Juillet 2017 (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Publié le par JaneDo

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Juillet  2017  (1) - Honte de moi.. de ce que je fais..

Dimanche 2 juillet, hier soir, après une soirée avec des amis à Jérémy, on s'est levé tard. Et on avait faim. Je me suis réveillée parce que Jérémy a troublé mon sommeil. Je l'entendais faire des aller-retours dans l'appart. Il n'est pas aussi bruyant d'habitude, alors je me suis levée. J'ai compris que quelqu'un allait passer, donc j'ai été prendre une douche et me suis habillée.

Pendant la douche, je me suis dit que j'allais en profiter pour filer et rentrer chez moi. C'était dimanche, et le dimanche, j'aime bien faire le légume sur mon canapé. Je me suis dit que ça me ferait du bien de me reposer un peu, j'étais fatiguée, crevée. Et je prendrais mon déjeuner tardif chez moi.

J'ai été prendre une douche rapide et me suis habillée. En m'habillant, j'ai entendu des voix, donc je savais qu'il y avait quelqu'un. Mais, j'étais loin de me douter qu'il s'agissait de sa maman. J'aurai vraiment préféré qu'il m'avertisse. Je me suis sentie piégée, acculée.

Sa maman m'a détaillée de la tête au pieds. Super, rien de mieux pour se sentir à l'aise. Mais bon, ça ne m'a jamais non plus posé de problème. Les belle-mères n'ont jamais réussi à m'intimider. Après tout, si je fais partie de la vie de son fils, c'est à elle de faire en sorte que je l'apprécie et pas dans l'autre sens.

C'est une belle femme, et je crois qu'elle pense encore avoir son mot à dire concernant la vie de son fils. Elle a essayé le coup de l'interrogatoire, genre; depuis combien de temps on sort ensemble, si j'ai été mariée, si notre relation était sérieuse, etc.

Je n'ai pas répondu, je lui ai fais comprendre que c'était à Jérémy de répondre. C'était un peu trop tôt pour des confidences, et c'était notre première rencontre.

Et pour bien qu'elle comprenne, que si elle voulait jouer à ça, je n'étais pas une gamine, et que ça allait dans les 2 sens. Je lui ai  donc demandé si elle avait rencontré beaucoup des petites amies de son fils, comment elles étaient... Et là, voyant l'expression de Jérémy, les choses en sont restés là.

Sa maman avait amené à dîner, et enfin, dans une atmosphère détendue, on a mangé; "rôti, patates en robe de chambre, mélange de légumes". Ciel, je me suis rendue compte que j'avais la dalle. J'ai participé à la conversation, aussi beaucoup écouté et observé l'interaction entre Jérémy et sa mère.

  • Important; on voit comment un type sera avec sa copine en voyant comme il est avec sa mère.
  • En les écoutant, j'ai appris que Jérémy avec une sœur et un frère... Waahh!
  • J'ai été un peu mal à l'aise que sa maman m'invite à dîner dimanche prochain!!!
  • Maintenant Jérémy va continuer à me fiche la pression pour rencontrer ma famille...

Ce n'était pas le bon moment pour expliquer comment je voyais les choses. Il allait falloir de toute façon qu'on discute avant le dîner chez sa mère dimanche prochain. Je n'ai pas envie d'aller déjà à un dîner en famille. J'en ai assez avec ma famille, je n'ai pas envie de me taper encore des obligations avec une famille qui n'est pas la mienne.

Pascal ne me donnait pas beaucoup de nouvelles. Un coucou ou bisou, ce ne sont pas de nouvelles. Je regrettais d'avoir eu la stupidité de coucher à nouveau avec lui. Je me sentais humiliée, et j'avais humilié Jérémy du même coup. En repensant à nos discussions, j'ai finalement réalisé que, Pascal voulait savoir si on ne pouvait pas repartir où on en était resté, mais sans dire clairement si c'était pour recommencer ensemble, ou est-ce qu'il voulait me garder sous le bras comme bouche-trou à l'occas? Arhhh, j'avais foiré!

Pas une fois, Pascal ne m'a demandé d'être sa femme à nouveau. Ni ce qu'il ferait d'Olivia... J'étais dégoûtée!

Je ne voulais pas être son bouche-trou. Et je détestais sa façon de me laisser sans nouvelles après ce qui s'était passé. Je déteste ses silences-radio. Ça me donne toujours l'impression d'avoir été utilisée et de ne plus exister une fois que j'avais servi. La honte me fichait la rage, et de sentir qu'il ne m'aimait plus comme avant me déprimait. Et je ne voulais pas me laisser couler.

Bien sûr quant j'ai reçu autre chose que des "coucou", c'était parce que Pascal voulait qu'on se voit. Je voyais très bien pourquoi. Et je n'étais pas seulement un trou. J'ai prétendu ne pas pouvoir, et après à nouveau, silence pendant plus de 10 jours. La rage.

La fois suivante, j'ai accepté de le voir, intérieurement furax. Pascal ne devait plus se rappeler qui j'étais! Il me prenais pour une conne qu'il peut utiliser à sa guise? Que j'accours pour les miettes qu'il voudra bien me jeter?


J'étais tout sourire, mais derrière la façade, j'étais une boule de fureur. Toujours avec le sourire, je lui ai dis que je ne pouvais pas rester. Que je n'en avais pas envie. Qu'il devrait retourner auprès de sa femme ou sa Olive.

Puis, toujours souriante, mais avec une pointe d'ironie, je lui ai demandé s'il me prenait pour les petites connes qu'il se tapaient? Est-ce qu'il croyait que j'étais du genre à jouer les seconds rôles? Est-ce qu'il croyait que j'aurai envie qu'il me touche après s'être tapée des n'importe quoi comme Olivia.

Pascal a été surpris. Je voyais bien qu'il avait imaginé un autre scénario pour la soirée. Il était persuadé qu'on allait passer la soirée et peut-être même un bout ou toute la nuit ensemble. Et qu'une fois qu'il se serait soulagé, il m'aurait oubliée pendant les prochaines semaines, pour me rappeler quant il voudra vérifier si j'étais toujours sous sa coupe! Non mais! Et je l'ai planté là pour retourner me consoler dans les bras de Jérémy.

Pascal devait être vexé. Il ne m'a pas rappelée pour essayer de se justifier ou autre. Est-ce que c'est normal que je sois déçue. L'empêche, je souffre parce que je l'aime quand même et toujours. Je me torture à me demander ce qu'il fait, si je m'étais bien expliquée, s'il avait compris ce que je voulais dire? Ou il a juste tout mal pris et décidé de m'oublier carrément???

Peut-être que j'aurai mieux fait d'accepter le peu qu'il me donnait, c'était mieux que rien. Mieux que le grand vide. Et pourquoi je n'arrive pas à la fermer et juste être jolie et gentille? Pourquoi ce besoin de contrôle, de vouloir marquer mon passage... Maintenant, je pouvais être fière de moi, je ne le vois plus!

C'est pas sur Jérémy qu'il faut compter pour aller traîner dans les endroits où traine Pascal. Lui et ses amis ont d'autres habitudes. Je ne m'ennuie pas, mais j'ai le cœur lourd. J'ai peur de perdre Pascal l'air de rien! De ne pas voir Pascal me rend folle...

Je voulais être avec eux sur le bateau au milieu du lac. Je voulais être là pour les voir jouer au basket dans le jardin. Je voulais faire partie de la bande d'amis qu'ils invitent pour les barbecues les week-ends. Je sentais que je m'éloignais et ça me foutait les boules. J'étais désespérée et l'équipe me manquait.

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