202/2013 - Elodie... L'épine dans mon pied!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 21 juillet 2013   - 202/2013 - Elodie… L’épine dans mon pied!

Pascal avait envi de sortir un petit moment. Donc, samedi soir, on a été prendre un verre avec ses copains. Thomas n’était pas parmi eux. D’un côté, même si ça me faisait un peu de la peine, je me sentais plus à l’aise. Je n’aurai pas à subir ses regards, sa désapprobation. Et plus à l’aise d’être en compagnie de Pascal.

Le début de soirée se passait bien. Pascal était adorable, me tenant par la main et tout. Je me sentais revivre. Puis, Elodie s’est pointée. Là, je l’ai tout de suite senti plus distant. Comme par hasard, on ne se tenait plus la main.

Pascal s’est retrouvé entouré de copains. Je n’ai pas pu contrôler mes réactions. Mon sourire a disparu. J’ai recommencé à garder mes distances. Je suis redevenue la Jane coincée. Je n’arrivais pas à aller vers lui, et il ne venais pas non plus vers moi. J’avais envie de pleurer. Et partir.

Elodie avait été directement vers lui. Après s’être fait la bise, elle s’est naturellement jointe à son groupe.

Elodie me jetait de petits regards en coin. Des regards hautains. Désagréable. Elodie a dû chuchoter quelque chose me concernant à Pascal, c'est alors qu'il s’est aperçu que je m’étais éloignée. Que j’étais dans mon coin. Toute seule.

Alors enfin, il est venu vers moi. Pascal m’a demandé si ça allait. Si ça allait? Est-ce que j’ai l’air de m’amuser? Grrrh. J’ai pourtant prétendu le contraire. Sans un sourire, sans enthousiasme. Pascal m’a alors prise par la main et on est retourné vers son groupe.

Mais, je ne me sentais pas bien. Plus du tout heureuse. Et plutôt mal dans ma peau. Je n’arrivais pas à m’intégrer aux autres, ni à participer aux discussions. J’avais les boules de le regarder papoter et rigoler avec Elodie, qui continuait à me lancer de petits regards sans aménité.

Elodie était venue avec des amis, qui sont partis après l’avoir accompagnée au Time-Out, pour trouver Pascal. Après un petit moment, elle a demandé à Pascal s’ils pouvaient aller à l’intérieur pour discuter. Pascal a fait mine de se lever pour la suivre, alors je me suis accrochée à son bras. M’en fou si j’avais l’air idiote. Il a compris que je ne voulais pas qu’il y aille. Contente de l’entendre refuser en lui balançant une excuse bidon.

Caroline était arrivée entre temps, et elle s’était installée sur le tabouret à côté de moi. Elle ne parlait pas beaucoup ce soir, trop occupée à nous observer. De temps en temps, elle me fichait un petit coup de coude et me faisait signe de regarder ce que faisait Pascal, comme quant Elodie a passé son bras sous le sien. Ça me foutait les vapeurs, mais je ne pouvais rien faire..

Elodie avait remarqué mon geste, et quant Pascal était occupé à discuter avec ses potes, elle m’a jeté un regard qui signifiait; “c’est la guerre.”. Ou un truc similaire. “Pfff, viens seulement, et tu vas voir poulette!” J’étais à cran, prête à lui en coller une. Et avec beaucoup d’aplomb, devant moi, elle a demandé à Pascal de la raccompagner. Hey? Elle se fout de ma gueule elle? Gonflée! Pascal m’a regardé comme s'il me demandait ma permission. Je suis restée stoïque.

Pascal s’est penché vers moi, pour me chuchoter un truc qui m’a fait dresser les cheveux sur la nuque. Je lui ai répondu sur le même ton.

  • Je ramène vite Elo, d’accord, je serais de retour dans une demi-heure grand max.
  • Puis quoi encore? C’est marqué crétine sur mon front? Elle n’a qu’à prendre un taxi, c’est fait pour les chiens!

Ok! Pascal n’avait pas l’habitude que je réagisse de cette manière, ni que je m’oppose à lui aussi ouvertement. Du coup, il ne savait pas comment dire à Elodie qu’il ne pourrait pas la ramener.

Pascal a voulu se tourner et se mettre à chuchoter avec elle en douce. C'était mal me connaître. Je me suis mise entre deux. J'ai répondu à Elodie ce que je venais de dire à Pascal. En évitant la partie “crétine”.

Elodie m’a ignorée, comme si j’avais parlé dans le vide. Elle regardait Pascal droit dans les yeux et attendait qu’il se décide. Elle a même eu le culot de sortir “Pascal? On y va?”. Pascal a été obligé de lui dire qu’on n’avait pas encore envi de rentrer. Sans gêne, elle m’a contournée pour venir tirer sur son t-shirt. Il était super mal à l’aise. Elle l’a alors pris par la main et a demandé si elle pouvait lui parler seul à seul.

La moutarde commençait à me monter dans la tête. J’ai enfilé mon bras sous celui de Pascal, pour l’empêcher de filer. Pas question de le laisser aller discuter de quoi que ce soit avec elle. S’il sortait, je le suivrais. Je connaissais ce genre de bonne femme, elles ont l’habitude d’obtenir ce qu’elles veulent, et n’arrête pas le harcèlement, jusqu’à ce qu’elles l’obtiennent.

Gêné au max, Pascal a posé une main sur ma main qui tenait son bras. Je pense qu’il avait d’abord pensé me faire lâcher prise pour la suivre. Hm! Clairement, je l’aurai suivi, et là, j’aurai sauté à la gorge d’Elodie. Pascal m’a baragouiné qu’il allait l’accompagner au taxi, que ça ne lui prendra que 5mn. Comme si je n’avais pas compris.

  • Ha! Alors on rentre? Ok, allons-y!
  • Heu, non. Je vais juste accompagner Elodie à la station de Taxi.
  • Oui, donc on rentre après. Alors, je t’accompagne.

J’ai enfilé ma main dans la sienne, qui semblait brulante. Et Pascal n’a pas eu le choix. Du coup, j’ai dit que puisqu’on rentrait, on pouvait la ramener si elle n’avait pas de quoi payer un taxi. La petite remarque était juste pour l’énerver. Pascal n’avait pas envi de rentrer, mais, c’était ça ou rien.

Elodie a vu qu’elle n’arriverait pas à se débarrasser de moi. Alors, pour finir, le visage fâché, elle a dit à Pascal que ce n’était pas la peine, elle rentrait. Tant mieux!

De toute façon, je n’avais plus envie de rester. J’étais moi aussi énervée. J’avais 2 mots à dire à Pascal. Je sentais que le retour allait se faire dans les reproches. Franchement, il aurait pu lui dire d’aller se faire voir. Il pensait quand même pas me planter avec ses copains pour aller ramener une fille avec qui il m’avait déjà humiliée devant la moitié de ses potes, si? Non mais à quoi il pensait? Il n’avait qu’à se démerder pour se débarrasser d’elle sans me foutre la honte!

Puis, j’ai pensé que c’était peut-être ce qu’espérait la Elodie, alors, je lui ai dit ce que je pensais sans m’énerver. Aoutch, du coup, je n’avais pas envie qu’il me touche. Trop facile. Je ne l’aimais pas des masses, trop énervée pour ça.


A la maison, il a essayé de me faire oublié les moments pénibles de la soirée avec des plaisanteries, en étant tout gentil et tout tendre. Mais, il n’a pas réussi à me décrocher un seul sourire. Quel idiot. J’étais vraiment furax. C’est maintenant, à la maison, loin de témoins qu’il recommençait à me prendre dans ses bras, à me câliner? Pourquoi est-ce qu’il avait oublié d’être comme il était en début de soirée, dès qu’Elodie est arrivée?

Et il dit qu’ils ne couchent pas ensemble? Là, tout de suite, j’avais de la peine à avaler ça!

En d’autre temps, je serais rentrée chez moi illico. Mais là, Pascal risquait d’en profiter pour aller chez Elodie. Alors, même si j’étais furax contre lui, je me refusais à me montrer de mauvais poil, ou le planter là pour rentrer cuver ma colère dans mon coin.

Douce journée en amoureux, rien que les deux. Pascal avait éteint son natel, et moi aussi. On a été faire un tour au bord du lac, manger des glaces. Puis, il a voulu m’apprendre à faire du patins. Hum, je n’étais pas très douée. On a beaucoup ri.

La nuit avait calmé ma colère, et ce matin, quant il a voulu me faire l’amour, je ne l’ai pas repoussé. C’était une de ces journées, où il me donnait l’impression qu’on était seul au monde. Rien que les deux dans notre bulle. On se baladait comme de jeunes amoureux, comme si on venait de se rencontrer et de commencer à sortir ensemble.

Enfin! C’est drôlement chouette. C’était comme quant on était à l’étranger, genre en Allemagne. Maintenant qu’il n’avait plus de compte à rendre à Jess, on pouvait enfin se sentir libre. J’espère que Pascal a éprouvé la même chose que moi.

On a manger sur la terrasse malgré l’orage qui semblait se profiler au loin. Thomas est resté invisible toute la journée. Il n’avait pas l’air d’être là. Il y avait pas mal de vent, mais c’était agréable après une si chaude journée. La pluie serait la bienvenue, et je me faisais une joie de me caler dans ses bras pour dormir. J’avais passé un des meilleures dimanches depuis longtemps. J’avais adoré chaque seconde de cette journée passée avec Pascal.

Si Pascal avait pensé à Elodie, il ne m’a rien laissé voir… Mais, je sais qu’il ne lui avait pas parlé depuis hier soir.


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