir; il était nerveux. Son natel avait sonné 2 fois, mais il l'avait ignoré.
Tout à coup, il s'est levé, mal à l'aise, me demandant si je voulais boire quelque chose. Mais en fait, il voulait juste s'éloigner de moi, de ma vue. Il essayait encore de cacher sa tension.
Il avait enfilé un t-shirt et s'était précipité vers la machine à café pour m'en préparer un. Il me tournait le dos, mais la tension était palpable.
J'ai inspiré un grand bol d'air, et j'ai pris mon courage à 2 mains. Je lui ai dis que je voyais bien qu'il était tendu. Je voulais qu'il me parle, que j'aimerais bien qu'il m'explique ce qui le rendait si nerveux.
Il a fait semblant qu'il ne savait pas de quoi je parlais. Il continuait à me tourner le dos. Après ce qui venait de se passer, et qu'il avait pensé que je dormirais probablement là, donc je ne pense pas qu'il avait l'intention de rompre. Rien ne pouvait être pire que ça à mes yeux, donc, j'étais prête à miser.
Ses gestes sont restés suspendus en l'air quelques secondes. J'ai pensé qu'il allait enfin me dire ce qu'il avait. Puis il a changé d'avis et m'a apporté mon café avec un sourire indéterminé. Je le connaissais trop bien pour ne pas le remarquer. Pour faire diversion, il a envoyé un message à Thomas. Question de s'assurer que tout le monde était où il pensait.
Alors j'ai insisté. Je lui ai dis que, à part le reste, j'étais aussi son amie. Alors s'il ne voulait pas parler à sa petite amie, il pouvait parler à son amie.
Il s'était assis en face de moi et n'osait pas me regarder. Il se mordillait l'intérieur de la joue, toujours hésitant. Puis il a craqué. Il s'est passé les mains sur le visage, et continuait de regarder par terre. Mais quant il s'est mis à parler, c'était comme s'il me poignardait. J'avais de la peine à respirer. Chacun de ses mots me blessait, m'ont déchiré le cœur en mille morceaux.
Publié le 05/05/2019